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Acouphène
Pinto Emmanuel ; Cohen Laurent
ACTES SUD
22,40 €
Épuisé
EAN :9782330002237
En 1981, pendant la première guerre du Liban, Pini, diminutif de Pinto, était soldat. A un carrefour, il s?est trouvé nez à nez avec un enfant qui pointait sur lui son rpg, il a tiré, l?enfant est mort. Mais nous n?en sommes pas sûrs. En chacun de nous est enterré un enfant mort. Celui que les adultes tuent en chacun de nous, par temps de paix ou de guerre. Accablé d?un sifflement dans les oreilles, Pini part à sa recherche, mais le souvenir est trompeur, erratique. Nous le suivons au Liban, en 1981, lors de l?opération Litani et des massacres de Sabra et Chatila. Jean Genet y était présent comme témoin visuel. Il était malade, amoureux d?un jeune Palestinien et logé à Beirut par Léïla Shahid. Comment pouvait-il prendre parti? Que croyait-il savoir de la guerre? Emmanuel Pinto est aussi metteur en scène, il admire Genet. Mais en quelque sorte, il écrit ce livre en dialogue avec Genet. Et sa démarche, toute en tâtonnements irrésolus, est à contre-courant de celle du film Valse avec Bachir, d?Ari Folman où de puzzle en puzzle, l?auteur recréait le souvenir et l?horreur de la guerre, et la réminiscence de la Shoah, et la grossièreté des soldats israéliens. Chez Pinto, tout est intérieur, délicat, et dans le brouillard. Dans le vacarme de la guerre, la mémoire se brouille, nous dit-il, et il démonte et met en scène ce brouillage. C?est en cela que ce livre est magistral et nous fait entendre une autre voix et une détresse qu?aucune recherche mémorielle ne peut apaiser. Le livre se déploie sur une deuxième partie et un deuxième registre, tout aussi fort que le premier: le mère de Pini, rendue folle par le départ de ses fils au front, s?enferme sur sa terrasse et écrit des lettres à ses fils. Elle les supplie de revenir à la maison sans héroïsme ni bravoure. A mesure qu?elle leur écrit, elle invente et s?approprie un hébreu flamboyant qu?elle ne possédait pas: elle est algérienne et ne sait que l?arabe et le français. Et Pinto bascule avec elle dans la douleur et la folie qui lui rendent la parole dans une langue étrangère. Superbe. Acouphène est un texte d?une écriture magnifique, variée, souple, tantôt lyrique, tantôt urgente, où l?argot côtoie une poésie héritée de la Bible, du Talmud; le monologue intérieur y est porté à des sommets. C?est un livre brûlant qui fera débat, qui choquera et qui bouleversera, qui donnera à penser.
Résumé : " A Pierre Bourdieu, la philosophie reconnaissante ". Préfacé par Jacques Bouveresse, professeur au Collège de France, ce livre réunit les travaux d'un séminaire dirigé par Eveline Pinto, professeur de philosophie à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne. Ils visent à mesurer l'apport des sciences sociales à la philosophie de l'art, et à expliquer pourquoi il est devenu impossible de penser les biens de culture autrement qu'avec les catégories construites par le sociologue brutalement disparu. Christophe Charle, professeur d'histoire à l'Université Paris I, rend hommage à celui dont il fut l'élève en ajoutant à l'ouvrage son premier exposé au séminaire du maître à l'ENS Ulm, sur Zola, de la figure du savant à celle du prophète. Il y a comme un effet de réverbération entre des textes (études théoriques et analyses de cas) qui partagent les mêmes orientations épistémologiques. Littérature et sciences, même visée ? Par une pratique qui unit la critique littéraire et la réflexivité critique, Pierre Bourdieu montre leur convergence jusqu'à un certain point (Eveline Pinto). Vues d'Allemagne, les études littéraires en France ont paru longtemps décalées, jusqu'au moment où, grâce à leurs liens avec les sciences sociales, elles ont comblé leur retard (Joseph Jurt). A propos de " l'économie temporelle de la représentation théâtrale ", est analysée la relation entre spectateurs et acteurs en termes d'attentes réciproques (Emmanuel Bourdieu). De l'écrivain de l'Etat monarchique à l'intellectuel moderne, l'évolution de cette figure apparaît étroitement liée à l'histoire de l'autonomisation du champ littéraire (Gisèle Sapiro). Les cas étudiés sont tous empruntés à la modernité littéraire et artistique : la naissance d'Ibsen, écrivain européen (Pascale Casanova) ; Proust, sociologue du particulier, dans la confrontation de l'habitus bourgeois et aristocratique (Jacques Dubois) ; Mallarmé/Manet et le face-à-face de l'artiste et de son public à l'âge des foules (Pascal Durand) ; les usages politiques paradoxaux de la référence à Sade dans le champ littéraire de l'après 1945 (Anne Simonin) ; l'autonomie de l'artiste affirmée par Hans Haacke (Inès Champey).
