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La spirale de la misogynie. Du mépris à la violence
Piot Alain ; Benhabib Djemila
L'HARMATTAN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782296997288
Qu'est-ce que la misogynie ? C'est d'abord, à la base, le mépris de la femme, des femmes. Puis ce mépris se transforme quasi naturellement en haine de la femme, des femmes. Enfin, la spirale entraîne ces sentiments, attitudes, comportements, vers la violence qui est le passage à l'acte trop fréquent de la part de conjoints, d'hommes ordinaires, de religieux intégristes, d'Etats théocratiques etc. Des comportements anodins qui, comme on dit, "ne portent pas à conséquence", peuvent subrepticement se laisser entraîner par la spirale misogyne. C'est cette culture odieuse qu'Alain Piot s'efforce d'analyser et de décrypter au travers des discours et des comportements de tous les jours, aussi bien dans la chanson que dans les justifications religieuses, ou encore dans les persécutions menées sciemment contre les femmes... Reste encore et toujours la question : d'où vient la misogynie ? Regardons-nous !
Comment conjuguer ces trois termes - femme, laïcité, handicap - sinon en les plongeant dans le bain de la liberté et de l'égalité? Nous allons parler des femmes. Ne pensons pas que les religions aient inventé la soumission de ces dernières aux "mâles", ce que nous appelons le patriarcat (domination du "Père"). Elles ne l'ont pas inventé, comme l'explique Françoise Héritier, mais elles l'ont légitimé et plus encore fixé dans l'absolu des Tables de leurs Lois. Plus simplement, ces "vérités" divinisées pénètrent les consciences, règlent les comportements, sanctionnent les déviances, récompensent les bonnes oeuvres, et sans que les sujets en gardent la conscience même, reproduisant de générations en générations la Vérité et la Volonté du ciel. Il est nécessaire d'étudier la genèse de nos représentations, de nos peurs, de nos émotions, de nos préférences, de nos illusions. Il faut repenser ce système symbolique qui enferme les femmes, les femmes handicapées doublement enfermées : penser ou re-penser l'impureté d'être femme, la mise à l'écart du sacré au sens non religieux du terme, la domination de la femme, le patriarcat, l'enfermement quelles que soient les clôtures, les murs, les prisons, les voiles...
Ce livre se termine à la saison des feuilles mortes que, chante-t-on, on ramasse à la pelle. Et c'est un peu ce qu'Alain Piot a fait Là, reprenant des textes écrits au hasard de la vie, de L'actualité, dans divers blogs, parfois piratés, dont le dernier se nomme Blogazette pour cheveux blancs. Vingt années de feuilles éparses, vingt années approximativement de retraite active dans une association de femmes handicapées, "Citoyennes avant tout", comme dit leur slogan fédérateur énoncé par leur fondatrice, Maudy Piot, qui nous a quittés le jour de Noël 2017. Ce sont des photographies de moments de la vie et des selfies d'humeurs - souvent mauvaises - face à ces images du quotidien. Oui, notre monde n'est pas "beau" mais il s'y passe aussi des choses merveilleuses que nous avons peine à saisir tant l'image est fugitive. L'auteur de ces textes voudrait laisser un message d'espoir à ses enfants et petit-fils, à ses amis, à ceux qui le connaissent et ceux qui ne le connaissent pas ; sans attendre la fin du monde qui sera, il en est sûr, postérieures à notre propre fin.
Les Kurdes, à partir de 2012, ont été aux avant-postes de la lutte contre les combattants de Daech en Syrie et en Irak. Trahi par les Alliés en 1923, opprimé depuis sur les terres morcelées du Kurdistan, ce peuple de 40 millions d'âmes a une nouvelle fois montré sa capacité à peser militairement dans le chaos de la guerre tout en ouvrant - au nord de l'Irak comme dans le Rojava syrien - des perspectives politiques favorables à la reconstruction d'une région meurtrie par des clivages nationaux, ethniques et confessionnels. Mais c'était avant une nouvelle trahison : celle des Etats-Unis et de la Russie, pour qui le sort de ces "damnés de la guerre" n'est qu'une carte à jouer parmi d'autres dans leur stratégie géopolitique. Nourri d'éléments de reportage, de témoignages et d'analyses d'experts, cet ouvrage décrypte la crise actuelle au Moyen-Orient au prisme des différentes communautés kurdes, écartelées entre quatre Etats : la Turquie, la Syrie, l'Iran et l'Irak. Alors que s'affirment la fin de l'hégémonie occidentale au Levant et l'émergence de nouvelles puissances régionales, l'auteur revient sur les principales étapes de l'histoire kurde pour expliquer pourquoi, depuis les accords Sykes-Picot en 1916, les guerres du Moyen-Orient ont toujours réactualisé la question kurde sans jamais offrir de réponse durable aux revendications de ce peuple sans droits et toujours orphelin d'Etat.
On dit parfois qu'au moment de quitter ce monde nous revoyons en un éclair l'ensemble de notre vie ! Peut-être serait-ce la totalité de ce livre que Maudy Piot a revu le 25 décembre 2017 à midi, son histoire, ses combats, ses joies et ses peines, son amour des siens, les images oubliées au fil de sa perte, de son "coucher de soleil". Son mari, Alain, propose à ceux qui l'ont connue et à ceux qui veulent la découvrir des écrits au cours de plusieurs décennies. Elle écrivait peu, "perdant la vue", mais s'exprimait oralement, souvent avec la véhémence d'une combattante. On oscille dans ces pages entre le style oral et l'écriture construite ; il en ressort une préoccupation constante : face à la double discrimination dont elles sont l'objet, les femmes handicapées sont appelées à être des citoyennes à part entière ! Evidemment, ces textes, parfois très courts, d'autres très longs, comportent des répétitions. Mais c'est à la fois normal et instructif. Probablement les deux phrases qui reviennent le plus souvent sont celles-ci : "Le handicap n'est pas mon identité, il est dû au hasard de la vie ! " ; et : "Je suis femme handicapée sans doute mais Citoyenne avant tout". Ces derniers mots ont été gravés sur sa tombe à Fenouillet (Pyrénées-Orientales).
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.