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La folle sagesse
Pinguet Catherine
CERF
24,20 €
Épuisé
EAN :9782204078016
La folle sagesse a l'Orient pour terre d'élection. Des fous divins, des ascètes marginaux s'y sont côtoyés. Les fous pour le Christ contrefaisaient la folie et gardaient secret leur singulier apostolat. Les stylites, eux, exposaient à ciel ouvert, perchés au sommet de hautes colonnes, leurs corps mortifiés. Autant de vocations et de cheminements spirituels étrangers à l'Occident chrétien qui ne vit dans ces manifestations qu'extravagances, signes ostentatoires d'orgueil ou symptômes de troubles mentaux. L'islam eut aussi ses " ravis de Dieu " qui agissaient à leur guise et en toute impunité. D'autres hommes, en marge du soufisme, s'appliquaient à préserver des regards indiscrets leur état d'adoration, quitte à s'attirer une mauvaise réputation. Les tenants du dogme et de la Loi accusèrent les derviches hétérodoxes de tous les maux, y compris du péché d'hérésie. Parmi les soufis, certains entreprirent de témoigner par écrit de leurs extases. Des derviches d'Anatolie s'y employèrent également. Une place de choix revient à l'un d'entre eux, Kaygusuz Abdal, un poète qui offre de la religiosité un visage riant, pratique l'humour et concilie l'immersion extatique en Dieu avec l'humble vie quotidienne. Donner la parole à ces mystiques, rapprocher leurs écrits avec ceux venus d'horizons lointains et différents, évoquer des expériences religieuses qui débordent la connaissance et excèdent les cadres de l'orthodoxie, tel est l'objet de cet essai.
A Constantinople, comme dans tout l'Empire ottoman, les Arméniens font figure de pionniers de la photographie, ouvrant les premiers ateliers locaux, et se passionnant très tôt pour le nouveau médium, qui exigeait surtout des compétences techniques et chimiques. Une histoire arménienne retrace les péripéties de leurs carrières, notamment le parcours des frères Abdullah, premiers photographes officiels de Sa Majesté Impériale le Sultan, qui s'installent dans le quartier cosmopolite de Péra. La Grande Rue se transforme alors rapidement en centre photographique du Levant. Les images rassemblées ici et sélectionnées dans l'exceptionnelle collection Pierre de Gigord, témoignent du talent de ces opérateurs, de l'évolution du marché et de l'engouement naissant pour les cartes postales. Mais avant tout, ces photographies exposent la vie quotidienne, les grands moments qui animent le passé, et redonnent vie à toute une communauté, le millet arménien, avant le "Grand Crime" et l'effondrement de l'Empire ottoman.
Pinguet Catherine ; Gigord Pierre de ; Salmona Pau
Résumé : Capitale de la Macédoine ottomane, Salonique a connu au XIXe siècle une incroyable métamorphose. Coeur "industriel" de l'Empire, foyer de la modernité turque, jusqu'à la reconquête par les Grecs en 1912, la cité est une ville pluriethnique et multiconfessionnelle, un carrefour culturel et un havre aussi où se sont réfugiés, depuis des siècles, les sépharades bannis d'Espagne et les ashkénazes chassés d'Europe. Une véritable Jérusalem des Balkans. En sélectionnant des images dans la plus riche collection privée de photographies dédiées à l'Empire ottoman, celle de Pierre de Gigord, Catherine Pinguet dresse un portrait de la ville de la seconde moitié du XIXe siècle à la fin de la Première Guerre mondiale. Elle restitue le quotidien des habitants et les mutations de la ville, de leur cadre de vie : animation des rues, activités commerciales et corporations de métiers, nouveaux édifices, quartiers résidentiels, périphérie déshéritée où sont apparues les premières industries. Viennent s'ajouter les clichés d'événements majeurs, tels que la "révolution" jeune-turque de juillet 1908 dont Salonique a été le berceau, puis l'incendie d'août 1917, qui a détruit à jamais les quartiers historiques de la communauté juive. Ces flammes préfigurent la fin d'une époque, celle des grandes cités cosmopolites de la Méditerranée orientale qui disparaitront les unes après les autres, dans des circonstances souvent dramatiques.
