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Espaces lointains, espaces rêvés dans la fiction romanesque du Grand Siècle
Pioffet Marie-Christine ; Cotelli Sara
SUP
32,00 €
Épuisé
EAN :9782840504948
L'importance du voyage dans la fiction romanesque à l'Âge baroque n'est plus à démontrer. Dans le sillage des héros grecs, les protagonistes des romans français s'aventurent de plus en plus nombreux au-delà des mers. Plusieurs d'entre eux aboutissent en Amérique, en Asie et même parfois en Afrique. L'horizon romanesque, faisant écho à la vogue des relations de séjour en pays éloignés, se dilate et investit des régions jusqu'alors méconnues. Toutefois, les pays étrangers sont loin de jouir d'une égale faveur de la part des écrivains. Alors que la Barbarie et l'Empire ottoman forment des terres de prédilection pour nouer des intrigues galantes, l'Afrique noire, l'Amérique septentrionale et la Scandinavie, le plus souvent boudées, restent des destinations aléatoires, où les héros de romans aboutissent malgré eux. Cet ouvrage de synthèse met ainsi au jour les disparités qui opposent les grandes aires géographiques de la planète dans l'imaginaire du temps. Miroir des préjugés de l'époque, l'exotisme romanesque n'est toutefois pas aussi fantaisiste que certains critiques ont voulu le faire croire. Bien au contraire, les descriptions des ailleurs lointains s'appuient le plus souvent sur des sources livresques de première ou de seconde main, qu'il s'agisse des écrits des cosmographes, des comptes rendus de missions, ou encore des récits de découverte. Cette étude met au jour la dette de ces auteurs envers la littérature viatique, comme on l'appelle le plus souvent maintenant. Loin de constituer des inventions purement originales, les êtres insolites que Gomberville, de Norsègue et Brémond imaginent dans les vastes étendues de l'Afrique ou de l'Amérique ont quelque ancêtre chez les historiens de l'Antiquité ou les compilateurs de la Renaissance. Cette exploration du lieu fictif s'inscrit donc dans une perspective archéologique remontant au fil des textes à travers les âges.
Heureux l'homme qui ne siège pas avec les méchants ! Heureux l'homme qui se plaît dans la loi du Seigneur et la murmure jour et nuit ! " Ce livre propose une lecture attentive et priante du premier psaume de la Bible. Au-delà du simple texte et de la prière, le psaume est la trace d'une expérience, d'une quête de sens, d'une quête de Dieu. Placé sous l'aile bienveillante de la sagesse biblique, le lecteur est guidé par des éléments d'exégèse mis à la portée de tous et par une initiation à la prière. Le ton simple, émaillé d'anecdotes, fait de cet ouvrage une porte ouverte sur la promesse de bonheur qu'offrent les Ecritures.
Jésus et la Samaritaine : le texte johannique du dialogue avec la Samaritaine, lu par les chrétiens de jadis et de naguère. On mesure vite à quel point ce texte est interprété de manière plurielle, et toujours en fonction de l'actualité du commentateur. Avec l'aide de collaborateurs, Jean-Michel Poffet, maître-assistant à l'université de Fribourg, balaye ici vingt siècles d'écrits sur Jn 4. Un " Supplément " qui montre fort bien ce que cette nouvelle série voudrait offrir.
Ayant mené sa brillante carrière de l'Ecole biblique de Jérusalem à l'université de Fribourg, le dominicain Jean-Michel Poffet explique ici en quoi la science exégétique sert d'abord l'annonce de la Bonne Nouvelle. Lumineux. La foi paraît difficile à transmettre. Or la fragilité n'est pas du côté de l'Evangile mais de sa transmission. Comment faire face à un tel défi ? Par chance, nous avons quelques éléments de réponse dans le premier document du christianisme : la première lettre de S. Paul aux Thessaloniciens. Surprenant cet apôtre qui n'évangélise pas seul mais en communion avec d'autres ! Original ce discours qui fait passer à des païens le meilleur de l'héritage juif : c'est une première inculturation. Honorer ceux et celles auxquels on s'adresse, mais aussi orienter leur espérance et leur joie et désirer affermir tout autant que consoler : tel est le message. Tout cela ne serait qu'effet de langage s'il n'y avait pas une pratique très concrète, constatable par tout un chacun : " vous savez comment nous sommes venus chez vous " répète Paul. Il valorise ses collaborateurs et se dit fier des chrétiens qu'il voit goûter à l'Evangile. Cet essai met en lumière une pastorale paulinienne originale qui, au-delà des clichés, est stimulante pour une Eglise invitée à réfléchir à la " synodalité " : une Eglise plus humble et plus proche de ses origines.
