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La domination oubliée. Politiser les rapports adulte-enfant
Piterbraut-Merx Tal
BLAST
15,00 €
Épuisé
EAN :9782492642234
On met dans la nature ce qu'on veut évacuer de l'horizon politique : contrairement aux rapports de pouvoir que sont la classe, le genre et la race, les rapports adulte-enfant semblent encore inscrits dans un ordre naturel. Pourtant, l'institution familiale, censée protéger, est le lieu où les violences faites aux enfants sont les plus fréquentes. Dont acte : loin de remédier à la fragilité naturelle de l'enfant, les institutions sociale et familiale produisent cette vulnérabilité. En croisant philosophie politique et théories féministes, Tal Piterbraut-Merx dénaturalise et repolitise la domination adulte. La classe des enfants est dominée à la fois par le statut de minorité, par la dépendance économique et par les pratiques d'éducation. C'est l'oubli, par les adultes, de leur expérience de la minorité, qui contribue à perpétuer la domination en imposant le silence. Quelles stratégies de lutte pour combattre cette domination oubliée ? L'auteur en appelle à rester fidèles aux enfants que nous étions en nous remémorant collectivement nos enfances.
Résumé : Une femme, infirmière en psychiatrie, est sur le chemin menant au quartier de son enfance et à une famille qu'elle n'a pas vue depuis des années. Dans ce qui la fait avancer, il y a l'un des espaces de sa vie, celui de la lesbianité qu'elle pense et raconte. Il y a aussi la trace de violences anciennes que d'autres voudraient indicibles. Ici, pas de confrontation, de retrouvailles ou de retour mais un roman de passage et d'insoumission dans lequel se mêlent mémoire juive, histoire familiale et violence de l'inceste. Et à la honte s'oppose alors l'outrage de la parole.
Résumé : Telle quelle, sans réification ou instrumentalisation du corps. Dans ce livre d'artiste, Camille Laforcenée représente une réalité à l'encontre des perspectives traditionnellement adoptées dans les iconographies artistiques, à l'encontre d'une conception de la beauté fantasmée par le patriarcat. Par un détournement féministe des registres de l'autoportrait et du nu, l'artiste met à mal les injonctions normatives. La densité et le relief sont les matières appelant à un nouvel arpentage de ses propres paysages corporels. Camille Laforcenée nous invite à réapprendre l'acceptation des corps, avec leurs plis, leurs cicatrices, leurs poils. Un livre dont le trait est synonyme d'agentivité.
Résumé : Dans ce "récit en fragments" , comme le nomme l'autrice, des femmes reprennent le pouvoir qui leur a été confisqué par le patriarcat, le colonialisme ou la précarité. Dans un territoire pluriel se déploient sept tableaux comme autant de loupes sur des parcours individuels, considérés comme peu légitimes pour faire Histoire mais ô combien partagés, porteurs et émancipateurs. De celle qui devrait se séparer de son enfant au coeur de la Seconde Guerre mondiale touchant aussi l'Algérie, à celle traversant la frontière pour aller avorter en pleine révolution tunisienne, en passant par celle qui soigne une femme syrienne ayant réussi à rejoindre Tamanrasset, ces récits en écho font résonner les voix de femmes qui renversent ce qui les astreint et les réduit et font le choix de leur liberté. Glisser sur la rampe du temps, c'est détricoter les mailles de l'hégémonie et observer jaillir la sororité et la puissance qui accompagnent ces vécus.
Résumé : Années 1973 et 1974, à la suite du procès de Bobigny. Le mouvement pro-IVG prend de l'ampleur en France. A Paris, Jane se demande pourquoi ses parents ont éloigné sa soeur, Louisa, en Espagne. Aux côtés de Pierre, jeune médecin du Groupe Information Santé, elle cherche des traces de Louise et s'engage dans la lutte pour l'avortement, non sans crainte car son père soutient ouvertement l'association conservatrice Laissez-les vivre. Jane apprend tout de même à pratiquer l'IVG clandestinement. Entre enquête et roman historico-politique, ce texte offre un éclairage contemporain sur les années 70, leur effervescence et l'intensité d'un combat toujours d'actualité : la libre disposition de son corps.
Résumé : La poésie de Douce Dibondo s'éprouve à double tranchant : d'un côté, la lame incisive vient triturer les violences pour crever l'oppression et souligner la centralité et la puissance des vécus noirs et queers. De l'autre, le dos de la lame trace un espace-refuge où les réparations éclosent dans l'urgence de la guérison. métacures refuse de céder à l'invu, l'insu ou l'indit en réaffirmant le lien entre intériorité et vie. Dans la brèche fine de l'autoengendrement, le texte fait entendre un "je" matériel, dense et sensible où retentit un appel à faire communauté politique. Avec ce premier recueil, Douce Dibondo s'engage par le poème, pose le désir vital de révolutionner le soi et le monde.