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Corps troublés. Approches esthétiques et politiques de la littérature et des arts
Plana Muriel ; Sounac Frédéric
EUD
18,00 €
Épuisé
EAN :9782364412590
Comment l'art peut-il troubler notre image du corps humain et notre corps lui-même ? Comment les corps humains, parce qu'ils sont représentés d'une manière peu commune, hors-norme ou encore queer, peuvent-ils en retour troubler l'art et notre regard sur l'art ? Composé de trois parties, "Le genre et ses travestissements", "Formes et espaces du trouble" et "Erotique et politique du trouble" et réunissant des articles analytiques ou théoriques de spécialistes en littérature, arts, études de genre ou encore géographie, Corps troublés s'attache, par le biais d'approches critiques à la fois esthétiques et politiques, à des oeuvres et à des arts divers (roman, cirque, théâtre, danse, design, cinéma) du XIXe, XXe et XXIe siècle. En se concentrant ainsi sur ce lieu privilégié de la problématisation des identités, des formes et des relations qu'est le corps, cet ouvrage contribue à une histoire alternative de la littérature et des arts.
En important dans le champ de l'esthétique le concept de queer issu des pensées du genre et en s'inscrivant dans une perspective interdisciplinaire, tant du point de vue des arts étudiés (littérature, arts de la scène, du corps et de l'image) et des méthodes adoptées (approches littéraires, sociocritique, philosophie, gender studies, women studies, queer studies...), cet ouvrage collectif s'attache à ce qui, dans des productions artistiques contemporaines mais aussi plus anciennes, tend à jeter le trouble, politiquement et formellement, dans la représentation des identités sexuelles, des sexualités et de l'érotisme. Le livre fait par conséquent le pari que le travail des écrivains et des artistes autour du travestissement et des homosexualités ou encore leur intérêt pour la représentation de phénomènes comme le transgenre ou le transsexualisme leur permettent de penser ou de repenser, entre transgression et subversion, les concepts de queer et d'esthétique, ainsi que de transformer radicalement nos représentations et notre façon d'envisager l'histoire des arts, des idées et des sociétés.
Le personnage de l'artiste fait toujours rêver mais sa figure, sacralisée depuis l'âge romantique en Occident, comme sa réalité ont évolué. Son identité peut être critiquée, démystifiée, voire déconstruite. Cet ouvrage pluridisciplinaire, qui réunit des chercheurs ou artistes-chercheurs en lettres, langues, arts, design et philosophie, interroge sous l'angle tant esthétique que politique l'identité de l'artiste comme une construction historique, culturelle et sociale. Il articule les questions de l'identité et du pouvoir de l'artiste à celles des formes de l'art, à travers les problématiques très actuelles de la représentation de soi, du genre, de l'art militant ou de la recherche-création. En traversant des Lumières à nos jours ses identités multiples, une vingtaine d'études explorent les représentations dont l'artiste fait l'objet dans les oeuvres ainsi que les stratégies, les discours ou les pratiques qu'il ou elle peut investir pour être ou exister, les valeurs, enfin, qui lui sont associées dans nos sociétés.
Cet essai se propose de définir une nouvelle forme de fable, la fiction queer, et d'en montrer la pertinence esthétique et politique en contexte postmoderne. En effet, dans la mesure où elle expérimente, par le libre travail de l'imagination, d'autres pensées du corps et des relations humaines, elle remet en question les évidences du genre, des sexualités et des identités sociales dont nous héritons : elle échappe de même aux dispositifs formels dominants et aux idéologies postmodemistes en s'écartant de la réalité sur un mode dialogique, ce qui lui permet de la saisir, de l'interroger, de la critiquer et de la réinventer. Composé d'un volet théorique et de trois analyses d'oeuvres exemplaires (roman, théâtre-musique, cinéma), Fictions queer se présente comme une poétique alternative pour la littérature et les arts du spectacle d'aujourd'hui.
La mort accidentelle d'Albert Camus, l'intellectuel solitaire et solidaire, le 4 janvier 1960 à Villeblevin (Yonne), a sidéré le monde entier. Quand on évoque Albert Camus, icône de la littérature française, ce sont les écrits du romancier, L'Etranger, La Peste, La Chute que l'on cite spontanément. Mais il était aussi dramaturge, éditorialiste de génie, essayiste, philosophe et citoyen du monde, ne se dérobant jamais face à un combat pour condamner toutes les formes de totalitarismes et l'horreur nazie. L'Algérie, son pays d'origine, fait partie intégrante de sa vie et de son oeuvre. L'originalité du présent essai est de retracer la trajectoire exceptionnelle d'un gamin pauvre du quartier Belcourt à Alger au Prix Nobel de littérature. Mais au-delà d'une simple biographie, ce texte cerne une production littéraire qui reste un témoignage essentiel sur les bouleversements du XXe siècle et sur des faits qui sont encore de notre temps. Dans un monde absurde, l'être humain doit faire au mieux pour accomplir sa destinée d'Homme.
La psychomécanique du langage, fondée par G Guillaume (1883-1960), a longtemps suscité des études consacrées à l'histoire des langues (en particulier du français), et a parfois été tenue pour une linguistique fondamentalement diachronique. Cependant, aucune synthèse n'avait encore été consacrée à l'exposition des conceptions guillaumiennes de la diachronie et du changement linguistique. La linguistique diachronique suscitant un regain d'intérêt sans cesse croissant, c'est cette lacune que le présent ouvrage vise à combler, en réunissant l'ensemble des propositions théoriques de Guillaume relatives à la diachronie. S'il présente la diachronie telle qu'elle est développée dans le cadre conceptuel de la psychomécanique du langage, l'ouvrage vise également à confronter cette théorie aux propositions du paradigme du changement linguistique, et à mesurer ainsi les points d'accord et les singularités de chacune de ces deux approches de l'histoire de la langue.