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L'otium du peuple. A la reconquête du temps libre
Pire Jean-Miguel
SCIENCES HUMAIN
13,00 €
Épuisé
EAN :9782361068585
Jugé indispensable par les Grecs, puis par les Romains, remis en avant par Michel Foucault et la notion de " souci de soi ", l'otium, ce temps nécessaire à la réflexion sur le monde et sur soi si nécessaire en ces périodes de grande confusion, paraît plus actuel que jamais. Aujourd'hui, tout s'accélère et nous agrippe dans un rythme devenu fou. Le temps de la réflexion est le grand sacrifié de ce nouveau chaos. Jugé avec les critères de la productivité, il passe pour un luxe inutile. Nous le vaporisons donc allègrement dans les interminables séances de scrolling qui vampirisent nos loisirs. Addicts au shoot émotionnel des écrans, nous dépensons désormais sans compter notre temps de cerveau disponible. Comment nous désintoxiquer de ce nouvel opium ? Comment refaire du temps libre un havre où, à nouveau, réfléchir, imaginer, contempler, comprendre ? Décisives pour notre autonomie, ces facultés ne doivent plus être la part superflue de l'existence. Loin d'être réduit, comme souvent, à l'oisiveté, le loisir pourrait ainsi se refonder sur l'otium - le " loisir fécond " que la pensée antique hissait au sommet des activités humaines. Prodigieux espace d'invention existentielle, ce temps libéré des urgences et des calculs, permettait à ses bénéficiaires la quête du for intérieur, de la sagesse, du bien commun. Le moment semble venu de nous réapproprier cet usage émancipateur et responsable du temps libre. Révélant sa profonde actualité, Bourdieu considérait le loisir fécond comme une possibilité anthropologique universelle et, Foucault, comme l'outil d'un souci de soi soucieux d'autrui. Longtemps réservé à quelques-uns, l'otium pourrait bien être le mot capable de traduire ce désir éperdu de durée et de profondeur qui saisit parfois nos errances digitales. Après des siècles d'oubli, il pourrait enfin devenir l'otium de tous, l'otium du peuple.
La vérité suprême de la vie est dans l'art", écrit Proust. Au pays de Descartes, une telle idée demeure assez méprisée. Le positivisme radical du XIXe siècle a réduit au supplément d'âme tout ce qui s'écarte de la science. Les oeuvres d'art sont pourtant essentielles dans la quête du sens, des valeurs et de la liberté. De Condorcet à Malraux, la République considère d'ailleurs leur transmission comme une obligation majeure. L'accès de chacun à l'art y représente une condition de la citoyenneté. Legs de 1789, le musée incarne particulièrement ce lien entre l'art et la démocratie. Alors que dominent aujourd'hui la dématérialisation, le marché et l'atomisation des individus, il perpétue les conditions d'une rencontre authentique avec les oeuvres. S'il consent à se montrer plus contributif, plus indiscipliné, s'il renoue avec ses origines révolutionnaires, ce lieu vital pourra devenir un fab lab de la démocratie. Les textes réunis ici éclairent, notamment au prisme du musée, la place de l'art dans le projet ontologique et axiologique de la République. Telle sera l'ambition de cette nouvelle collection : comprendre comment la politique culturelle contribue à l'édification du sens et des valeurs, comment elle peut devenir une politique de l'esprit.
