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Apologie de Socrate. (suivi de) Criton. (suivi de) Phédon
PLATON
LGF
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EAN :9782253061342
La vie de Socrate, son procès, sa condamnation, sa mort eurent pour Platon, en dehors du choc affectif qu'ils provoquèrent, une valeur de symbole. La condamnation, en particulier, constitua l'événement à partir de quoi s'imposa, à ses yeux, comme nécessaire la décision de philosopher. [...] Car l'acte de philosopher apparaît bien comme une réponse, la réponse à une situation historique intenable, celle où triomphent, dérisoirement et dans le désordre, l'ignorance, le mensonge, l'injustice, la violence. Condamné par le tribunal des Athéniens, un jour de l'an 399 av. J. -C., Socrate a bu le poison mortel. Il avait soixante-dix ans. De cette injustice, où s'enracine toute la philosophie occidentale, Platon explore les raisons et la signification ultime dans l'Apologie de Socrate, le Criton et le Phédon. Trois textes essentiels, donc, pour pénétrer l'univers de la pensée. Mais aussi, grâce à des commentaires judicieux, pour approcher l'énigmatique et fascinante figure de Socrate. L'Apologie, qui met en scène la fameuse "ironie socratique", force critique et dissolvante de l'esprit, expose les grands principes d'une démarche philosophique singulière. Le Criton défend le bien-fondé et la nécessité des lois dans les sociétés humaines. Le Phédon, enfin, développe la conception socratique de l'âme. Une initiation à ce que philosopher veut dire.
Si j'ai désiré, après tant d'autres, traduire en français La République, c'est d'abord pour avoir pensé qu'il était possible de faire mieux que ce qui avait été fait avant moi : de se tenir plus près du texte grec, de l'articulation de ses phrases, de son économie dans le choix des mots, de sa souplesse, de la variété des tons qu'il prête aux participants du dialogue que rapporte Socrate ; mais c'est aussi, et peut-être surtout, par désir de m'approcher le plus possible de ce texte, l'un des plus beaux du patrimoine littéraire, en me soumettant à la nécessité de le lire et relire, puis d'écrire des mots, des expressions, des phrases dignes de le représenter, de se substituer à lui. Il s'agissait seulement de traduire, non de commenter. J'ai voulu faire lire ce dialogue, en considérant qu'il s'adressait au public le plus large, qu'il n'était pas d'abord une oeuvre de philosophie, puisque justement la philosophie, dans ce texte, doit faire valoir son utilité, se distinguer de ses contrefaçons ou de ses formes dégradées, chercher sa définition, mais que c'était un livre par lequel un esprit exceptionnel a cherché à capter l'attention, à stimuler l'imagination, à faire penser. Faire penser qui ? Un lecteur indéterminé, et non un philosophe professionnel."
Résumé : Au banquet d'Agathon, les convives doivent prononcer un éloge d'Eros : sept interlocuteurs exposent leur vision de l'Amour. Socrate orchestre la soirée, élevant chacun dans une conversation philosophique. Les trois genres de l'humanité, la naissance de l'Amour, ou encore les degrés de l'initiation à la Beauté comptent parmi les mythes platoniciens les plus célèbres. C'est aussi l'occasion pour Platon d'esquisser, en toile de fond, un portrait vivant et plein de charme de Socrate, son maître. Un dialogue souvent cru, au style exubérant, destiné à éclairer la recherche du bonheur véritable.
Résumé : Comment parler des origines ? Comment dire ce que furent la naissance de l'univers, celle de l'homme, celle de la société ? Du Timée au Critias, la réponse ne varie pas : c'est à un discours qui constitue son objet que revient la tâche explicative. D'un côté, la cosmologie du Timée qui cherche les conditions d'une connaissance du monde sensible. De l'autre, le récit de la guerre qui opposa l'Athènes ancienne à l'Atlantide, relaté par deux fois (Timée, Critias) ; ou comment naît un mythe toujours présent à notre imaginaire d'hommes modernes. Platon raconte ici des histoires et fonde la méthode scientifique. Poète ou philosophe ? Il ne choisit pas. "Ayant été doté des vivants mortels et immortels et ayant atteint ainsi sa plénitude, il est né notre monde, vivant visible comprenant les vivants visibles, dieu sensible, image d'un dieu intelligible, très grand, très bon, très beau, et très parfait, ciel unique qui est le seul de sa race".
