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Ghasels
Platen August von ; Rey Michèle
EROSONYX
27,00 €
Épuisé
EAN :9782918444084
Les éditions La Différence ont déjà publié les Journaux et certains recueils de poésie d'August von Platen. Les Ghasels jusqu'à présent n'avaient pas été traduits en français. En voici donc la première publication. Michèle Rey, agrégée d'allemand, a longtemps enseigné au lycée Montaigne à Paris. Elle s'est lancée dans la traduction délicate de ces poèmes particulièrement difficiles parce que l'auteur s'est inspiré d'un modèle persan, surtout du grand Hafiz, et que du coup il a acclimaté ce nouveau genre poétique, le ghasel, dans la littérature allemande. La seconde singularité de ces poèmes est que le ghasel permet au poète de chanter, comme Hafiz de Chiraz, les charmes de la vie, le vin, les fleurs et l'amour? des garçons. À ce titre Platen est le premier poète homosexuel moderne, comme l'a bien vu l'écrivain allemand Hubert Fichte. Comme Erotika et Phaidra de Ritsos, et Idylles socratiques de Settembrini, qui ont obtenu le soutien du CNL, la présente publication fait l'objet d'un dossier de demande du même soutien.
Comment parler, pourquoi écrire ? Voilà de quoi discutent, en cette fin du Ve siècle avant J.-C., deuxAthéniens étendus près d'un gattilier en fleur, àl'ombre d'un platane sous lequel coule une source,sur les bords de l'Ilissos, à quelques centaines demètres de l'Acropole. Mais comment évoquer lepouvoir du discours sans parler de la réalité quiproduit le discours et sur laquelle s'exerce son pouvoir, l'âme humaine, résidu de ce principe qui meut les corps célestes et même l'univers en son entier ? Le Phèdre est un des très grands dialogues de Platon il est à la fois extraordinairement divers dans son fond, puisqu'il y est question de la mort, de l'amour, de la rhétorique et de l'écriture, et dans sa forme car on y trouve dialogues, discours, descriptions, mythes et prières. L'art littéraire de Platon s'y développe remarquablement. Au texte présenté, traduit et annoté par Luc Brisson, cette édition joint " La pharmacie de Platon " de Jacques Derrida, le passionnant commentaire d'un desthèmes du Phèdre, l'origine et la valeur de l'écriture.
Résumé : Ils sont allongés sur des lits et parlent de l?Amour et de la Beauté. Leurs discours se succèdent, parfois se répondent : car il y a plusieurs Amours et plusieurs manières de désirer le Beau. A ces hommes vivant en un temps et un lieu où l?éducation des garçons est indissociable de la sexualité qui règle les rapports du maître et du disciple, une étrangère, Diotime, oppose un modèle féminin de la procréation du savoir. A travers elle, Socrate dessine les étapes de l?apprentissage du philosophe capable de se détacher du monde sensible pour devenir "l?amant" par excellence qui guide l?"aimé" dans sa quête du Vrai et du Beau. Par-delà les interprétations prudentes du Banquet que nous a léguées la tradition philosophique, cette traduction invite à une lecture renouvelée du dialogue un Banquet parfois extravagant, à l?image de son objet, d?une richesse stylistique exubérante, souvent cru dans son langage, foisonnant enfin dans sa recherche du bonheur véritable.
Il est certain qu'un seul meurtre en provoquera des centaines d'autres si l'on n'a pas renié jusqu'au tréfonds l'idéologie qui l'a produit. " C'est à cela qu'Alice Ricciardi von Platen s'emploie dans cet ouvrage aussi terrible que nécessaire. En 1946, l'Ordre des médecins demanda au professeur Mitscherlich de présider une commission médicale chargée d'observer et de rendre compte du procès de médecins instruit par le tribunal militaire américain de Nuremberg. Les prévenus étaient des médecins des camps de concentration accusés d'avoir pratiqué certaines expérimentations sur les prisonniers, ainsi que des médecins et des fonctionnaires impliqués dans le programme d'euthanasie que Hitler avait lancé pour exterminer les malades mentaux. Quand la commission publia son effrayant rapport, l'Allemagne détruite et affamée n'était pas disposée à en prendre connaissance et l'Ordre des médecins ne désirait pas que la population fût informée de l'activité de si nombreux médecins aux postes de commandement des lieux d'extermination. Publié en 1948 en Allemagne (aussitôt oublié, il devra attendre sa réédition en 1993 pour connaître un important succès), ce livre constitue la première tentative de description des crimes commis par les nazis dans le champ médical et plus particulièrement dans celui de la psychiatrie. Il vise à mettre en lumière les racines historiques de ces crimes et la façon dont ils ont été concrètement organisés. Retrouver les motivations théoriques qui amenèrent au meurtre de 70 000 malades mentaux dans l'Allemagne nazie et comprendre comment les principes idéologiques du IIIe Reich prirent consistance dans le monde de la psychiatrie, tel est l'objectif de cet ouvrage qui éclaire singulièrement les débats éthiques d'aujourd'hui (stérilisation des malades mentaux, arrêt Perruche...).
