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Pierre Bourdieu et la théorie du monde social
Pinto Louis
ALBIN MICHEL
25,80 €
Épuisé
EAN :9782226315076
Montrer les principaux gestes qui sont au principe d'une oeuvre majeure, restituer le contexte intellectuel au sein duquel elle s'est construite, expliciter ses dimensions anthropologiques et philosophiques : tels sont les objectifs de Louis Pinto, dont le travail, en cela bien différent d'une simple exégèse, intègre les enseignements que propose cette oeuvre. La théorie élaborée par Pierre Bourdieu, loin d'être objectiviste ou scientiste, implique la réflexivité au coeur même d'une pratique scientifique qui met en question le privilège de l'observateur. Elle nous offre les moyens intellectuels de transformer le regard que nous portons sur le monde social ainsi que sur nous-mêmes. En ce sens, elle peut être considérée comme une socioanalyse nous permettant de comprendre des choses à la fois personnelles et générales, les jeux que nous jouons, les intérêts que nous y investissons et les résistances que nous opposons à la reconnaissance de tout ce qui était jusqu'alors voué à la méconnaissance. S'il est vrai que l'ordre social repose sur des croyances profondément enfouies autant que sur des structures objectives, la sociologie enferme nécessairement une vision politique du monde social. Elle nous apprend à associer l'esprit d'utopie à la connaissance réaliste de cet ordre.
Dans la démarche qu'exposaient les auteurs du Métier de Mans (Pierre Bourdieu, Jean-Claude Chamboredon et Jean-Claude Passeron) la e construction d'objet " occupait une place centrale mais un peu mystérieuse : en substance, la science doit rompre avec le sens commun, voir les choses autrement et poser ainsi des questions inédites. Signe peut-être de sa réussite, cette notion n'a pas échappé à une certaine routinisation. Il est d'autant plus utile de revenir aujourd'hui sur sa signification et ses enjeux. L'intention de ce recueil n'est pas de collecter et compiler des commentaires savants. Plusieurs chercheures se sont efforcés d'expliciter leur construction d'objet en s'appuyant sur leurs propres recherches (action publique, politique, sport, délinquance, protection de l'enfance, religion, art). Ils montrent que le travail scientifique ne se réduit pas à l'accumulation d'informations sur un domaine et exposent en quoi et avec quoi ces recherches ont impliqué une "rupture". Loin de l'image académique et bureaucratique d'une discipline partagée en une multitude de spécialités séparées par un droit d'entrée élevé, la sociologie y apparaît "générale" : elle s'engage ou se risque totalement dans chacun de ses objets. Telle est la raison d'être de cet ouvrage.
L'expérience de la collection savoir/agir révèle la richesse et l'originalité des analyses proposées par des intellectuels critiques. Or ceux-ci, plus familiers avec la description et l'explication du réel qu'avec l'élaboration de programmes, ne sont pas à l'aise dans une conjoncture électorale. Mais, précisément pour cette raison, ils ne sont pas nécessairement mal placés pour faire ce qu'eux seuls sont en mesure de faire. À savoir d'une part, établir un diagnostic synthétique de l'état des choses dans un domaine de leur compétence ; d'autre part, énumérer un certain nombre de points qui leur semblent décisifs pour ce que pourrait être une politique de gauche. L'exercice de militantisme intellectuel proposé ici a quelque chose de paradoxal. Alors que la gauche de gauche se voit d'ordinaire associée à des idées dites maximalistes, il s'agit de favoriser, sur des points précis, la formulation de principes d'action en deçà desquels une gauche digne de ce nom ne pourrait que se déjuger : non pas placer la barre très haut, la placer plutôt au minimum, un minimum qui pourrait aussi être l'essentiel, bref ce qui ne saurait être escamoté. L'urgence semble aujourd'hui de montrer qu'autre chose est possible, réalisable, en refusant à la fois la capitulation social-démocrate devant la loi d'airain du capitalisme financier et le délire incantatoire du discours "anticapitaliste". Le "réalisme utopique" dont parlait Bourdieu ne se distingue ni par les fausses précisions du discours d'expert ni par des proclamations grandioses mais vagues : il consiste à chercher les points précis où peut se faire un basculement des rapports de force en faveur de la justice sociale, de la démocratie et de la maîtrise collective du futur. Etre "radical" consiste à être simplement conséquent : c'est, après avoir pris connaissance des questions posées, chercher des réponses qui pourraient être à la hauteur de ces questions. En matière d'environnement ou de marché financier, la réalité se charge de montrer que des idées autrefois considérées comme radicales, et donc exclues de l'horizon du pensable, ne sont pas aussi extravagantes qu'on avait bien voulu le dire.