Résumé : Depuis l'avènement d'un pouvoir spirituel laïque dans la France issue de la Révolution, la littérature a revendiqué sa place au premier rang des valeurs culturelles. Cette place, que le philosophe lui dispute depuis l'Antiquité, aurait-elle été menacée avec l'apparition d'une nouvelle discipline, la sociologie, à la fin du me siècle ? Ce volume rassemble des études qui ne portent pas, selon un usage canonique bien établi, sur les points dits cruciaux de l'interprétation la plus pointue à donner d'une même ?uvre ou d'un même auteur. Il réunit les travaux d'un colloque interdisciplinaire où étaient invités à communiquer sur tel aspect théorique ou sur tel écrivain de leur choix, des littéraires, des linguistes, des historiens, des sociologues et des philosophes partageant quelques présupposés : il n'y a pas plus d'essence de la littérature que de l'écrivain. Celui-ci, certes, " travaille sa parole " et lui accole une fonction esthétique; cependant, au cours de la longue histoire de la littérature, il a fait aussi la preuve que ce n'est pas un trait inessentiel de sa profession que de chercher à penser et à transformer les valeurs cognitives, les valeurs morales et les valeurs sociales. Représentation de la réalité, manière de constituer un monde, la littérature s'apparente à l'activité du savant et du philosophe, mais garde comme celles qui lui font concurrence une spécificité, un style qui lui est propre. Ces spécificités ne transforment pas nécessairement l'espace des disciplines en un champ de compétition féroce, mais constituent un univers culturel diversifié, où ceux qui partagent même forme de vie peuvent s'associer et discuter de l'objet et de l'enjeu de leurs recherches.
Mimouni Céline ; Pinto Maria ; Lafont Emmanuelle ;
Résumé : Un livre complet contenant : Des cours clairs et complets conformes aux nouveaux programmes, Des conseils de méthodologie à chaque chapitre, des astuces et les pièges et erreurs à éviter, Différents niveaux de difficultés pour des exercices progressifs et un " exo défi " par matière pour aller plus loin, Des bilans pour s'évaluer dans chaque discipline. Et un sujet de brevet blanc par discipline. Avec, en plus, un accès gratuit en ligne avec : Des exercices interactifs en français et en maths, Une explication des nouveaux programmes, Des réponses à toutes les questions sur le collège.
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
Une dramatique vérité familiale dévoilée par deux jeunes gens dans une maison-mausolée élevée à la mémoire de ceux qui ont péri dans un incendie. Etrange et obsédant. Prix polar international de Cognac 2010.Notes Biographiques : Né en 1958 à Osaka, Keigo Higashino est l'une des figures majeures du roman policier japonais. Son oeuvre, composée d'une soixantaine de romans et d'une vingtaine de recueils de nouvelles, connait un succès considérable. Plus d'une vingtaine de ses ouvrages ont été porté à l'écran et il a remporté de nombreux prix littéraires dont le prestigieux prix Edogawa Rampo ainsi que le prix du meilleur roman international du Festival Polar de Cognac 2010 pour La maison où je suis mort autrefois. Le Nouveau est son neuvième roman à paraître dans la collection "Actes Noirs".
