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Apologie de Socrate. Criton, Edition revue et corrigée
PLATON
FLAMMARION
5,00 €
Épuisé
EAN :9782081416024
En 399 avant notre ère, à Athènes, Socrate comparaît devant le Tribunal de la cité. Accusé de ne pas reconnaître l'existence des dieux traditionnels, de créer de nouvelles divinités et de corrompre la jeunesse, il est condamné à mort. De son procès, il nous reste peu de témoignages, mais celui que Platon nous livre dans l'Apologie de Socrate élève au rang de mythe fondateur de la philosophie un fait qui aurait pu demeurer banal au regard de l'histoire. Face à ses juges, Socrate mène sa défense en invoquant la pratique de la philosophie, qui seule fait que la vie vaut d'être vécue. Plus tard, dans la prison où il attend son exécution, Socrate oppose à son ami Criton, qui lui propose de fuir, le verdict du philosophe : mieux vaut affronter la mort que contrevenir aux lois de la cité et ainsi commettre l'injustice. Si l'on en croit Platon, il fallait que Socrate meure pour que vive la philosophie.
Résumé : Comment parler des origines ? Comment dire ce que furent la naissance de l'univers, celle de l'homme, celle de la société ? Du Timée au Critias, la réponse ne varie pas : c'est à un discours qui constitue son objet que revient la tâche explicative. D'un côté, la cosmologie du Timée qui cherche les conditions d'une connaissance du monde sensible. De l'autre, le récit de la guerre qui opposa l'Athènes ancienne à l'Atlantide, relaté par deux fois (Timée, Critias) ; ou comment naît un mythe toujours présent à notre imaginaire d'hommes modernes. Platon raconte ici des histoires et fonde la méthode scientifique. Poète ou philosophe ? Il ne choisit pas. "Ayant été doté des vivants mortels et immortels et ayant atteint ainsi sa plénitude, il est né notre monde, vivant visible comprenant les vivants visibles, dieu sensible, image d'un dieu intelligible, très grand, très bon, très beau, et très parfait, ciel unique qui est le seul de sa race".
La vie de Socrate, son procès, sa condamnation, sa mort eurent pour Platon, en dehors du choc affectif qu'ils provoquèrent, une valeur de symbole. La condamnation, en particulier, constitua l'événement à partir de quoi s'imposa, à ses yeux, comme nécessaire la décision de philosopher. [...] Car l'acte de philosopher apparaît bien comme une réponse, la réponse à une situation historique intenable, celle où triomphent, dérisoirement et dans le désordre, l'ignorance, le mensonge, l'injustice, la violence. Condamné par le tribunal des Athéniens, un jour de l'an 399 av. J. -C., Socrate a bu le poison mortel. Il avait soixante-dix ans. De cette injustice, où s'enracine toute la philosophie occidentale, Platon explore les raisons et la signification ultime dans l'Apologie de Socrate, le Criton et le Phédon. Trois textes essentiels, donc, pour pénétrer l'univers de la pensée. Mais aussi, grâce à des commentaires judicieux, pour approcher l'énigmatique et fascinante figure de Socrate. L'Apologie, qui met en scène la fameuse "ironie socratique", force critique et dissolvante de l'esprit, expose les grands principes d'une démarche philosophique singulière. Le Criton défend le bien-fondé et la nécessité des lois dans les sociétés humaines. Le Phédon, enfin, développe la conception socratique de l'âme. Une initiation à ce que philosopher veut dire.
Résumé : Accusé d'impiété et de corrompre les jeunes gens, Socrate est condamné à mort en 399 avant J.-C. Lors de son procès, qui mobilise toute la cité d'Athènes, il choisit de se défendre avec l'arme qu'il manie le mieux : le langage. Chérissant la justice au point de ne vouloir s'y soustraire, Socrate refuse de prendre la fuite comme l'en prie Criton, et s'empoisonne à la ciguë. Dans l'Euthyphron, Socrate interroge et redéfinit la notion de piété, et dans le Criton, celle de devoir. Ces deux textes sont considérés comme des appendices à l'Apologie de Socrate, permettant de comprendre sa condamnation à mort par la république athénienne.