??travers des études de cas (deux auteurs juifs et un catholique: Levinas le plus connu, 1905-1995; Hermann Cohen, philosophe néo-kantien allemand, 1842-1918; Jules Lachelier, philosophe français spiritualiste, 1832-1918), il sagit danalyser certains aspects de la religiosité intellectuelle: comment des philosophes ont tenté de mettre en forme un discours de salut en lequel ils puissent se reconnaître doublement comme lettrés et comme membres dun groupe confessionnel? Ce qui réunit ces trois penseurs, au delà dimportantes différences, est une attitude anti-mystique: le contact avec lAbsolu ne passe pas par les voies de laffectivité mais par celles de labstraction, de lintellect, de leffort sur soi-même. Les demandes de salut intellectuel quils tendent à satisfaire sont celles des groupes les moins attirés par les pratiques magiques, émotionnelles et « populaires »: lAbsolu ne se donne pas comme une chose à prendre mais dans la distance, le retrait, lannonce, la promesse.
Le sens et la valeur des œuvres philosophiques, comme de tous les autres biens culturels, dépendent, pour partie, des conditions de leur réception et de leur circulation parmi une multitude de lecteurs et d'interprètes. Ce commerce des œuvres philosophiques donne lieu à des affrontements pour la définition de la pensée " authentique " d'un auteur et, plus encore, pour le monopole de la lecture légitime. Les importations et exportations de textes et d'auteurs entre pays mais aussi entre disciplines constituent des situations quasi expérimentales pour l'observation de ces luttes symboliques... Les contributions réunies dans ce volume étudient des cas particulièrement éclairants de ce commerce national et international des idées philosophiques. Comment des figures majeures comme Kant, Nietzsche, Wittgenstein ont-elles pu migrer, revivre ou renaître ? Comment l'importation a-t-elle pu servir, dans certains cas, des visées politiques ? Pourquoi certains importateurs font-ils un retour à Simmel et Tarde ? En quoi consiste l'importation de produits postmodernes de prestige dans un pays et une discipline dominés ? Telles sont quelques-unes des questions abordées dans cet ouvrage où l'érudition n'a pas d'autre fin que de contribuer, grâce à l'angle choisi, à une sociologie des œuvres philosophiques et, par là, à celle des biens culturels.
Résumé : En dehors d'approches ethnologiques, l'intérêt pour l'étude de la divination et des arts divinatoires en général a été pendant longtemps réduit, en occident, au débat qui oppose les sciences et les " parasciences ". D'un côté, le mépris et la négation systématique ; de l'autre, une confiance aveugle qui n'est pas sans rapport avec ce qu'il est convenu d'appeler la " pensée magique ". N'est-ce pas là, d'une part et d'autre, la meilleure façon de passer à côté du sujet, en le constituant comme croyance et non comme objet d'étude ? S'il est vrai que les procédés divinatoires, de la géomancie à l'astrologie, ne relèvent pas de la science, il n'en reste pas moins qu'ils ont une réalité propre dont il faut rendre raison. C'est à ce travail profondément novateur que s'est attachée Marie-Louise von Franz. Explorant les fondements inconscients qui ont donné le jour à "c es pratiques", la disciple de Jung affirme que les arts divinatoires dont d'abord symboliques. Ils obéissent à des lois spécifiques qui peuvent nous renseigner sur ce " lieu " de l'âme où se rejoigne potentiellement l'esprit et la matière.
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
Cet ouvrage est le fruit de la pratique de zazen enseignée par Maître Taisen Deshimaru, expérience fondamentale de connaissance de soi, des autres, du monde et du cosmos. Comment vivre ici et maintenant? Comment observer son karma sur le chemin de la vie à la mort? Comment se concentrer instant après instant tout au long de la vie quotidienne afin de vivre pleinement le moment présent et ne pas laisser vainement passer le temps? Observation-concentration, aller de l'un à l'autre, telle est la méthode que nous propose Maître Deshimaru aussi bien à travers la posture de zazen que durant la vie quotidienne. C'est à partir de cette pratique millénaire et au-delà du temps, par l'entraînement du corps, de la respiration et de l'esprit qu'on devient un miroir où tout peut se réfléchir. Cet ouvrage, basé sur les principes de la médecine orientale, nous livre de plus un enseignement fondé sur l'ésotérisme du bouddhisme Mahayana et jamais révélé en Occident.