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.
Biographie de l'auteur Née en 1962, Yoko Ogawa a obtenu en 1988 le prix Kaien pour son premier roman, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.
Il y avait une vieille à Jérusalem. Une magnifique vieille comme vous n'en avez pas vue de toute votre vie. Elle était vertueuse et elle était sage, elle était gracieuse, et modeste aussi. Ses yeux n'étaient que bonté et compassion, et les rides de son visage, toutes de bénédiction et de paix". Tehila est âgée de 104 ans lorsque le narrateur, lui-même écrivain, fait sa connaissance au cour de la vieille ville de Jérusalem. Immédiatement ébloui, il nous raconte la bienveillance de cette femme, son extrême générosité ainsi que son passé tragique. Un jour, alors que Tehila lui demande de rédiger une lettre à l'attention d'un certain Shraga, elle lui conte son enfance en Europe et ses fiançailles rompues par son père. Elle décrit les années de malédiction qui s'ensuivirent et qui menèrent ses deux fils à la mort avant de faire sombrer sa fille dans la folie. Depuis, Tehila consacre sa vie à l'étude des psaumes et aux autres, mais elle ne peut se résigner à s'éteindre avant d'avoir adressé quelques mots d'excuse à celui qui aurait dû être son mari, Shraga. Ce court roman est l'un des textes les plus émouvants de S. J. Agnon, un texte fondateur aux innombrables perspectives. Tehila est un livre sur les différents courants du judaïsme autant qu'un poème dédié à Jérusalem, c'est un texte sur le malheur et un récit sur la sagesse à la fois. Tehila est enfin un merveilleux hymne à la beauté des femmes qui, par-delà-même la mort, rayonne dans l'ouvre du grand écrivain israélien.
Boris Zaidman, né à Kichinev en Union soviétique en 1963, est arrivé en Israël à l'âge de treize ans. Il a exercé différents métiers dans la publicité. Hemingway et la pluie des oiseaux morts, son premier roman, a été acclamé par la critique lors de sa publication en 2006.
Dans un cirque, un employé chargé de nettoyer les cages des animaux accepte d'être envoyé dans le ciel comme un boulet de canon ; le jeune pensionnaire d'un étrange orphelinat découvre qu'il est un clone d'Adolf Hitler créé pour venger les victimes de la Shoah ; un accidenté de la route perd la mémoire et se retrouve dans une pièce virtuelle avec une femme virtuelle, à moins que ce ne soit l'inverse...Facétieuses, corrosives et incroyablement brillantes, les vingt-deux nouvelles d'Incident au fond de la galaxie nous immergent dans l'univers " keretien ", où le virtuel et le fantastique viennent subtilement troubler la réalité pour faire surgir de profondes réflexions sur le deuil, la solitude et les stigmates de l'Histoire.Traduit de l'hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech.
Résumé : Yoel Blum, célèbre auteur israélien, se rend à Amsterdam, sa ville natale, pour assurer la promotion de son nouveau roman, et ce en dépit de la promesse qu'il avait faite à sa mère de ne jamais y retourner. En visite au Musée historique juif, il voit un film d'archives où apparaît sa mère tenant un bébé qu'il ne reconnaît pas. Qui peut bien être cet enfant et pourquoi sa mère, aujourd'hui morte, ne lui en a-t-elle jamais parlé ? Premier roman traduit en français d'Emuna Elon, écrivaine reconnue et primée en Israël, Une maison sur l'eau remonte le cours du passé et confronte le lecteur aux heures sombres d'Amsterdam, au fil d'un poignant voyage dans le temps et la mémoire. Une réflexion inoubliable sur l'identité et les origines. "Une histoire d'amour, de perte et de désir. Ce conte passionné et passionnant est une réflexion sur la survie". Kirkus ReviewTraduit de l'hébreu par Katherine Werchowski