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Une Histoire musicale du rock
Pirenne Christophe
FAYARD
35,90 €
Épuisé
EAN :9782213624303
Que devrait nous raconter une histoire du rock? La plupart des ouvrages disponibles sur le sujet se focalisent sur les musiciens, les firmes de disques, le sens des paroles ou les secrets des enregistrements; ils abondent en biographies tumultueuses, en anecdotes sordides et en interviews décapantes, mais ils sont presque tous construits sur une absence: celle de la musique.Christophe Pirenne propose une alternative. En partant des ?uvres, c?est-à-dire des sons, des rythmes, des accords, des instruments, mais aussi des postures capillaires et vestimentaires, l?auteur tente d?expliquer comment se forment les genres, pourquoi rien ne se répète tout en n?étant jamais véritablement neuf et surtout pourquoi ces musiques ont pu un jour bouleverser nos vies. De That?s All Right (1954) d?Elvis Presley à Jesus Walks (2004) de Kanye West, des dizaines de chansons sont ainsi décortiquées pour tenter de mettre à jour ce qui a pu leur valoir d?ouvrir la voie à des genres musicaux originaux dans lesquels des milliers voire des millions de gens ont pu se reconnaître. Ces chansons, ces textes musicaux ne naissent évidemment pas de rien. Pour qu?ils existent il faut des ingénieurs du son et leurs technologies, des journalistes et leurs médias, de managers et leurs dollars, des politiques et leurs lois, des fans et leurs attentes, des Noirs, des Féministes, des Gays, des Blancs? Les ?uvres et les genres auxquels elles sont associées sont donc replacées dans leur contexte afin de cerner les conditions de leur émergence. Christophe Pirenne, convaincu des vertus de l?encyclopédisme dans un monde aux savoirs morcelés, enseigne l?histoire de la musique et les politiques culturelles dans les Universités de Liège et de Louvain-la-Neuve. Il est l?auteur de plusieurs ouvrages sur les musiques actuelles.
La religion des anciens Grecs fait régulièrement l'objet d'introductions et de synthèses. Le présent ouvrage s'en distingue par la réflexion qu'il propose sur la pluralité inhérente à ce système religieux. En effet, la tension entre unité et pluralité, entre général et particulier est constitutive des relations que les Grecs entretenaient avec leurs nombreux dieux. A partir de ce constat, plusieurs questions traversent le livre. Quelle est la pertinence des termes de religion et de polythéisme pour comprendre la Grèce antique ? Doit-on parler de "religion grecque" au singulier ou au pluriel ? Les figures divines se dissolvent-elles dans la variété de leurs cultes jusqu'à en devenir méconnaissables ? Peut-on parler de "croyance" dans ce cadre ? La pratique sacrificielle était-elle strictement locale ou bien fondée sur un arrière-plan partagé par toutes les communautés grecques ? En prenant l'Enquête d' Hérodote comme fil rouge, l'investigation entend rendre justice à un foisonnement de dieux et de rituels, et rendre intelligible la pluralité fluide d'un système complexe, bien loin de l'impression de chaos à laquelle nos propres déterminismes culturels risquent de le réduire.
Résumé : " La rupture de la tradition antique a eu pour instrument l'avance rapide et imprévue de l'islam. Elle a eu pour conséquence de séparer définitivement l'Orient de l'Occident, en mettant fin à l'unité méditerranéenne... Pour la première fois depuis toujours, l'axe de la vie historique est repoussé de la Méditerranée vers le nord. La décadence, où tombe à la suite de cela le royaume mérovingien, fait apparaître une nouvelle dynastie, originaire des régions germaniques du nord, la carolingienne... Le Moyen Age commence... L'évolution s'achève en 800 par la constitution du nouvel Empire qui consacre la rupture de l'Occident et de l'Orient. " " Il est donc rigoureusement vrai de dire que, sans Mahomet, Charlemagne est inconcevable ". Dans une préface inédite, Christophe Picard rappelle cette phrase de H. Pirenne qui a bouleversé la perception de notre Haut Moyen Age occidental et n'a cessé de marquer l'esprit de tous ceux se penchant sur l'histoire de la Méditerranée, " du passage d'une époque dominée par l'Empire romain à celle d'une Méditerranée où se côtoient trois aires culturelles et trois monothéismes. " C. Picard note aussi que ce livre a suscité et suscite encore de très nombreuses recherches et de multiples travaux.
Premier ouvrage majeur du médiéviste belge Henri Pirenne, Les villes du Moyen Age demeure un classique de l'histoire européenne. Le rôle des agglomérations urbaines dans la renaissance du commerce international à partir du Xe siècle, dont elles sont tout à la fois tributaires et parties prenantes, est étudié dans une perspective globale embrassant les structures et les dynamiques sociales, économiques et politiques de l'Occident médiéval. L'émergence d'une élite citadine bourgeoise, et avec elle de nouvelles normes juridiques, fiscales et institutionnelles, est le prélude d'un changement de paradigme dans l'histoire des idées qui adviendra à la Renaissance.
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).