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MINORITES EN ISLAM. Géographie politique et sociale
Planhol Xavier de
FLAMMARION
38,70 €
Épuisé
EAN :9782082128094
La civilisation islamique traditionnelle avait réglé d'une façon particulièrement efficace le problème des minorités religieuses. Alors qu'elles étaient généralement proscrites en Europe chrétienne, l'Islam leur avait laissé une possibilité d'existence, de fait ou de droit : les sectes musulmanes hétérodoxes qui prétendaient au pouvoir politique étant, ainsi que certaines sectes chrétiennes particulièrement turbulentes, rejetées au loin, dans des refuges montagneux ou désertiques souvent, et en tout cas dans des localisations périphériques d'où elles ne pouvaient se révéler menaçantes ; tandis que la plupart des " gens du Livre " (Chrétiens, Juifs, Zoroastriens), qui acceptaient la subordination, étaient accueillis dans la société dominante, où ils connurent parfois de remarquables réussites sociales. Ce système, fondé à la fois sur la ségrégation et le pluralisme, n'a pas résisté au grand mouvement d'occidentalisation et de modernisation, conduisant à de vastes mouvements de population et au morcellement territorial, issu de l'Europe, qui a affecté depuis près de deux siècles les pays d'Outre-Méditerranée. Naguère refoulées ou subordonnées, les minorités se sont lancés dans le jeu politique, avec parfois des succès exceptionnels leur permettant d'accéder, au moins temporairement, au pouvoir suprême (Manonites au Liban, Alaouites en Syrie), ou tout au moins de prétendre à un rôle éminent. C'est, ce sera, la source de redoutables conflits qui affectent gravement la cohésion des Etats entre lesquels est découpée cette aire culturelle, conflits qui entravent la formation de véritables nations, et sont pour le monde musulman dans son ensemble un principe majeur de faiblesse.
Cet essai pionnier analysait dès 1949 la notion de développement et alertait l'humanité sur les risques d'épuisement de la nature. Une préface importante de Pierre Rabhi vient éclairer cette réédition. Biographie de l'auteur Né en 1 857 à Fairfield, dans le Connecticut, Henry Fairfield Osborn est un paléontologiste, spécialiste des mammifères fossiles. Créateur, conservateur, puis conservateur honoraire du département de paléontologie des vertébrés à l'American Museum of Natural History de New York, il dirigea la New York Zoological Society et présida notamment l'American Association for the Advancement of Science.
Notre âge est celui des nations : en moins d'un demi-siècle, le fait national, issu de l'Europe occidentale, a achevé de conquérir la Terre. Mais en Occident l'idée nationale a précédé les réalités : la France, l'Angleterre ont été des nations, ont vécu dans l'âme de leur peuple bien avant de fonctionner comme des organismes solidaires, et ceux-ci se sont peu à peu soudés. Sur les autres rives de la Méditerranée et dans le Moyen-Orient, l'émergence des entités nationales se heurte à la concurrence d'une idéologie universaliste toujours active, la foi musulmane, voire à l'obstacle supplémentaire de l'arabisme, plus ou moins confondu avec elle. Leur construction ne peut se fonder que sur des réalités concrètes et sous la pression de leurs exigences. Mais celles-ci s'expriment dans le cadre d'une fragmentation territoriale, héritée de la dislocation de l'Empire Ottoman et de la décolonisation, qui révèle de multiples affrontements, produits des ségrégations géographiques, confessionnelles ou ethniques inhérentes à la structure et à la répartition des pouvoirs dans l'aire socioculturelle de l'Islam. De l'Idéal ou du Réel, lequel l'emportera ? Le " creuset " d'où peut jaillir la nation exige ici, pour son fonctionnement, un équilibre harmonieux des genres de vie, une certaine densité des liaisons ; il suppose des réseaux organisés de hiérarchisation et d'intégration couvrant l'espace sans coupures brutales. L'analyse géographique est indispensable pour apprécier la solidité et l'extension de ces forces unitaires ou, inversement, la profondeur des lignes de fracture. C'est la démarche proposée par ce livre. Xavier de Planhol, professeur à l'université de Paris-Sorbonne (chaire de géographie de l'Afrique Blanche et du Moyen-Orient), est membre de l'Academia Europaea et de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)