Le XVIIe siècle donne naissance à une prolifération de lieux imaginaires. De nombreuses cartes allégoriques, utopies et dystopies y voient le jour. Mais les romans, les contes de fées, les pamphlets, les chroniques mondaines et même les récits de voyages n'échappent pas à cette vogue, à tel point qu'on peut appréhender la topographie fictive comme un mode d'expression privilégié du Grand Siècle. Le présent recueil se veut un guide des espaces sans référent, de leur configuration et de leurs enjeux symboliques ou idéologiques. Il permettra au lecteur de revisiter des lieux célèbres comme le pays de Tendre ou la mythique Terre Australe, ainsi que des territoires méconnus mais particulièrement riches de signification. La topographie métaphorique a également alimenté de nombreux débats. Les violentes polémiques suscitées autour de la publication de la Nouvelle allegorique ou Histoire des derniers troubles arrivez au Royaume d'Eloquence (1658) d'Antoine Furetière et de la Carte de Tendre (1654) esquissée par Madeleine de Scudéry montrent à quel point les représentations de pays imaginaires cristallisaient les passions. S'ensuivent également plusieurs discussions théoriques. Pour témoigner de la vivacité de ces échanges, figure en annexe une réédition critique de la Lettre d'Ariste à Cleonte contenant L'Apologie de l'Histoire du Temps ; ou La Defense du Royaume de Coqueterie par François Hédelin, dit l'abbé d'Aubignac. Ce remarquable traité, publié pour la première fois en 1659 puis réédité en 1660, dresse une véritable poétique du lieu imaginaire et une histoire de l'allégorie depuis l'Ancien Testament jusqu'à l'époque classique.
Tabeaud Martine ; Browaeys Xavier ; des Gachons An
Des centaines d'aquarelles. Un seul et même motif : le ciel de la Champagne. André des Gachons (1871-1951), artiste peintre, météorologue bénévole, a saisi presque chaque jour, pendant près de quarante ans, des instantanés du paysage céleste. Il les a associés à des relevés météorologiques. A l'état de l'air, il a ajouté un tableau du ciel, dont les couleurs et les formes changeantes devaient permettre de prévoir le temps du lendemain. Au temps de la Grande Guerre, ces oeuvres sont des documents de premier ordre, lorsqu'on les met en regard des témoignages des soldats et des officiers, qui étaient dans la boue des tranchées, les nacelles des ballons, à bord des avions ou derrière les canons. La "météo" était l'une de leurs préoccupations quotidiennes. Chaque jour, André des Gachons a donné des couleurs au temps. Il nous a laissé des ciels de Champagne qui entrent ainsi dans l'histoire de la guerre 1914-1918.
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "
Ahmad Zaki fut entre 1892 et 1934 l'une des figures les plus dynamiques de la vie culturelle égyptienne : polyglotte, traducteur, bibliophile, philologue, homme d'érudition, mais épris de modernité et de voyages. A l'aise tant dans la culture arabe que française, il stupéfiait déjà ses contemporains par l'ampleur de ses connaissances et sa liberté d'esprit. Le tour d'Europe qu'il effectua à partir de 1892 et dont on présente ici la traduction intégrale a tout pour nous étonner encore aujourd'hui par éclectisme dont il témoigne. Rédigeant ses feuillets à la diable, d'où un style singulièrement alerte, l'auteur nous fait partager le regard qu'il porte à la fois en humaniste, en ethnographe amateur et en touriste bon vivant, sur l'Italie, la France, l'Angleterre, le pays de Galles, la péninsule Ibérique, auréolée pour lui du souvenir d'Al-Andalus et de ses splendeurs. Chemin faisant, ce qui se construit, dans ce récit au ton personnel, mi-parti d'humour et de souci patriotique, c'est aussi un discours occidentaliste, véhiculant savoir et représentations moins de "l'Autre", que des autres, mais sans aucune lourdeur dogmatique.