Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Situations de l'édition francophone d'enfance et de jeunesse
Pinhas Luc ; Defourny Michel ; Habrand Tanguy ; Po
L'HARMATTAN
32,50 €
Épuisé
EAN :9782296057999
Encore trop souvent méconnue, l'édition francophone d'enfance et de jeunesse est pourtant aujourd'hui une réalité vivante, féconde et plurielle, aux côtés de l'édition française. Elle se déploie des pays du Nord (Québec, Belgique, Suisse) au Monde arabe, de l'Afrique subsaharienne aux territoires îliens de l'océan Indien, de l'Océanie ou encore de la Caraïbe. Elle est souvent le fait de jeunes structures, fondées au cours des dix ou vingt dernières années, qui tentent de relever le défi de la bibliodiversité et de porter une langue française multiple et ouverte sur le monde. Elle n'en reste pas moins fragile, confrontée à de multiples difficultés de diffusion et de distribution et peine à faire connaître ses créations face aux productions des grands groupes industriels dont la concentration s'accroît dans le contexte de la mondialisation économique. De manière fondatrice (et qui appelle à de multiples prolongements), une équipe de seize chercheurs, universitaires, bibliothécaires et éditeurs, issus de la diversité de la francophonie, propose dans cet ouvrage, sous la direction de Luc Pinhas, d'établir pour la première fois un état des lieux complet et précis des diverses facettes de cette édition, qui permettront d'en mieux comprendre les enjeux: composantes du paysage éditorial, grandes tendances de la production, analyse des catalogues, présence ou non de politiques publiques de soutien, problématiques de diffusion et de promotion... Biographie: Luc Pinhas est Maître de conférences à l'Université Paris 13 où il codirige le master "Commercialisation du livre". Il est membre du LabSic (Université Paris 13) et membre associé du CHCSC (Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines). Il participe également aux travaux de la MSH Paris-Nord.
Rosie Pinhas-Delpuech, née à Istanbul, est l'un des rares écrivains turcs de langue française, sa "langue père". Car elle n'a pas de "langue mère", écrit-elle dans Suite byzantine, la première partie de ce livre. Ni le judéo-espagnol, "domestique", des femmes de sa famille, ni l'allemand de sa mère, "greffe contre nature", ne sauraient en tenir lieu. Le turc? C'est pour elle la langue "du dehors", dont l'apprentissage gourmand marque l'ouverture au monde de "l'enfant" qu'elle était dans les rues d'Istanbul, d'où elle partira étudier en France, renonçant alors à écrire en turc, s'appropriant bientôt l'hébreu, qu'elle fait profession de traduire - ainsi que le turc du grand nouvelliste Sait Faik, qu'elle aperçut toute petite sur l'île de Burgaz et qu'elle vénère. Après Suite byzantine (2003, épuisé), texte singulier et précieux sur "l'enfant" dans son dédale de langues, elle a publié Anna (2007), où, d'Andrinople à Paris, elle affronte une noire mémoire familiale. Et la voici qui ose le "je" dans la seconde partie de ces Suites byzantines, neuf histoires gaies, graves, crues entre les îles des Princes au large d'Istanbul, entre les langues toujours, entre les sexes, entre les riches et les pauvres, entre les Grecs, les Turcs, les Juifs, les Arméniens. Ces histoires, qui prolongent et éclairent Suite byzantine, ressuscitent l'Istanbul cosmopolite des années 60 et révèlent un vrai talent de nouvelliste, marquant une nouvelle étape dans le parcours d'écrivain de Rosie Pinhas-Delpuech.
Il s'appelle Yossef Hayim Brenner. Il est né en 1881 à Novy Mlini, à la frontière entre la Russie et la Biélorussie. Il est avec Bialik et Agnon l'un des trois grands écrivains fondateurs de l'hébreu contemporain, et sans doute le plus audacieux. Sa vie est brève, il meurt assassiné, lors d'émeutes arabes à Jaffa en 1921, à l'âge de quarante ans. Il laisse derrière lui quelques volumes qui témoignent, en creux, dans l'espace de vingt ans, de la renaissance tumultueuse de l'hébreu moderne, entre la Russie, Londres, les États-Unis d'Amérique et la Palestine ottomane que les pionniers appelaient Eretz Israël.Dans une enquête intime, fiévreuse, littéraire, Rosie Pinhas-Delpuech traque les balbutiements de cette langue réinventée et dessine tout un rapport au monde, amoureux et inquiet.Notes Biographiques : Écrivain, lauréate du prix de littérature Alberto-Benveniste en 2014 pour l'ensemble de son travail, traductrice de l'hébreu et du turc, Rosie Pinhas-Delpuech est l'auteure de Insomnia, une traduction nocturne (Actes Sud, "un endroit où aller", 1998), Suites byzantines (Bleu autour, 2003), Anna. Une histoire française (Bleu autour, 2007) et L'Angoisse d'Abraham (Actes Sud, "un endroit où aller", 2016).
