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George Sand critique. Une autorité paradoxale
Bara Olivier ; Planté Christine
PU SAINT ETIENN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782862725796
De 1833 à 1876, George Sand a poursuivi une activité critique. Elle a présenté pour la première fris Maurice de Guérin et Adam Mickiewicz, elle a tôt reconnu et salué Eugène Fromentin, défendu les romans de Flaubert, soutenu les créations de Victor Hugo exilé. Balzac avait songé à lui demander une préface pour La Comédie humaine. Ecrivant sur la littérature de son temps et, plus rarement, sur la littérature du passé, George Sand apparaît dans une position d'autorité paradoxale qu'elle a pu construire grâce au succès de son oeuvre romanesque. Bien que femme, et souvent installée à Nohant loin de la capitale, elle sait utiliser avec beaucoup d'intelligence les nouveaux moyens médiatiques de l'édition et de la presse. Par la liberté du ton et des formes, ses articles participent de l'invention d'une critique d'écrivain, où l'empathie n'exclut pas la combativité. Le volume révèle combien fut déterminant le rôle joué par George Sand dans la vie littéraire et intellectuelle du XIXe siècle.
Figure majeure de la vie théâtrale, lyrique, littéraire et culturelle du XIXe siècle, Eugène Scribe (1791-1861) est le créateur de nouvelles formes dramatiques. Il a profondément renouvelé tant le vaudeville que la grande comédie, le grand opéra (Meyerbeer, Halévy, Verdi) que l'opéra-comique (Auber). Son influence s'est fait sentir en France comme dans toute l'Europe, non seulement sur Labiche et Feydeau, mais aussi sur tous les auteurs dramatiques venus après lui, d'Ibsen à Oscar Wilde. Les contributions ici rassemblées émanent de trente spécialistes français et étrangers. Elles éclairent à la fois le répertoire scribien - qui constitue un maillon essentiel dans l'histoire du théâtre occidental - et la personnalité de celui qui fut l'auteur dramatique le plus célèbre de son siècle. Par son combat en faveur du droit d'auteur, Scribe a apporté de plus une contribution décisive à la réflexion sur la liberté de création et sur la propriété artistique.
De Talma aux premiers acteurs du cinéma, les mutations du jeu héroïque comme les phénomènes d'héroïsation de la figure de l'acteur sou-lèvent des questions esthétiques, culturelles et politiques. Alors que le jeu héroïque hésite entre le code tragique et le génie naturel, on observe dans les années 1830 la naissance de "héros populaires", identifiés aux personnages ou aux acteurs romantiques. Au fil du siècle, les héros consensuels" laissent place aux "héros impersonnels", manifestations d'une crise des valeurs comme d'un renouveau dramaturgique. Centré sur le paysage théâtral français, l'ouvrage ouvre des perspectives du côté de l'Allemagne, de l'Espagne, de la Russie et de l'Italie. Il explore le caractère mouvant, dynamique, souvent paradoxal ou contradictoire, de l'alliance du héros et de l'acteur au XIXe siècle.
La police est aujourd'hui considérée comme une force exclusivement coercitive et répressive. Or cet " ogre bleu " présente une image à plusieurs facettes : police, gendarmerie, police judiciaire, experts scientifiques... La police est présente dans nos sociétés européennes dès la période antique et régule toute la vie urbaine. Ce n'est qu'en 1667 qu'est créée une institution véritable : la lieutenance générale de police de Paris. Censure, surveillance des moeurs, violence urbaine, incendies, gestion de la pauvreté et approvisionnement de la ville sont quelques-unes des pratiques policières d'Ancien Régime. Seule la période révolutionnaire mettra fin à cette institution, pour mieux la dépasser. C'est sur ce passage de l'Ancien Régime à la modernité que se penche Orages. Le rappel des charges et des pratiques policières, éclairées par quelques événements retentissants, fonde historiquement l'étude. Elle est prolongée par une analyse des représentations littéraires bientôt alimentées par le roman policier naissant. Avant la Révolution comme sous l'Empire et la Restauration, la surveillance serrée de quelques écrivains jugés dangereux par le pouvoir (Mme de Staël, Stendhal), la carrière étonnante d'un Vidocq entre haute pègre et basse police, ou la censure des spectacles nourrissent bien des fantasmes : de Mercier à Dumas, la police et son " oeil " fascinent ou médusent. Ce numéro a reçu les contributions de Catherine Denys, Vincent Milliot, Christophe Cave, Gérard Gengembre, Brice Frigau, Nicolas Gauthier, Henri Rossi. Les documents inédits présentés par Odile Krakovitch permettent de suivre un véritable feuilleton : la série des procès-verbaux de censure du Cid d'Andalousie (1823-1825) sous la Restauration. Dans le cahier annuel, l'on découvrira notamment une lettre inédite de Stendhal, avant le fil rouge de Jean-Noël Pascal et un entretien avec Bronislaw Baczko sur les journées des 5 et 6 octobre 1789.