Pinguet Catherine ; Gigord Pierre de ; Rondeau Dan
1839, Paris. L?invention de la photographie annonce le début d'une révolution artistique etculturelle majeure. Au même instant, à Istanbul, un jeune sultan, Abdülmecid 1er, accède au trôneet ouvre une ère de grandes réformes inspirées du modèle européen. L'Empire ottoman amorce samétamorphose. Ce livre conte cette aventure entre Istanbul, cité mythique, les sultans et lesphotographes. Il nous emmène sur les traces de ces aristocrates romantiques, de ces poètesmaudits qui, partis sur la route du « Grand Tour », capturent les premières photographies del?Empire ottoman, inventent l?Orient et construisent l?image évanescente d?une cité fascinante.Catherine Pinguet retrace l?histoire de la photographie stambouliote depuis l?oeuvre pionnière desvoyageurs occidentaux (Nerval, Girault de Prangey) jusqu?à l?âge d?or des grands ateliers (Sebah,Kargopoulo, Abdullah) en passant par les oeuvres stupéfiantes des ingénieurs et artistes européensattachés au Sultan (Robertson, Beato, Caranza). Elle brosse avec sensibilité la fascination dessultans pour l?image et leur l?emprise sur ce nouveau média, tout en restituant fidèlementl?atmosphère de la Constantinople du XIXe siècle, véritable « quartier parisien » sur le Bosphore.Illustré par les 130 plus belles photographies des collections de Pierre de Gigord, en partie inédites,cet ouvrage est une invitation au voyage et une réflexion historique sur l?image, les faiseursd?image et le pouvoir, à un moment clé de l?histoire culturelle occidentale et orientale.
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin
Résumé : Le Tabernacle des Lumières Michkât AI-Anwâr. "Dieu est la Lumière des Cieux et de la Terre. Sa Lumière est semblable à un Tabernacle où se trouve une Lampe; la Lampe est dans un Verre; le Verre est comme un astre brillant; elle est allumée grâce à un Arbre béni, un olivier, ni d'orient ni d'occident, dont l'Huile éclairerait, ou peu s'en faut, même si nul feu ne la touchait. Lumière sur lumière. Dieu guide vers Sa Lumière ceux qu'Il veut. Dieu propose des paraboles aux hommes. Et Dieu est de toute chose Savant." Ce verset du Coran (XXIV, 35) dit "de la Lumière", un ami demanda un jour à Ghazâlî (1058-1111), un maître spirituel exceptionnel, surnommé la "preuve de l'Islam", de le commenter. La réponse vint sous la forme de ce petit traité de mystique soufie, véritable introduction classique à la spiritualité musulmane.
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
Dimension intérieure de l'islam sunnite, le soufisme repose sur la transmission, de maître à disciple, d'une énergie spirituelle vivifiée par le prophète Muhammad. Prenant sa source dans le Coran et dans la Tradition prophétique, cette voie a pour but de délivrer l'homme des passions et des illusions qui l'assaillent, lui permettant ainsi de trouver un espace intérieur d'où contempler les réalités de l'Esprit. Cet ouvrage présente les doctrines, l'histoire et les pratiques initiatiques du soufisme. Il met en relief l'universalisme qui anime cette discipline, véritable antidote contre les divers intégrismes, et présente les perspectives qu'offre le soufisme contemporain ainsi que son rôle croissant en Occident. Biographie de l'auteur Eric Geoffroy: Islamologue et spécialiste du soufisme, il a notamment publié La Sagesse des maîtres soufis (Grasset, 1998), L'Instant soufi (Actes Sud, 2000) et Une voie soufie dans le monde: la Shâdhiliyya (Maisonneuve & Larose, 2005).