Résumé : Qui avait donc intérêt à éliminer Neandertal, ce "bon sauvage" longtemps décrié dont la réputation a radicalement changé depuis sa découverte en 1856 ? Pourquoi, après avoir vécu 300 000 ans, a t il mystérieusement disparu, au moment même de sa cohabitation avec les Hommes modernes en Europe ? Dilution génétique ? Génocide ? Epidémies ? Surmortalité infantile ? Concurrence sur un même territoire ? Afin d'élucider cette énigme, suivez Eric Pincas sur les traces de ce lointain ancêtre. Plongez dans les méandres du passé et abandonnez-vous aux visions d'un enquêteur aux pouvoirs extraordinaires, un certain Mashbayar, chamane de Sibérie, en quête de vérité sur la destinée funeste de ce lointain parent. Pour mener à bien cette investigation aux sources de nos racines, chaque hypothèse abordée est éclairée d'un contrepoint scientifique à partir d'entretiens exclusifs menés avec les plus grands spécialistes de la question. Entre réalité et fiction, soupçons et certitudes, indices et preuves, Eric Pincas - sous le conseil scientifique de Jean-Luc Voisin, docteur en paléontologie humaine du Muséum national d'Histoire naturelle - signe une formidable paléofiction qui nous ouvre les portes d'un monde disparu et d'une autre humanité qui fut pourtant voisine de la nôtre.
L'industrie du livre connaît aujourd'hui une crise majeure. Comment répondre à la concentration rapide de l'industrie du livre? Quel avenir pour les petites maisons d'éditions, pour les petites librairies, pour les bibliothèques, et pour la critique? Quel avenir pour le livre lui-même, naguère principal vecteur de liberté, d'imaginaire et d'émancipation? Comment admettre et intégrer la crise de la lecture, les problèmes de la médiation, de la nécessité croissante pour chaque structure de justifier son développement, voire son existence? Comment préserver son identité devant les changements brutaux d'échelle et de régime? Comment redonner à l'Etat le rôle de médiateur et de promoteur que beaucoup réclament dans un environnement où l'individualisation croissante de l'ensemble des pratiques sociales remet en question les structures collectives? Cet ouvrage s'adresse aux professionnels et aux chercheurs comme aux curieux et souhaite ouvrir des pistes pour le commerce et la réflexion à l'usage de ceux qui ambitionnent d'entreprendre ou de renforcer une collaboration dans le domaine de l'édition. Il devrait faciliter les démarches des auteurs, éditeurs et distributeurs canadiens et français - anglophones et francophones - qui souhaitent trouver leur place de l'autre côté de l'Atlantique. Biographie de l'auteur Christine Evain, professeur agrégée à l'École Centrale de Nantes, est l'auteur de plusieurs articles en civilisation (l'industrie du livre aux États-Unis et au Canada) et en littérature (Atwood, Purdy, Gallant, Ishiguro, O'Connor; Ford Madox Ford, Steinbeck et Maugham). Christine Evain a également édité et co-édité plusieurs ouvrages sur des auteurs et des éditeurs canadiens. Ayant soutenu sa thèse sur la poésie de Margaret Atwood, elle travaille depuis plusieurs années à la traduction d'une anthologie bilingue.Frédéric Dorel, maître de conférences, directeur du département Communication, Langues et Entreprise à l'École Centrale de Nantes, est l'auteur de plusieurs articles, communications et contributions à divers ouvrages sur le catholicisme indien en Amérique du Nord, l'histoire et la littérature des États-Unis (Ellipses 2005 et 2008). Il travaille actuellement à la traduction de poèmes d'Al Purdy.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.