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LA DIABOLISATION DE LA FEMME
PIOT ALAIN
L'HARMATTAN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782296078833
Au commencement était la peur de la femme. Au terme (provisoire !) est toujours la peur de la femme. Entre les deux, il y a eu la fumée des bûchers. La femme qui donne la vie dans l'obscurité de son ventre, et qui côtoie la mort, se mua, à son corps défendant, en sorcière. Le christianisme a été le véhicule, souvent complaisant, de la peur et de la haine de la femme, sans en être l'initiateur. Il a par contre inventé sa diabolisation. Dès la fin du Moyen Age, les Inquisiteurs ont traqué l'hérésie par excellence, le crime de lèse-divinité, ils ont jugé, condamné, et exécuté la sorcière. Ou le Démon. Ou la Femme... Du 14e au 20e siècles, Alain Piot nous invite à un parcours-inventaire de ce qu'il appelle l'héritage, avec un séjour prolongé, de la Renaissance aux Lumières.
On dit parfois qu'au moment de quitter ce monde nous revoyons en un éclair l'ensemble de notre vie ! Peut-être serait-ce la totalité de ce livre que Maudy Piot a revu le 25 décembre 2017 à midi, son histoire, ses combats, ses joies et ses peines, son amour des siens, les images oubliées au fil de sa perte, de son "coucher de soleil". Son mari, Alain, propose à ceux qui l'ont connue et à ceux qui veulent la découvrir des écrits au cours de plusieurs décennies. Elle écrivait peu, "perdant la vue", mais s'exprimait oralement, souvent avec la véhémence d'une combattante. On oscille dans ces pages entre le style oral et l'écriture construite ; il en ressort une préoccupation constante : face à la double discrimination dont elles sont l'objet, les femmes handicapées sont appelées à être des citoyennes à part entière ! Evidemment, ces textes, parfois très courts, d'autres très longs, comportent des répétitions. Mais c'est à la fois normal et instructif. Probablement les deux phrases qui reviennent le plus souvent sont celles-ci : "Le handicap n'est pas mon identité, il est dû au hasard de la vie ! " ; et : "Je suis femme handicapée sans doute mais Citoyenne avant tout". Ces derniers mots ont été gravés sur sa tombe à Fenouillet (Pyrénées-Orientales).
La fille avait l'air Complètement brisée Totalement paumée Elle marchait doucement Le pas chancelant La tête baissée Les yeux mouillés La fille avait l'air D'appeler à l'aide Mais aucun son Ne sortait de ses lèvres. Une fille.
Une semaine sous le cimetière vous invite à une plongée littéraire aussi élégante qu'audacieuse, où la mort se révèle sous un jour inattendu : non comme une fin, mais comme une étrange continuation de l'existence. A travers une prose subtile, mêlant humour fin et poésie, ce roman interroge nos certitudes avec une élégance rare. Et si le cimetière n'était qu'un seuil, et non une frontière ? Entre philosophie et fiction, Alain Piot déploie une réflexion envoûtante, où les destins s'entrecroisent sous terre, défiant le temps et les apparences. Inspiré par Jankélévitch, qui dit que le meilleur moyen d'exorciser la mort est d'écrire un livre sur le sujet, ce récit transforme l'angoisse en une oeuvre lumineuse, où l'écriture devient l'arme ultime pour apprivoiser l'inconnu. Alain Piot, né en 1941 en Charente, est un sociologue, théologien et Docteur en information-communication. Formé à l'EHESS et engagé aux côtés de son épouse, il a cofondé l'association Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir, dédiée à la lutte contre la dévalorisation des femmes, notamment handicapées. Auteur de plusieurs essais percutants, il y dénonce avec rigueur la "diabolisation" des femmes dans la société.
Le sujet de cette petite comédie est inspiré d'un voyage de l'auteur au Venezuela avec son épouse en 1998. Plusieurs années plus tard (près de 30 ans ! ), il s'attèle à un exercice quotidien, fécond pour son cerveau : chaque matin, au réveil, il s'empresse de mettre par écrit une ou deux idées représentant les moments forts de son voyage. Une méthode pour ne pas vieillir... idiot ! De ce voyage, il lui est resté en mémoire ce fruit curieux et mystérieux, la noix de coco. Mais ses contacts avec les habitants lui ont fait toucher du doigt la réalité sociale de ce pays, passé d'une grande richesse à la pauvreté actuelle et il a essayé de traduire cette situation à travers une référence historique, la controverse de Valladolid organisée en 1550 par Charles Quint, qui avait pour but de définir officiellement la légitimité ou l'illégitimité de l'esclavage des peuples amérindiens. Certaines "disputatios" résonnent dans ce pays et cette zone caribéenne avec une réelle modernité !
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.