Résumé : Accusé d'impiété et de corrompre les jeunes gens, Socrate est condamné à mort en 399 avant J.-C. Lors de son procès, qui mobilise toute la cité d'Athènes, il choisit de se défendre avec l'arme qu'il manie le mieux : le langage. Chérissant la justice au point de ne vouloir s'y soustraire, Socrate refuse de prendre la fuite comme l'en prie Criton, et s'empoisonne à la ciguë. Dans l'Euthyphron, Socrate interroge et redéfinit la notion de piété, et dans le Criton, celle de devoir. Ces deux textes sont considérés comme des appendices à l'Apologie de Socrate, permettant de comprendre sa condamnation à mort par la république athénienne.
Résumé : La naissance ne saurait être biologique : on choisit toujours ses parents. Naître, c'est semer ses géniteurs. Non pas tuer le père, mais tuer en nous le fils. Laisser son sang derrière, s'affranchir de ses gènes. Chercher, trouver d'autres parents : spirituels. Naître biologiquement, c'est à la portée du premier chiot venu, des grenouilles, des huîtres. Naître spirituellement, naître à soi-même, c'est à la portée de ceux-là seuls qui préfèrent les orphelins aux fils de famille, les adoptés aux programmés, les déviances aux descendances. Toute naissance est devant soi.
Résumé : Quand, en septembre 1941, Bernie Gunther revient du front russe, la capitale du Reich a bien changé. Pénurie, rationnement, couvre-feu, crimes. Berlin rime avec misère et terreur. La découverte d'un cadavre sur une voie de chemin de fer puis l'agression d'une jeune femme précipitent Bernie, affecté au département des homicides de la sinistre Kripo, dans de nouvelles enquêtes criminelles. Invité par le général SS Reinhard Heydrich à le rejoindre à Prague pour démasquer un espion infiltré dans son entourage, Bernie est à peine arrivé qu'un des fidèles du Reichsprotektor de Bohême-Moravie est assassiné. Bernie doit trouver le coupable. et vite, s'il veut sauver sa peau. Philip Kerr réussit la prouesse de dépeindre avec minutie les quelques mois ayant précédé l'assassinat d'Heydrich. Terrifiant et palpitant. Macha Séry, Le Monde des livres.
Résumé : Comment tirer parti de chaque instant ? Accepter la fin d'un amour ? Fuir l'habitude ? En deux mots : comment vivre ? Toutes ces questions, que chacun se pose aujourd'hui, Montaigne y a réfléchi et y a apporté des réponses dans ses Essais. D'où l'extrême modernité de la pensée de cet auteur qui, en écrivant sur sa vie, nous fournit les clés pour un art de vivre. Véritable phénomène d'édition en Angleterre et aux Etats-Unis, ce livre de Sarah Bakewell, abondamment nourri de citations des Essais, aborde de manière chronologique et thématique la vie de Montaigne, les événements qui ont marqué son temps, et nous tend un miroir où chacun peut se reconnaître.
Résumé : Il y a cinq ans, Timmy a été témoin du meurtre de son père. Avant de s'enfuir, l'assassin, aux yeux très bleus, ce dont le garçon se souvient précisément, lui a lancé : "Dis à ta mère qu'elle est la prochaine". Depuis, l'enfant et sa mère, Laurie, vivent sous cette menace. La jeune femme, célèbre productrice télé, démarre une série choc sur les affaires non résolues. Le premier épisode revient sur l'affaire du "Gala des lauréates" : il y a vingt ans, Betsy Powell et son mari organisaient une grande soirée en l'honneur du diplôme de leur fille. La nuit même, Betsy mourait étouffée. Alors qu'on s'apprête à reconstituer la scène du crime dans la splendide demeure des Powell, quelqu'un épie Laurie dans l'ombre, quelqu'un qui a les yeux d'un bleu éclatant. Commence alors un huis clos haletant.