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LES NATIONS DU PROPHETE - MANUEL GEOGRAPHIQUE DE POLITIQUE MUSULMANE
PLANHOL XAVIER
FAYARD
51,49 €
Épuisé
EAN :9782213024011
Notre âge est celui des nations : en moins d'un demi-siècle, le fait national, issu de l'Europe occidentale, a achevé de conquérir la Terre. Mais en Occident l'idée nationale a précédé les réalités : la France, l'Angleterre ont été des nations, ont vécu dans l'âme de leur peuple bien avant de fonctionner comme des organismes solidaires, et ceux-ci se sont peu à peu soudés. Sur les autres rives de la Méditerranée et dans le Moyen-Orient, l'émergence des entités nationales se heurte à la concurrence d'une idéologie universaliste toujours active, la foi musulmane, voire à l'obstacle supplémentaire de l'arabisme, plus ou moins confondu avec elle. Leur construction ne peut se fonder que sur des réalités concrètes et sous la pression de leurs exigences. Mais celles-ci s'expriment dans le cadre d'une fragmentation territoriale, héritée de la dislocation de l'Empire Ottoman et de la décolonisation, qui révèle de multiples affrontements, produits des ségrégations géographiques, confessionnelles ou ethniques inhérentes à la structure et à la répartition des pouvoirs dans l'aire socioculturelle de l'Islam. De l'Idéal ou du Réel, lequel l'emportera ? Le " creuset " d'où peut jaillir la nation exige ici, pour son fonctionnement, un équilibre harmonieux des genres de vie, une certaine densité des liaisons ; il suppose des réseaux organisés de hiérarchisation et d'intégration couvrant l'espace sans coupures brutales. L'analyse géographique est indispensable pour apprécier la solidité et l'extension de ces forces unitaires ou, inversement, la profondeur des lignes de fracture. C'est la démarche proposée par ce livre. Xavier de Planhol, professeur à l'université de Paris-Sorbonne (chaire de géographie de l'Afrique Blanche et du Moyen-Orient), est membre de l'Academia Europaea et de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer.
Boire frais est-il bien, comme l'a dit Rabelais, le propre de l'homme ? L'ancienneté et la diversité des méthodes que celui-ci a utilisées en maintes contrées du globe avant la généralisation de la glace industrielle pour rafraîchir les boissons semblent lui donner raison. Dans les régions chaudes dépourvues de hautes montagnes, des procédés élémentaires permettent de créer ou de favoriser le froid ; la zone froide, elle, se prête à la récolte et même au commerce maritime de grande amplitude de la glace naturelle ; les zones tempérées à hivers modérés stimulent la production de la glace hivernale ; enfin, les pays méditerranéens exploitent la neige des montagnes. Extraction, transport, stockage ont justifié durant plusieurs siècles l'existence de métiers spécialisés et ont constitué des activités économiques non négligeables. Mais cette géographie zonale simple est perturbée par le goût de certaines cultures ou la réticence de certaines autres pour le rafraîchissement des boissons. Cette innovation, partie du Proche-Orient antique, a gagné l'ensemble du bassin méditerranéen et s'est ensuite répandue assez lentement : ainsi, c'est seulement après la Renaissance qu'elle a gagné la France du Nord avant de se diffuser dans le monde _ avec l'expansion européenne et le progrès du bien-être _ et de descendre du haut vers le bas de l'échelle sociale. Surtout, l'attrait pour les boissons fraîches a été très inégalement réparti dans l'espace et est resté largement ou totalement étranger à de vastes domaines géographiques (îles Britanniques, Extrême-Orient sino-japonais). Il faut s'interroger sur les raisons de ces contrastes. Entre nature et culture, c'est jusqu'aux profondeurs de l'âme humaine que nous entraînent le tiède et le frais. Xavier de Planhol, professeur émérite de géographie à l'université de Paris-Sorbonne, membre de l'Academia europaea, est l'auteur chez Fayard de deux ouvrages fondamentaux : Géographie historique de la France (1988) et Les Nations du Prophète. Manuel géographique de politique musulmane (1993).
La France fut une oeuvre de l'Esprit. Un découpage territorial indiqué par la nature, mais précisé par une volonté politique, ne s'incarna que tardivement dans la réalité quotidienne des relations humaines. Sous son nom d'aujourd'hui, elle est née autour de l'an mil, dans un cadre géographique qui, à partir des grands axes de circulation établis par le relief et les eaux, avait été délimité et unifié par la conquête romaine. Mais la géographie restait fondée exclusivement sur quelques grands contrastes : seul le sentiment national, de longue date établi dans les pensées et dans les rêves, cimenta réellement, pendant des siècles, ce grand corps amorphe qui ne correspondait à aucune unité fonctionnelle. La France des Temps Modernes était déjà une Idée, mais ce n'était encore qu'une Idée. A cette structure simple, la Révolution Industrielle, le développement des transports et la centralisation ont substitué une géographie infiniment plus complexe, marquée par l'émergence de spécialisations agricoles et industrielles régionales, l'apparition de réseaux urbains hiérarchisés. C'est entre 1875 et 1914 qu'est atteint le maximum de diversification de l'espace français. Sous la strate culturelle supérieure, dont l'homogénéisation avait été assurée par la Contre-Réforme et les grandes routes royales, un prodigieux émiettement de la culture populaire traduit une volonté d'individualisation des moindres cantons. Les déchirures issues du traumatisme révolutionnaire aboutissent à une géographie religieuse et électorale déroutante qui sera longtemps d'une étonnante stabilité. Une et multiple, la France de cette époque exprimait par d'infinies diversités le cloisonnement des cellules naturelles et la variété des modèles sociaux face à la centralisation politique et au marché unique. Ce tableau, au XXe siècle, va se simplifier. La seconde Révolution Agricole va estomper une grande partie des spécialisations régionales, et l'essor de l'audiovisuel va réaliser une profonde unification des cultures et des comportements. On parvient à un modèle d'organisation du territoire considéré comme un tout dans une politique volontariste d'aménagement qui ne doit plus grand-chose à la disposition de l'isthme générateur de cet espace, non plus qu'aux grandes lézardes héritées du passé. Xavier de Planbol, membre de l'Académia Europaea, est professeur de géographie à l'université de Paris-Sorbonne.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--