Dans le tome premier de Homo Pierrot, on voit grandir Pierrot dans une ferme des années 1960. Enfance déjà autre que les autres, rêveuse et protégée. Mais sa mère meurt quand il a quatorze ans et que monte en lui l'inavouable et indéracinable désir d'aimer un garçon. Ervian, un Arlequin de l'estrade, professeur et initiateur, rend vivable l'invivable. L'élève cherche le maître et trouve dans un corps coeur aussi partagé qu'inespéré. Erwan est muté à Paris : Pierrot le suit " sous les toits de Paris " dans le deuxième tome. Nouvelle lune de miel Mais la grande ville est rude pour les amants : enfer de l'argent, affres des tentations, funambulisme de la fidélité... Pourtant c'est du dedans que vient le coup fatal : Pierrot n'arrive pas à oublier les lieux et les saisons de sa province natale. Erwan ne peut pas l'aimer nostalgique : viennent les mots qui tuent et la lame qui tranche. Il faut se quitter pour survivre. Pierrot retrouve donc, dans ce tome III, son paysage familier pour tenter d'y refaire un nid. Pourra-t-il vivre seul à Selves, cisaillé de part en part ? Comment vivre, après la mort de l'amour fou, quand on a son vieux rêve de toujours qui se cogne dans le coeur en sang, comme un écureuil mis en cage
Depuis le début du 19ème siècle, est très en vogue le genre littéraire du langage des fleurs, en France comme en Angleterre. Colette, elle aussi, le pratiquera sous le titre Pour un herbier (1947). La future Renée Vivien, dès sa jeunesse, à 17 ou 18 ans, ne pouvait que s'y essayer. Ce long poème de 71 strophes était, jusqu'à présent, resté inédit. Sa publication aujourd'hui a été rendue possible grâce à sa petite-nièce qui a retrouvé et confié à ErosOnyx Editions le cahier original dont la photocopie figure à la fin de cette édition. Même si la dimension lesbienne est absente de ce recueil, c'est en tant qu'inédit d'une grande auteure saphique et avec l'éclairage donné par une spécialiste de Renée Vivien, Nicole G Albert par ailleurs auteure de La Castiglione chez Perrin, récemment paru - que Le Langage des Fleurs a intéressé ErosOnyx Editions avant la parution future des "oeuvres orientalistes" de la même Renée Vivien. Les amoureux des fleurs et les fidèles de Renée Vivien s'y retrouveront. Rappelons par ailleurs que les Actes du colloque Renée Vivien, qui a eu lieu le 20 novembre 2009, organisé par EO Editions et l'Université de Londres à Paris, paraîtront chez Honoré Champion au début 2012. L'ouvrage est publié sous la direction de Nicole G Albert et de Brigitte Rollet, professeure à l'ULIP.
Omelette ou un film sur un "coming out". Comment dire à sa famille que l'on préfère les garçons et que l'on vit en couple avec son petit ami, Antoine ? Rémi Lange, jeune encore, il avait 24 ans, a eu l'idée de faire cette "confession" à sa mère, sa soeur, sa grand-mère en filmant leurs réactions, donc caché derrière sa caméra. Mais aussi à son père, divorcé de sa mère. Là, ce fut la surprise. Le Journal d'Omelette est contemporain du journal filmé, journal vérité, journal cruauté contemporain. Il est aujourd'hui publié pour la première fois. Il prolonge et perpétue la surprise que fut le film lors de sa sortie en 1998. Il est précédé d'un avant-propos chaleureux et en même temps très lucide sur cette "confession". Les auteurs en sont Olivier Ducastel et Jacques Martineau, eux-mêmes cinéastes (Jeanne et le garçon formidable, leur premier film, sélectionné au Festival International de Berlin et deux nominé aux Césars, ou dernièrement L'arbre et la forêt, Prix Jean Vigo 2009). Leur avant-propos centre leur regard sur la figure du père. Puisque le DVD du film Omelette accompagne le livre, le lecteur pourra, à son gré, lire d'abord le Journal commencé en 1993 et visionner ensuite le film ou vice versa, revenir ensuite au livre pour lire tout un dossier comportant les réactions de la famille après le "coming out" de Rémi, l'accueil de journalistes entre 1994 et 1998 et divers jugements de critiques. Sa curiosité pourra enfin être satisfaite par l'entretien abondant entre l'éditeur et l'auteur qui, réalisé en 2011, clôt l'ouvrage en décrivant le parcours du cinéaste depuis 1993.
Déclaration du désir d'une femme a un tout jeune homme, Hippolyte, le fils de son mari Thésée. Courage de l'impudeur pour dire le sexe, le sang, les sens et l'éternité de ce désir, mais aussi son trop plein de souffrances. Avec autant de force et de flamboyance que l'héroïne d'Euripide, plus déchaînée que celle de Racine, la Phaidra de Ritsos ne contient plus son désir fou trop longtemps retenu et dont seule la mort, elle le sait, pourra la délivrer. Mais avant de mourir, il faut éclabousser de sa sensualité et de sa fureur le bel intouchable.