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PENSER L ART ET LA CULTURE AVEC LES SCIENCES SOCIALES
PINTO
PUB SORBONNE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782859444655
A Pierre Bourdieu, la philosophie reconnaissante ". Préfacé par Jacques Bouveresse, professeur au Collège de France, ce livre réunit les travaux d'un séminaire dirigé par Eveline Pinto, professeur de philosophie à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne. Ils visent à mesurer l'apport des sciences sociales à la philosophie de l'art, et à expliquer pourquoi il est devenu impossible de penser les biens de culture autrement qu'avec les catégories construites par le sociologue brutalement disparu. Christophe Charle, professeur d'histoire à l'Université Paris I, rend hommage à celui dont il fut l'élève en ajoutant à l'ouvrage son premier exposé au séminaire du maître à l'ENS Ulm, sur Zola, de la figure du savant à celle du prophète. Il y a comme un effet de réverbération entre des textes (études théoriques et analyses de cas) qui partagent les mêmes orientations épistémologiques. Littérature et sciences, même visée ? Par une pratique qui unit la critique littéraire et la réflexivité critique, Pierre Bourdieu montre leur convergence jusqu'à un certain point (Eveline Pinto). Vues d'Allemagne, les études littéraires en France ont paru longtemps décalées, jusqu'au moment où, grâce à leurs liens avec les sciences sociales, elles ont comblé leur retard (Joseph Jurt). A propos de " l'économie temporelle de la représentation théâtrale ", est analysée la relation entre spectateurs et acteurs en termes d'attentes réciproques (Emmanuel Bourdieu). De l'écrivain de l'Etat monarchique à l'intellectuel moderne, l'évolution de cette figure apparaît étroitement liée à l'histoire de l'autonomisation du champ littéraire (Gisèle Sapiro). Les cas étudiés sont tous empruntés à la modernité littéraire et artistique : la naissance d'Ibsen, écrivain européen (Pascale Casanova) ; Proust, sociologue du particulier, dans la confrontation de l'habitus bourgeois et aristocratique (Jacques Dubois) ; Mallarmé/Manet et le face-à-face de l'artiste et de son public à l'âge des foules (Pascal Durand) ; les usages politiques paradoxaux de la référence à Sade dans le champ littéraire de l'après 1945 (Anne Simonin) ; l'autonomie de l'artiste affirmée par Hans Haacke (Inès Champey).
La neurolinguistique vise à comprendre les liens entre le fonctionnement cérébral et le comportement langagier. En étudiant les relations entre le cerveau et le langage, les chercheurs en neurolinguistique tentent de comprendre l'architecture anatomo-fonctionnelle des grandes fonctions langagières. Grâce à l'avènement des techniques d'imagerie cérébrale fonctionnelle, au développement des neurochirurgies fonctionnelles et à la modélisation neuromimétique, la neurolinguistique est une discipline en perpétuelle évolution. Rédigé par les meilleurs spécialistes francophones, cet ouvrage de référence présente de la manière la plus exhaustive les différentes thématiques et les récentes découvertes en neurolinguistique. Les auteurs reviennent sur l'histoire de cette discipline, abordent les bases anatomiques, physiologiques et cérébrales indispensables en neurolinguistique, présentent les principaux axes de recherche fondamentale avant de décrire les troubles de la parole et du langage.
La musique a-t-elle un genre ? " : dans les milieux autorisés, la question soulève encore souvent indifférence polie, sinon hilarité, voire mépris. Et pourtant ! Comme la littérature et la peinture, la musique n'échappe pas aux catégorisations genrées et encore moins aux inégalités de genre qui relèguent dans l'ombre les femmes artistes. Ce volume examine sur la longue durée ce phénomène d'invisibilisation des musiciennes à l oeuvre tant dans l'historiographie que dans l'imaginaire social, tant dans les discours que dans les pratiques de création et les programmations. Repérant les différentes voies de disqualification des talents féminins, les seize études réunies ici scrutent les indices de l'enfouissement des musiciennes dans les traités philosophiques et esthétiques, dans les manuels d'éducation, dans les témoignages du public, dans les récits de vie, comme dans les écrits savants et la critique musicale, y compris la plus récente. Surgissent ainsi autant de jalons pour débusquer et mieux déconstruire les stéréotypes de genre dans les écrits sur la musique et les pratiques musicales d'hier et d'aujourd'hui.
Dans cette étude, De l'esprit des lois est abordé sous l'angle théorique d'une science nouvelle ayant pour objet les institutions humaines, puis sous l'angle politique d'un recensement des moyens disponibles pour freiner le passage au despotisme.
Résumé : Comment définir la famille en Grèce ancienne ? Qui invite-t-on chez soi ? Suivant quelles modalités ? Pourquoi ? Longtemps, les historiens ont exclu la famille du champ d'étude de la sociabilité, considérant qu'elle relevait de la sphère privée. L'analyse de célébrations ritualisées et normées, le plus souvent festives (mariage, naissance, décès ; sacrifices, banquets, processions, danses, chants), entre parents, amis et voisins, autrement dit entre familiers (oikeioi), ainsi que des discours qui y font référence (tragédies, comédies, plaidoyers civils, discours philosophiques, lois), conduit cependant à éclairer des formes de sociabilité plus ou moins formelle propres à appréhender la composition de la famille grecque dans l'Antiquité, son ouverture, ses limites et à définir ses normes, sa cohésion et son identité par des comportements spécifiques et les liens créés. Elle permet également de situer les individus dans l'oikos en fonction de leur statut, de leur âge et de leur sexe. Les célébrations sont organisées et transformées en spectacle, les relations forgées sont théâtralisées. La famille est ainsi comprise comme un noeud de solidarités organiques et imbriquées, un espace de visibilité sociale aux frontières perméables et floues, plutôt que comme une structure juridique figée et un lieu d'expression du privé à l'intérieur de la cité grecque. Le livre met en lumière les liens qui se nouent et perdurent à l'intérieur de la famille et la manière dont ces relations tissées dans un cadre domestique façonnent des interactions plus larges de la famille à la cité, principalement aux époques archaïque et classique, dans le monde grec. Il pose en définitive la difficile question de la nature de la cité.