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A bas la presse bourgeoise ! Deux siècles de critique anticapitaliste des médias, de 1836 à nos jour
Pinsolle Dominique
AGONE
17,00 €
Épuisé
EAN :9782748904994
La liberte´ de la presse a ceci de commun avec la Re´publique qu?elle est aujourd?hui de´fendue me^me par les forces politiques qui ont le plus fe´rocement ferraille´ contre elle dans un passe´ pas si lointain. Les avocats de la critique de la presse, eux, sont beaucoup moins nombreux. Passe encore de fle´trir l?autoritarisme d?un magnat tout-puissant. Mais au-dela` ? Sugge´rer qu?il n?y aura pas de liberte´ de la presse tant que les me´dias sont accapare´s par une minorite´ fortune´e suscitera des regards suspicieux : complotisme ?... A` l?heure des amalgames faciles, rappeler que la lutte pour la liberte´ de la presse a aussi remis en cause, parfois avec fracas, le pouvoir de ses proprie´taires, n?est pas inutile. Car a` trop attribuer aux seuls libe´raux les acquis de ce combat, on en oublierait presque que ce dernier avait aussi partie lie´e avec la lutte des classes. La concentration actuelle des grands me´dias entre les mains d?une poigne´e de grandes fortunes suffit a` e´valuer les limites de leurs mobilisations. Mais ces dernie`res n?en ont pas moins marque´ l?histoire de la presse, en menant sur le terrain e´conomique un combat loin d?e^tre termine´. Contre la « presse bourgeoise » possédée par ceux qui cherchent à s?enrichir encore davantage, des intellectuels, des journalistes, des hommes politiques, des syndicalistes et une infinité de militants anonymes ont écrit, débattu, fait grève, imaginé des manières plus démocratiques de produire de l?information.
Résumé : Tout se passe aujourd'hui comme si l'acte éducatif était devenu problématique pour les acteurs qui en ont la charge, sous les injonctions à la fois d'une forte demande sociale de réflexion autour de l'éducation et la résurgence du concept d'autorité dans les discours publics. Comment expliquer ce malaise que semble éprouver notre société à l'égard de l'éducation ? En revenant sur l'évolution des pratiques éducatives, des structures familiales et des représentations de l'enfant, Julie Pinsolle dessine un portrait actualisé de l'éducation familiale. A quelles logiques les familles obéissent-elles, quelles valeurs transmettent-elles ? Si l'éducation s'est transformée, elle pose un nouveau dilemme pour les parents, tiraillés entre idéaux participatifs et responsabilité parentale. Comment les familles composent-elles avec cette tension au quotidien avec leur enfant ? A partir des pratiques contemporaines d'éducation à la préadolescence, il apparaît que l'éducation, loin d'obéir uniquement à des recettes prédéfinies par les contextes sociaux et les vécus familiaux, est un processus évolutif et relationnel dans lequel le sens des règles est primordial.
Votre meilleur ami a pris un an de congé sabbatique et s'offre un tour du monde... La classe ! Vous n'allez pas faire pâle figure : étonnez vos amis, parents et relations, sans faire de remous, ni au bureau, ni sur votre compte en banque. Avec cet agenda, vous ne serez pas en reste, vous allez faire voyager vos papilles et celles de tous les heureux élus que vous emmènerez dans votre caravane magique ...et même vous, les garçons, papas et célibataires, qui risqués de devenir complètement toqués !
Bouvier Yves ; Le Gallic Stéphanie ; Pinsolle Domi
Qu'est-ce que l'innovation, qui occupe tant de place dans le débat public ? Ce livre propose d'en explorer les dynamiques sur le temps long et dans divers domaines, du chemin de fer au tennis en passant par l'hôtellerie et autres objets parfois inattendus. Le terme "innovation" évoque spontanément la technologie : internet, l'intelligence artificielle, les nanomatériaux... Pourtant, dès la première moitié du XXe siècle, l'économiste Joseph Schumpeter soulignait le caractère protéiforme de l'innovation, entendue comme un élément nouveau, matériel ou non, bouleversant l'économie. Dans cette perspective, les historiens ont pu chercher les traces de ces transformations profondes dans des domaines extrêmement divers. Christophe Bouneau, professeur à l'Université Bordeaux Montaigne, fait partie de ces chercheurs : de l'électricité au tourisme, en passant par les réseaux ferroviaires et l'expertise européenne, ses travaux ont renouvelé l'histoire économique, en l'élargissant à des thématiques nouvelles et en nouant un dialogue fécond avec d'autres disciplines. Cet ouvrage collectif s'inspire de son oeuvre et lui rend hommage, à travers une trentaine de contributions en prise avec nombre d'enjeux actuels.