Le savant peut-il s'engager en politique ? Giulio Carlo Argan (1909-1992) et André Chastel (1912-1990) en étaient convaincus. Dans l'Europe ravagée de l'après-guerre, ils comprirent que le patrimoine artistique ne survivrait qu'au prix d'une politique volontariste, soutenue par l'opinion publique éclairée. C'est pour porter ce combat qu'ils consentirent à descendre dans l'arène publique, Argon comme maire de Rome et sénateur et Chastel avec sa fameuse tribune dans Le Monde. Les textes réunis id sont issus du colloque accueilli à Rome en mars 2012 par la Villa Médicis et l'Accademia dei Lincei. Inscrits dans le sillage de Max Weber, ils explorent un aspect méconnu du rôle politique joué par les historiens de l'art au cours du XXe siècle. Outre Argan et Chastel, l'évocation de Venturi, Malraux, Ragghianti, Picon, Zeri, Girard et Spadolini, a fait ressurgir cette période où l'art occupait une place centrale dans le débat public. Loin d'apparaître comme un supplément d'âme relevant du divertissement, la culture artistique était alors considérée comme l'une des conditions de la pensée, éclairant la compréhension sensible du monde, la conscience critique et, in fine, l'exercice de la citoyenneté. Aujourd'hui en quête d'un nouveau souffle, notre politique culturelle peut certainement s'inspirer du combat mené par ces savants. Elle retrouvera ainsi le fil de ce qui, naguère, désignait l'olium, le "riposo attivo" des Anciens. Il permettait aux hommes libres d'établir avec la connaissance et l'art, une relation empreinte de patience, de profondeur, de gratuité, de contemplation, où la recherche du plaisir s'accordait avec la construction de soi. Dans une époque qui parait entièrement dédiée au technicisme, à l'économie et à l'immédiateté, h démocratisation de l'accès au savoir sur l'art, notamment grâce à l'éducation, offre donc une résistance précieuse. Exhumer l'atium peut nous aider à redonner sens à la culture en sollicitant des valeurs inséparables de la conscience humaine comme de la démocratie. La publication de ces actes a reçu le soutien de l'Institut national d'histoire de l'art, de l'EPHE (Histara EA 4115) ainsi que de l'Académie de France à Rome.
La maternité n’est pas une course à la perfection ! L’autrice, docteure en psychologie et jeune maman, nous offre un livre à la fois personnel et critique au sujet des premières expériences de maman. Ce faisant, elle remet la relation parent-enfant au cœur de la parentalité, la dénuant ainsi de fioritures superficielles ou d’injonctions contradictoires. Une œuvre déculpabilisante et pleine de bienveillance !
Un livre référence pour mieux comprendre l'âge adolescent. Nouvelle édition revue et augmentée. " C'est un ado ! ", " crise de l'adolescence " : ces termes sont employés partout comme une évidence. Pourtant, répondre à la question : " Qu'est-ce que l'adolescence ? " ne va pas de soi. Il faut distinguer ce qui concerne l'adolescent lui-même - l'individu singulier qui, à l'âge de la puberté, vit de profonds bouleversements physiques et psychiques - de l'adolescence, un ensemble de représentations collectives liées à cette classe d'âge et qui varient selon les sociétés et les générations. Quand commence et finit l'adolescence ? Filles et garçons vivent-ils ce passage de manière différente ? 90 % des ados sont bien dans leur peau, dit-on, mais les 10 % qui vont mal, comment les aider ? Qu'en est-il de la violence des adolescents ? Et leurs parents, eux, comment vivent-ils cette période ? ... Ce livre donne la parole à des spécialistes de toutes disciplines pour faire le point sur cet âge de la vie complexe mais riche de potentialités.
Marmion Jean-François ; Carol Anne ; Changeux Jean
Par le directeur de l'ouvrage Psychologie de la connerie et Histoire universelle de la connerie, plus de 75000 exemplaires vendus. " Beauté intérieure ", mon oeil ! " Le nez de Cléopâtre, s'il eût été plus court, toute la face de la Terre aurait changé ", estimait Blaise Pascal. Si votre nez à vous était différent, ou la couleur de vos yeux, ou vos mensurations, c'est votre nombril qui en serait bouleversé. On a beau se répéter que la valeur n'attend pas le nombre des kilos, que la vraie beauté est celle de l'esprit, on sait pertinemment que, dans notre société du paraître inlassablement dénoncée par des intellectuels bien habillés, notre estime de soi reste étroitement tributaire de notre apparence. Dans cet ouvrage, nos experts analysent la laideur et la beauté dans le couple, au travail, à travers toute la sphère sociale, au fil de l'histoire et au gré des cultures. Et en tirent toutes les conséquences, sans hypocrisie. Bas les masques !
Toutes les cultures admettent généralement que notre univers est constitué d'entités matérielles et immatérielles. Participant de cet univers, les humains n'échapperaient pas à cette double constitution puisqu'ils disposeraient d'un corps mais aussi d'un esprit. Cette conception de l'humain, héritière d'une longue tradition philosophique, joue un rôle considérable dans notre perception de la vie, de la société, du libre arbitre ou de la souffrance psychique, y compris pour ceux qui se disent athées ou agnostiques. Pourtant, la révolution des sciences cognitives, impliquant la psychologie, les neurosciences, l'intelligence artificielle et la philosophie, a totalement renouvelé cette conception du rapport esprit/cerveau et montre que cette dualité n'existe pas, nous ne serions que le résultat d'une activité complexe de milliards de neurones.