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La petite soeur de Balzac. Essai sur la femme auteur
Planté Christine ; Perrot Michelle
PU LYON
24,00 €
Épuisé
EAN :9782729708818
Nouvelle édition révisée et complétée d?un essai paru au Seuil en 1989, avec une préface inédite de Michelle Perrot : si ce livre avait parmi les premiers en France introduit le point de vue du genre dans la réflexion sur la littérature et l?histoire culturelle, le développement des études de genre ces 25 dernières années justifie pleinement ce retour, qui propose à la fois un bilan et des perspectives de recherche. Car ce livre interroge les raisons pour lesquelles peu de noms de femmes sont inscrits dans la littérature, à travers un personnage, celui de la femme auteur, et une figure, celle de la soeur de Balzac. Si Shakespeare avait eu une soeur, comme lui génialement douée, la postérité n?en aurait rien su. C?est ce qu?imaginait Virginia Woolf dans Une chambre à soi, où Judith Shakespeare, après n?avoir rencontré qu?hostilité et humi-liation, se donnait la mort et finissait enterrée à un obscur carrefour où elle était définitivement oubliée de tous. Laure Surville, soeur bien réelle de Balzac, a quant à elle pu écrire et publier quelques livres. Dans la France du XIXe siècle, des femmes peuvent en effet écrire et publier, mais elles se heurtent au poids des préjugés, des hiérarchies, des conventions sociales et littéraires. Pour comprendre leur situation, et la façon dont elles ont disparu de la mémoire culturelle, ou y ont été réduites à des seconds rôles et des caricatures, on ne peut se satisfaire de mythologies tragiques. Il faut s?attacher au personnage de la femme auteur, vouée par son siècle à tous les ridicules, quand ce n?est pas à toutes les haines. Mauvais auteur et mauvaise femme, la femme auteur n?est pas une réalité sociale, c?est une invention, une construction fantasmatique qui incarne pour les contemporains ce qui les angoisse en une période de transformations accélérées, et ce qui menace à leurs yeux l?ordre de la famille, de la société et de la culture. C?est sur cet horizon que George Sand, Marceline Desbordes-Valmore et bien d?autres dont les noms commencent aujourd?hui à sortir de l?oubli ont dû inventer un rapport entre ces deux termes : être femme, et écrire.
De 1833 à 1876, George Sand a poursuivi une activité critique. Elle a présenté pour la première fris Maurice de Guérin et Adam Mickiewicz, elle a tôt reconnu et salué Eugène Fromentin, défendu les romans de Flaubert, soutenu les créations de Victor Hugo exilé. Balzac avait songé à lui demander une préface pour La Comédie humaine. Ecrivant sur la littérature de son temps et, plus rarement, sur la littérature du passé, George Sand apparaît dans une position d'autorité paradoxale qu'elle a pu construire grâce au succès de son oeuvre romanesque. Bien que femme, et souvent installée à Nohant loin de la capitale, elle sait utiliser avec beaucoup d'intelligence les nouveaux moyens médiatiques de l'édition et de la presse. Par la liberté du ton et des formes, ses articles participent de l'invention d'une critique d'écrivain, où l'empathie n'exclut pas la combativité. Le volume révèle combien fut déterminant le rôle joué par George Sand dans la vie littéraire et intellectuelle du XIXe siècle.
Ourse Ardente et 15 autres histoires est un recueil qui contient 16 histoires courtes, qui ont été écrites à partir de 16 phrases proposées à l'auteure par 13 personnes. Myriam Plante a relevé le défi d'inventer des histoires aux styles différents, aux
Cet ouvrage collectif croise deux champs d'étude, l'histoire de la presse et les études de genre, pour lesquels le XIXe siècle présente un intérêt décisif. En effet, s'instaurent alors une véritable "civilisation du journal" en même temps que s'opère une importante redéfinition des rapports sociaux de sexes, marquée par une exclusion de fait des femmes de la sphère publique, malgré quelques avancées difficilement conquises. Or, les interactions sont nombreuses entre ces deux mouvements fondamentaux dans la transformation de la société, la presse jouant un rôle considérable dans la définition des rôles masculins et féminins, certaines femmes usant de la presse pour tenter de faire entendre leur voix. Sont ainsi tour à tour étudiés la diffusion ou la contestation des stéréotypes, les discours sur l'art ou la littérature et les faits divers au prisme du genre, enfin quelques figures de femmes journalistes souvent peu connues. Prenant le genre à la fois pour objet d'étude et pour grille d'analyse, ce livre relève nécessairement d'une approche transdisciplinaire, faisant appel à l'histoire de la culture, à celle des femmes et des médias, aussi bien qu'à la littérature. Si la conscience du sexisme et des inégalités femmes / hommes augmente actuellement en France, c'est encore avec très peu d'effets sur les médias. On ne peut comprendre de tels blocages en s'en tenant à l'actualité immédiate. Cet ouvrage voudrait, en éclairant l'histoire qui fonde ces inégalités, aider à prendre du recul pour mieux les combattre.
Cette introduction expose les éléments d'une théorie sémiotique qui nous paraissent indispensables et suffisants. En effet, si l'on veut construire rigoureusement des modèles pour l'analyse d'un texte, dès qu'on a pu reconnaître un élément pertinent (un rôle actantiel, une performance, ou un parcours figuratif, ou une valeur sémantique), il faut voir comment il peut, dans la théorie, s'articuler à d'autres éléments pertinents (appartenant au même niveau de description) et selon quelles relations. Il est nécessaire pour cela d'avoir une vue globale de la théorie qui règle ces niveaux et ces relations. Nous pensons que cet ouvrage le permettra suffisamment, les exercices pratiques sont d'ailleurs là pour montrer ce rapport entre les textes analysés et les éléments théoriques.
C'est un fait, l'enseignement, et plus largement le système éducatif, constituent en France un secteur professionnel féminisé. Est-ce à dire que femmes et hommes connaissent les mêmes évolutions de carrière dans ce domaine ? C'est la question que pose Gilles Combaz dans cet ouvrage. Pour y répondre, le sociologue s'intéresse à trois fonctions : les directeurs/trices d'établissements dans le premier degré, les inspecteurs/trices du premier degré, les directeurs/trices d'établissements du second degré. Mobilisant les statistiques nationales existant sur le sujet et réalisant des entretiens complémentaires pour affiner son propos, Gilles Combaz scrute ces postes à travers trois thématiques clés : le recrutement, la mobilité, l'avancement. Ses conclusions sont claires : au-delà d'une féminisation réelle des fonctions d'encadrement de l'éducation nationale et si, en deux décennies, les écarts se sont considérablement réduits, des inégalités demeurent cependant entre femmes et hommes dans l'accès aux postes à responsabilités et dans le déroulement des carrières. Toute l'analyse de Gilles Combaz vise à révéler comment sont produites ces inégalités.