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Anna. Une histoire française
Pinhas-Delpuech Anna
BLEU AUTOUR
15,00 €
Épuisé
EAN :9782912019608
De l'Espagne de l'Inquisition au Paris des années noires, via les vestiges juifs d'Andrinople, Rosie Pinhas-Delpuech enquête sur une figure énigmatique de son enfance, Anna, dont le destin a pesé sur le sien. Un détour nécessaire pour inscrire sa part d'étrangère dans la langue qu'elle habite, le français. Après Suite byzantine (Bleu autour, 2003), ce récit est le second d'une trilogie où cet écrivain, née à Istanbul, résidant à Paris et traductrice de l'hébreu, explore son rapport au monde à travers le prisme de ses langues.« Dans la forêt illisible où les parents expédient leurs enfants, ça bruissait de mots : Anna, André, argent, fâché, guerre, argent, rembourser, fâché, Allemands. D'autres mots jamais prononcés étaient là, tapis dans l'obscurité. J'avais très peur, je n'aime pas les forêts, mais avec ces documents dont ils m'ont rempli les poches, je suis allée en français dans la forêt des contes allemands de mon enfance. » Rosie Pinhas-Delpuech a vécu jusqu'à l'âge de dix-huit ans à Istanbul, avant de partir pour la France, puis de passer une douzaine d'années en Israël et de revenir s'établir définitivement à Paris. Après avoir enseigné la littérature et la philosophie, elle est devenue traductrice et écrivain. Elle dirige la collection "Lettres hébraïques" des éditions Actes Sud qui, en 1998, ont publié son premier texte littéraire, Insomnia, une traduction nocturne.
Pinhas-Delpuech Rosie ; Formentelli Bee ; Moses Em
Rosie Pinhas-Delpuech est auteur et traductrice. Elle dirige également aux Éditions Actes Sud la collection "Lettres hébraïques'. La ville de Tel-Aviv est inscrite depuis 2003 au patrimoine mondial de l'Unesco, et fêtera en 2009 le centenaire de sa fondation."
De crises de larmes en moments d'angoisse, Suzanne se cherche dans le miroir de son lointain cousin Naor, puis se fait elle-même le chroniqueur narquois de ses petits malheurs et grandes peines.
Résumé : "Mais c'est là que comme Orphée, il ne faut pas se retourner, la traduction atteint sa limite et passe le relais à l'écriture. En suivant un écrivain de cette manière, en conjuguant littérature et psychanalyser, en comprenant qu'il ne s'agit pas de combler le trou de la perte, mais de rester devant l'impossible origine, l'impossible identité, l'impossible unité compacte de l'être, on se rend compte que la langue se construit sur du manque, sur ce qu'on ne peut pas dire". Rosie Pinhas-Delpuech nous conte au long de cet entretien mené par Maxime Maillard, son enfance chatoyante dans une polyphonie de langues et son travail de traductrice. Particulièrement attentive aux sonorités, elle perçoit tant la charge obscure des mots de l'hébreu biblique que la musique de la rue de Tel-Aviv d'Etgar Keret. Forte d'une pratique artisanale où les mots sont matière, l'écrivaine et la traductrice de l'hébreu met à plat les trames et les fils de son métier sans oublier ses conditions pratiques. Après une enfance passée à Istanbul, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, entourée par une mère germanophone, une grand-mère judéo-espagnole et un père francophone, Rosie Pinhas-Delpuech émigre en France puis en Israël avant de s'installer à Paris en 1984. Elle est aujourd'hui une figure incontournable des lettres hébraïques en francophonie. Maxime Maillard est journaliste et écrivain suisse. Son dernier livre, Tamam, récit d'un voyage entre Istanbul et Konya, est paru en 2022.
Dans un cirque, un employé chargé de nettoyer les cages des animaux accepte d'être envoyé dans le ciel comme un boulet de canon ; le jeune pensionnaire d'un étrange orphelinat découvre qu'il est un clone d'Adolf Hitler créé pour venger les victimes de la Shoah ; un accidenté de la route perd la mémoire et se retrouve dans une pièce virtuelle avec une femme virtuelle, à moins que ce ne soit l'inverse...Facétieuses, corrosives et incroyablement brillantes, les vingt-deux nouvelles d'Incident au fond de la galaxie nous immergent dans l'univers " keretien ", où le virtuel et le fantastique viennent subtilement troubler la réalité pour faire surgir de profondes réflexions sur le deuil, la solitude et les stigmates de l'Histoire.Traduit de l'hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech.
Au terme d'un voyage radiophonique au long cours, ces pages veulent laisser comme un sillage. Histoire de rêver à ce que pourrait être, à l'avenir, un journalisme actif ", écrit Jean Lebrun, qui a eu de ce métier une pratique artisanale, décalée, joyeuse, aujourd'hui peut-être anachronique. Ces pages ressemblent à ses émissions en direct du café El Sur, à Paris, ou du Bar de l'Hospitalet, sur le Larzac : une conversation dont il serait l'hôte et à laquelle il convie ses équipiers et auditeurs, souvent blogueurs désormais. Les temps changent, sans qu'il faille désespérer d'un artisanat nouveau.
