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Orages d'Europe. Souvenirs 1899-1950
Plater-Syberg Alexandre de ; Gaillardon David
LACURNE
26,00 €
Épuisé
EAN :9782356030191
Portant un nom allemand, appartenant à une famille installée en Cour- lande mais polonaise de coeur et d'alliances, le comte Alexandre de Plater-Syberg (1899-1981) est le témoin direct de la disparition des barons germano-baltes chers à Eduard von Keyserling, de la Révolution russe puis de la guerre soviéto-polonaise de 1919-1921. Pris dans la tourmente de la Seconde guerre mondiale, où il assiste de Varsovie à l'invasion de son pays, il s'indigne du sort réservé aux juifs enfermés dans le ghetto et tente d'être médiateur lors de l'insurrection de la ville en 1944. Plusieurs fois arrêté par la Gestapo, transféré en Silésie, Alexandre de Plater-Syberg parvient à se réfugier, avec sa famille, dans la Bavière que les troupes américaines libèrent bientôt. Comprenant très tôt que l'Union soviétique compte mettre son pays en coupe réglée, il s'établit en France. Enseignant dans différents collèges religieux, celui qui est devenu le chanoine de Plater-Syberg finit sa vie dans son presbytère nivernais, à Verneuil. Qu'ils décrivent la vie des cadets du tsar, le chaos dans Petrograd insurgé ou le terrible quotidien dans Varsovie occupée, les souvenirs de Mgr de Plater-Syberg sont une contribution lucide et émouvante à l'histoire de l'Europe contemporaine.
Né aux Etats-Unis à la fin du XIXe siècle, le blues s'est d'abord affirmé sur son terroir du Vieux Sud agricole avant d'entamer, dans les fourgons de son public, une lente migration vers les usines du Nord, en remontant le Mississippi ou la Highway 61. D'Atlanta à Chicago, capitale moderne du blues, deux journalistes français ont refait ce voyage, appareil photo en bandoulière, carnet de notes en main. Une immersion dans une Amérique différente, riche de rencontres et d'images fortes. La meilleure surprise de ces 6 500 km sur la route du blues? Son caractère diablement vivant.
La première biographie d'une héroïne fascinante. Emmanuela Pignatelli di Cerchiara (1852-1930) épouse en 1870 le comte polonais Nicolas Potocki (1845-1921), héritier d'une immense fortune. Elle a 18 ans, il en a 25. Durant les années 1880, ils font construire le palais du 27, avenue de Friedland, actuellement siège de la Chambre de commerce et d'industrie Paris Île-de-France, où ils reçurent le Tout-Paris de l'aristocratie, de la finance et des arts. Belle, ensorcelante, douée d'un magnétisme indéfinissable, Emmanuela Potocka a fasciné la Belle Époque. C'est une "beauté antique" dira Proust, elle a une "grâce florentine", une "élégance parisienne". Immensément riche, dépensière à l'excès, crainte pour son humour et ses réparties cinglantes, elle fut la muse de nombreux écrivains. Héroïne de deux romans de Maupassant (Mont-Oriol et de Notre coeur), elle inspira Paul Bourget, Jean Lorrain et Jacques-Émile Blanche.
Naître riche dans l'une des plus anciennes et des plus célèbres familles françaises, les Rochechouart de Mortemart, ducs et pairs depuis 1650, et épouser à vingt ans le duc d'Uzès, premier duc et pair de France, aurait suffi à beaucoup de jeunes filles du XIXe siècle. Mais la personnalité d'Anne de Rochechouart de Mortemart, duchesse d'Uzès (1847-1933) est hors du commun. Et sa vie, à cheval sur deux siècles, est une aventure étonnante. Née sous Louis-Philippe, la duchesse d'Uzès a traversé son siècle aux premières loges de la vie mondaine et politique de la France. Elle fut à la fois maître d'équipage du rallye Bonnelles (en forêt de Rambouillet) à la mort de son mari en 1878, première femme titulaire du permis de conduire en 1897 puis première à recevoir une contravention pour excès de vitesse l'année suivante (15 km/h dans le bois de Boulogne au lieu des 12 km/h autorisés), soutien des plus célèbres du général Boulanger, première femme lieutenant de louveterie en 1923 et sculpteur reconnu ! Veuve à 31 ans, cette femme d'action savait aussi recevoir avec faste dans les nombreuses propriétés où elle aimait séjourner avec sa famille. Ses souvenirs font revivre l'histoire de France à travers le regard unique d'une grande dame de la vénerie. Nouvelle édition, augmentée de photos de vénerie, de Mes histoires de chasse, d'un tableau généalogique et d'un important index de plus de 550 noms.
La vie extraordinaire d'Alexandre, prince de Dohna-Schlobitten, (1899-1997) filleul de l'empereur Guillaume II. Après une enfance dans une Prusse-Orientale encore féodale, le prince de Dohna reprend la gestion des immenses territoires agricoles et forestiers familiaux. Il assiste à la montée du nazisme puis participe à la seconde guerre mondiale en tant qu'officier de la Wehrmacht, en Pologne, dans les Balkans et en Ukraine. Il est l'un des derniers à pouvoir quitter la poche de Stalingrad. Puis, fuyant le rouleau compresseur russe du début de 1945 qui devait détruire son château de famille et ruiner ses propriétés, il organise le convoi d'exode de tous ses "gens" (le trek, composé de plusieurs centaines de personnes) et gagne la région de Brême après avoir cheminé pendant deux mois, de janvier à mars 1945, sur les routes de Prusse, de Poméranie, du Brandebourg, du Mecklembourg et de Basse-Saxe, faisant étape dans des propriétés de familles apparentées, amies, ou tout simplement, chez des particuliers hospitaliers et solidaires. C'est ensuite en Allemagne du sud puis à Bâle qu'il redémarre une nouvelle vie, plus modeste, en exploitant jusqu'à sa retraite une petite entreprise de nettoyage à sec. A la fin de la guerre, la propriété familiale est morcelée, le château détruit et les archives et les oeuvres d'art dispersées dans les musées d'Allemagne de l'Est et de Pologne. Ayant renoncé à reprendre possession de ses terres, même après la chute du mur de Berlin, le prince de Dohna tentera néanmoins de récupérer quelques vestiges de ce monde en ruines.
Karolyi Jozsef ; Habsbourg Otto de ; Károlyi Georg
Joszef Károlyi, demi-frère de Mihály Károlyi dont il était l'adversaire politique, est resté très attaché à la famille royale hongroise. Dans un premier temps, il a essayé de travailler pour le souverain depuis Budapest avant de rejoindre la famille royale en exil à Madère, pour les dernières semaines de la vie du roi Charles, dernier empereur d'Autriche. Károlyi reste proche de l'impératrice Zita à Lekeitio, et se charge de l'éducation hongroise d'Otto de Hasbourg, le fils du roi Charles, pendant quelques années. Ces mémoires sont complétées par une biographie de l'auteur, par quelques-uns de ses discours de l'époque où il essayait de restaurer la monarchie et la continuité juridique, dans l'esprit de saint Etienne, ainsi que par des témoignages, notamment d'Otto de Habsbourg. Cette édition est introduite par le petit-fils de l'auteur, l'ambassadeur Georges Károlyi, qui rappelle et explique le contexte historique.