A la fin de l'année 2012, sous le gui ou autour du sapin, vous avez fait une promesse, une résolution, un voeu : "A ma table désormais, aucun lundi ne ressemblera au mardi, encore moins au dimanche, de la semaine 1 à la semaine 52 !" Votre mari, votre belle soeur et vos enfants ont rigolé "c'était l'effet du Champ' !", mais vous avez laissez rire... Vous avez reçu cet agenda précieux en cadeau et un rapide coup d'oeil vous a permis de vérifier que de l'apéro-buffet aux plats mitonnés de nos régions, en passant par l'encas à grignoter et aux gratins à dévorer, vous avez de quoi alimenter facilement la polémique. Cet agenda est vendu avec son coffret cadeau... Il ne reste plus qu'à le glisser sous l'arbre.
Je ne peux que suivre Emma Goldman quand elle déclare ne pas vouloir d'une révolution où elle ne pourrait pas danser. Mais au moins voulait-elle une révolution, sans laquelle de telles fins esthétiques et psychologiques ne bénéficieraient qu'à quelques-uns. Or les objectifs révolutionnaires et sociaux de l'anarchisme aujourd'hui souffrent d'une telle dégradation que le mot "anarchie" fera bientôt partie intégrante du vocabulaire chic bourgeois du siècle à venir : une chose quelque peu polissonne, rebelle, insouciante, mais délicieusement inoffensive.
Fields Barbara J. ; Fields Karen E. ; Crépin Xavie
Les deux brillantes chercheures que sont Barbara et Karen Fields traitent ici de ce qu'elles appellent le «racecraft» et de son importance dans la société états-unienne. Lorsqu'une personne noire est tuée par un policier, les états-uniens s'accordent spontanément pour dire qu'il a été tué «à cause de sa couleur de peau». «Etrange causalité», constantent les deux auteures, qui s’attellent ici à l'âpre tâche de démêler les fils de ce raisonnement confus aux airs d'évidence. Cette causalité illusoire, c'est celle du «racecraft». Ce mot forgé à partir de «race» et de «witchcraft» (sorcellerie) désigne ici la croyance en une forme de performativité de la «race», semblable à la croyance en l'efficacité réelle de la «sorcellerie». Invoquant l’histoire et l’anthropologie, les sœurs Fields analysent avec sérieux l’idée sociale de « race », de sa genèse à sa reproduction, en passant par ses effets. Robin
Le tour résolument punitif pris par les politiques pénales lors de la dernière décennie ne relève pas du simple diptyque " crime et châtiment ". Il annonce l'instauration d'un nouveau gouvernement de l'insécurité sociale visant à façonner les conduites des hommes et des femmes pris dans les turbulencesde la dérégulation économique et de la reconversion de l'aide sociale en tremplin vers l'emploi précaire. Au sein de ce dispositif " libéral-paternaliste ", la police et la prison retrouvent leur rôle d'origine : plier les populations indociles à l'ordre économique et moral émergent. C'est aux États-Unis qu'a été inventée cette nouvelle politique de la précarité, dans le sillage de la réaction sociale et raciale auxmouvements progressistes des années 1960 qui sera le creuset de la révolution néolibérale. C'est pourquoi ce livre emmène le lecteur outre-Atlantique afin d'y fouiller les entrailles de cet État carcéral boulimique qui a surgi sur les ruines de l'État charitable et des grands ghettos noirs. Il démontre comment, à l'ère du travail éclaté et discontinu, la régulation des classes populaires ne passe plus par le seul bras, maternel et serviable, de l'État social mais implique aussi celui, viril et sévère, de l'État pénal. Et pourquoi la lutte contre la délinquance de rue fait désormais pendant et écran à la nouvelle question sociale qu'est la généralisation du salariat d'insécurité et à son impact sur les espaces et les stratégies de vie du prolétariat urbain. En découvrant les soubassements matériels et en démontant les ressorts de la " pensée unique sécuritaire " qui sévit aujourd'hui partout en Europe, et singulièrement en France, ce livre pointe les voies possibles d'une mobilisation civique visant à sortir du programme répressif qui conduit les élites politiques à se servir de la prison comme d'un aspirateur social chargé de faire disparaître les rebuts de la société de marché.
Kraus Karl ; Deshusses Pierre ; Bouveresse Jacques
ET SI SURTOUT la perte de la culture n'était pasachetée au prix de vies humaines ! La moindre d'entre elles, ne serait-ce même qu'une heure arrachée à la plus misérable des existences, vaut bien une bibliothèque brûlée. L'industrie intellectuelle bourgeoise se berce d'ivresse jusque dans l'effondrement lorsqu'elle accorde plus de place dans les journaux à ses pertes spécifiques qu'au martyre des anonymes, aux souffrances du monde ouvrier, dont la valeur d'existence se prouve de façon indestructible dans la lutte et l'entraide, à côté d'une industrie qui remplace la solidarité par la sensation et qui, aussi vrai que la propagande sur les horreurs est une propagande de la vérité, est encore capable de mentir avec elle. Le journalisme ne se doute pas que l'existence privée, comme victime de la violence, est plus près de l'esprit que tous les déboires du négoce intellectuel. Et surtout cet univers calamiteux qui occupe désormais tout l'horizon de notre journalisme culturel.