Après Mes Algéries en France, Le Pays de ma mère, versant français d'une nouvelle autobiographie collective, voyage baroque, joyeux et mélancolique dans les Frances de Leïla Sebbar.La France de l'enfance, fille de l'Algérie natale et coloniale: la Dordogne maternelle, les aïeux du Sud-Ouest et du Nord-Pas-de-Calais, les Mariannes et les écoles de la République, des coiffes niçoises et bourbonnaises, les rivières, bois et champs, et Jeanne d'Arc.Puis Mai 68, le Mlf. Des femmes racontent leur France en révolution.Et les Frances de compagnes et compagnons dont les pages manuscrites dessinent des paysages politiques et singuliers.Ils croisent les routes de Leïla Sebbar:Bars-Tabac-Pmu d'Alsace et de Belleville, le métro et ses colleurs d'affiches, les gisants dans les rues de Paris, Chérie Lili, les toilettes des palaces, les phares bretons, la mer...Leïla Sebbar est née à Aflou en Algérie d'un père algérien, élevé dans la religion musulmane, et d'une mère "française de France", élevée dans la religion catholique, tous deux instituteurs de l'Instruction publique laïque dans l'Algérie française et coloniale, où les couples mixtes sont l'exception. Elle a quitté l'Algérie à 20 ans pour suivre des études supérieures de lettres à Aix-en-Provence puis à Paris, où elle vit depuis 1963. Elle a publié plusieurs essais, dont L'arabe comme un chant secret (2010) et Je ne parle pas la langue de mon père (2003, 2013); de nombreux romans, dont La Seine était rouge: Paris 17 octobre 1961 (2009) et Les femmes au bain (2006, 2009); des recueils de nouvelles, dont Écrivain public (2012); et une trilogie sur ses Algéries en France, dont Voyage en Algéries autour de ma chambre (2008); et elle a dirigé plusieurs recueils de récits d'enfance d'écrivains en exil, dont Une enfance algérienne (1999) et Une enfance juive en Méditerranée musulmane (2012).Sébastien Pignon, peintre et dessinateur, est né en 1972 à Paris, où il vit. Il pratique aussi la gravure et la photographie. Pensionnaire de la Villa Médicis en 2006, il a exposé à Rome (Massa à l'atelier du Bosco), Naples (Musa Muta à l'Institut français) et Paris, en particulier à la galerie Natalie Seroussi. Il est l'auteur de Devant-Derrière (préface de Mauro Ciccia, Bleu autour, 2003). Il a accompagné de ses dessins de nombreux ouvrages aux éditions Bleu autour, dont la trilogie de Leïla Sebbar sur ses Algéries en France, et aux éditions Al Manar - Alain Gorius, dont Contes libertins du Maghreb, de Nora Aceval, Les Algériens au café et Une femme à sa fenêtre, de Leïla Sebbar.
Le retour de Shérazade. On est au début des années 80 en France, à Paris. La fugueuse Shérazade vit comme dans un conte. Un conte contemporain. Lyrique, joyeux, parfois violent. Elle traverse les épreuves avec la grâce et la légèreté d'une jeunesse insoumise, toujours à la frontière. Shérazade rencontre Pierrot le révolutionnaire, amoureux d'elle Basile, le "dandy tropical" Zouzou et France, folles de la mode Krim le musicien, fou de moto Driss, le toxico Eddy, fou de Djamila et Julien, le fou de Shérazade. Shérazade à Julien: "Je ne suis pas une odalisque".
Camus Albert ; Bénisti Jean-pierre ; Mathieu-Job M
Voici une cinquantaine de lettres d'Albert Camus à des proches d'Alger rencontrés quand il avait vingt ans : le sculpteur et peintre Louis Bénisti (1903-1995), son frère Lucien et leurs épouses respectives. Aux lettres et fac-similés sont associées, comme autant de traces d'un univers sensible et partagé, des reproductions d'oeuvres de Louis Bénisti, de photographies et d'autres documents. A la faveur de ce dialogue amical, intellectuel et artistique, Camus exprime son idée et sa pédagogie de la philosophie ou ses exigences et scrupules d'éditeur. Surtout, il se livre en toute confiance et simplicité. Confronté à la maladie et aux difficultés de sa vie affective, il aborde la carrière littéraire à la fois inquiet et empli d'espoir, jusqu'à l'arrivée du tourbillon de la célébrité. Exceptionnelle par la précocité et la longévité des amitiés qui la fondent, cette correspondance inédite affine notre vision de l'écrivain. Elle éclaire aussi l'effervescence créatrice d'une jeune génération dans l'Algérie des années 1930.