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Les écluses d'épiphane
Platonov Andreï
GALLIMARD
22,00 €
Épuisé
EAN :9782070713097
D'Andréi Platonov a déjà été publié un recueil de nouvelles qui couvrait presque toute sa période créatrice (1921-1950) : La ville de Villegrad. Dans la trame des jours, en pleine pâte des êtres, à l'extrême de la simplicité et souvent aussi du dénuement, Platonov nous révélait "le plus précieux de l'homme", une fable de l'humain et des objets, où la vie et la poussière s'entremêlent pour déboucher sur la confiance, la bonté et la clarté d'un lyrisme dont la littérature n'offre pas d'autre exemple. Voici un second recueil. On y retrouvera les mêmes sujets d'émerveillement. Des histoires presque toutes candides : un moineau se laisse emporter par la tempête (L'amour du pays), un soldat revient de guerre (Le retour), une jeune femme amoureuse fait rappeler son mari de mission sous un faux prétexte (Fro). Une exception : la mésaventure d'un ingénieur anglais décollé par Pierre l ?? en personne pour avoir échoué dans ses travaux (Les écluses d'Epiphane). Douleurs et joies à bas bruit, brins d'herbe, miettes de vie, miettes de mort, mort-objet, objet-chair, corps obstinés à vivre. A travers les tribulations de ses héros, chaque nouvelle est une offrande à la nature et une affirmation de l'être, à la fois sobre et baroque". Lily Denis.
Résumé : Alexandre Dvanov, le fils d'un pêcheur noyé pour avoir cherché à savoir ce qui se trouve au fond d'un lac et de l'autre côté de la mort, est recueilli par le brave Zakhar Pavlovitch. Devenu adulte quand éclate la Révolution, il est envoyé par le pouvoir local à travers les steppes de la province pour voir comment vivent les masses et si elles se sont organisées socialement. Il y fait la rencontre du fougueux Kopenkine qui, sur sa fidèle monture nommée Force du Prolétariat et guidé par l'image de sa dulcinée Rosa Luxemburg, parcourt la Russie pour imposer le communisme à la pointe de l'épée. Ensemble ils parviendront à la ville de Tchevengour, là où la bourgeoisie a été éradiquée, là où le socialisme peut enfin se réaliser et le soleil briller sur tous les hommes.À la fois épopée tragi-comique du communisme et fable envoûtante et intemporelle qui se hisse à la hauteur de la légende, Tchevengour fut immédiatement refusé en 1929 par la censure soviétique. Platonov se tourna vers Gorki qui lui écrivit : " Vous êtes sans conteste un homme de talent, et votre langue est tout à fait originale. Mais malgré toutes ces qualités indiscutables je ne pense néanmoins pas que vous serez édité. L'obstacle, c'est votre mentalité anarchiste, qui est visiblement partie consubstantielle de votre esprit. "Interdit jusqu'aux dernières années de l'Union soviétique, publié en Occident vingt ans après la mort de son auteur, "Tchevengour" est à l'image du Maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov ou de Vie et destin de Vassili Grossman un des plus grands romans maudits de la littérature soviétique et un des plus grands du XXe siècle. Initialement parue en 1972, la traduction de Cécile Odartchenko rendait toute la sombre poésie de cette ouvre sans pareille mais avait été réalisée d'après un manuscrit tronqué. Elle est ici complétée par la traductrice elle-même de ses parties manquantes, et notamment de cette première partie que Pier Paolo Pasolini considérait comme " l'une des choses les plus belles de la littérature russe ".À PROPOS DE L'AUTEURAndreï Platonov, de son vrai nom Andreï Klimentov, est un écrivain russe de la période soviétique né le 20 août 1899 (1er septembre dans le calendrier grégorien) à Voronej et mort le 5 janvier 1951 à Moscou. Son ouvre majeure, Tchevengour (1929), long roman de l'utopie de la construction du socialisme, est restée inédite en Union soviétique jusqu'en 1972, où eut lieu une publication fragmentaire, puis en 1988, pour une publication fidèle au manuscrit original.
Nazar Tchagataïev, fils d'un soldat russe et d'une femme du peuple djann, a été rejeté par sa mère qui l'a envoyé à l'étranger. A la fin de ses études, il est chargé d'une mission par Moscou : retourner en Asie centrale vers ce peuple mystérieux dont il est issu, le sauver de sa misère et l'amener vers le nouvel idéal communiste. Bien sûr le peuple Djann n'a jamais existé. Ne le cherchez pas dans les atlas ethnographiques. Et ne cherchez pas de civilisation "djann" dans les salines infernales de la fosse de Sary-Kamych. Ce trou inhabitable, effondrement du sol en plein désert, entre l'Iran et la mer d'Aral n'a été choisi par Platonov que parce qu'il est un des points les plus arides, les plus infernaux de notre terre. Ce peuple minuscule, hétéroclite, plus mort que vif, qui erre à travers l'immense désert torride et sulfureux, ce peuple d'âmes (djann en persan est à la fois la vie et l'esprit), c'est le peuple des déshérités de la terre cherchant l'éternelle et toujours fuyante Terre Promise. Avec Djann, d'abord interdit puis mutilé par la censure, Platonov a signé une oeuvre incomparable qui est à la fois roman soviétique et parabole biblique. Cinquante ans après sa parution en 1972 et ici suivie d'une nouvelle étude par Georges Nivat, sa première traduction française a été complétée par Lucile Nivat et Djann est enfin de nouveau accessible dans son intégralité.
Résumé : La Mer de Jouvence date de 1935. Jusqu'en 1976 ce fut un inédit total, même en russe. Andréi Platonov a en effet subi, après les attaques de la critique officielle, une offensive haineuse déchaînée sur l'initiative de Staline contre sa Chronique d'un pauvre hère (1931), ce qui lui interdit dès lors de publier. Mort en 1951 après vingt ans de silence forcé, il est aujourd'hui universellement reconnu comme l'un des plus grands romanciers de l'U.R.S.S. Dans ce roman fantastique, à la fois symbolique, poétique et grinçant, se télescopent clichés de propagande, termes techniques et métaphores enfantines. Il s'agit là d'une ?uvre écrite " pour soi ", à une époque où Platonov remettait en question aussi bien le destin du peuple russe que lui-même. Le récit est celui d'un voyage manqué au centre de la Terre pour découvrir la mer de jouvence, qui assurera la survie de l'humanité. Voyage, bien sûr, qui évoque une exploration des couches profondes de la conscience, et l'irrémédiable, le tragique désaccord entre projet et réalité. A ce titre, La Mer de Jouvence n'est pas seulement un livre prophétique pour le pays et pour le temps d'Andréi Platonov : c'est un livre universel.
Résumé : Dvanov et son compagnon, Kopionkine, monté sur un cheval nommé Force du Prolétariat, parcourent la Russie en quête de " la génération spontanée du socialisme ". Leur errance les conduit à Tchevengour. " Ici, c'est le communisme et vice versa ", leur annonce Tchepourny, responsable de la bourgade et apôtre d'une utopie nouvelle. Sans avoir jamais lu Marx, Tchepourny a conçu le plan d'une communauté idéale. Pour le réaliser, il a massacré les bourgeois et interdit le travail. A Tchevengour, seul le soleil travaille... L'utopie se révèle être un ironique échec, et " le soleil se lève sur l'indigence du pays ".
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.