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L'Expérience romanesque. Essais
Pingaud Bernard
GALLIMARD
5,30 €
Épuisé
EAN :9782070354788
Ce livre, qui réunit des préfaces et des études critiques, se présente comme un parcours cavalier du roman français. On commence par Mme de La Fayette, on finit avec Louis-René des Forêts. Entre-temps, on aura rencontré Lesage, Balzac, Flaubert, Fromentin, Maupassant, Beckett, Claude Simon et Nathalie Sarraute. L'auteur a beaucoup réfléchi sur l'"expérience romanesque", et ces études sont pour lui l'occasion de mettre ses idées à l'épreuve. Mais elles veulent être aussi et surtout des introductions ou des modes d'emploi. Libre au lecteur de souscrire ou non aux analyses proposées : de toute façon, il aura toujours le dernier mot. Qu'on n'en veuille donc pas au préfacier s'il se donne, trop souvent, l'air d'en savoir plus long que tout le monde. C'est la loi du genre. Mais il n'aspire, au fond, qu'à s'effacer.
En rassemblant ses textes critiques, comme il l'avait fait dans un premier Inventaire, l'auteur dresse un bilan de l'itinéraire intellectuel qu'il a suivi depuis une quinzaine d'années. Deux thèmes principaux occupent sa réflexion : l'écriture, comme théorie toujours à remettre sur le chantier, mais aussi comme pratique singulière, repérable à travers quelques grands exemples romanesques ; la politique, comme "lieu commun", de dialogue et de lutte, où se joue un autre avenir culturel. Solitude ou solidarité, répétition ou changement : à mesure qu'on s'avance dans ce double univers, on s'aperçoit que les deux démarches, apparemment si éloignées, se rejoignent. La même volonté d'exactitude les commande, le même souci d'assumer jusqu'au bout la tâche de l'écrivain et celle de l'homme situé, daté qu'il est aussi. Qu'il parle de "l'oeuvre" dans ses rapports avec le discours psychanalytique ou philosophique, qu'il "lise" Balzac ou Beckett, Fromentin ou Nathalie Sarraute, qu'il s'interroge sur le statut social de l'auteur, sur les objectifs de l'action culturelle ou sur la fonction de "l'écrivain public", Bernard Pingaud n'apporte pas de certitudes. Il s'efforce seulement de rendre un sens au mot, trop décrié, de responsabilité.
"Nous ne cherchons jamais les choses, mais la recherche des choses", a écrit Pascal. Tâtonner dans le noir, passe encore. Mais savoir que cette obscurité dans laquelle on essaie en vain de se reconnaître, on l'a soi-même voulue, produite, et qu'un simple geste suffirait pour en sortir, donc que cette obscurité impénétrable, en même temps, n'existe pas, c'est là la véritable épreuve. La femme qui se penche sur le vieillard décharné, une bougie à la main, dans le tableau de La Tour, le sait bien. Son message est clair : le "prisonnier" n'a qu'à s'emparer du flambeau et le mystère sera dissipé. Seulement, il n'a aucune envie de sortir de son trou noir. Ce qu'il veut, c'est que la femme, attentive à son malheur, pousse la fascination jusqu'à éteindre la bougie et sombre avec lui dans la nuit où il a choisi (pourquoi ?) de vivre. Ce roman, dont le thème central est l'indifférence, a été publié pour la première fois en 1958".
Condamné à mort, Meursault. Sur une plage algérienne, il a tué un Arabe. À cause du soleil, dira-t-il, parce qu'il faisait chaud. On n'en tirera rien d'autre. Rien ne le fera plus réagir : ni l'annonce de sa condamnation, ni la mort de sa mère, ni les paroles du prêtre avant la fin. Comme si, sur cette plage, il avait soudain eu la révélation de l'universelle équivalence du tout et du rien. La conscience de n'être sur la terre qu'en sursis, d'une mort qui, quoi qu'il arrive, arrivera, sans espoir de salut. Et comment être autre chose qu'indifférent à tout après ça ? Étranger sur la terre, étranger à lui-même, Meursault le bien nommé pose les questions qui deviendront un leitmotiv dans l'oeuvre de Camus. De La Peste à La Chute, mais aussi dans ses pièces et dans ses essais, celui qui allait devenir Prix Nobel de littérature en 1957 ne cessera de s'interroger sur le sens de l'existence. Sa mort violente en 1960 contribua quelque peu à rendre mythique ce maître à penser de toute une génération. --Karla Manuele
A Vienne, dans les années trente, Max B. a pour collègue de bureau un certain Franz Klaus. Un jour, F. K. disparaît, sans explication. Quelque temps plus tard, Max reçoit de Berlin un paquet de récits, fragments et notes diverses, accompagné d'une lettre lui suggérant, sans le lui notifier clairement, de détruire ces "griffonnages" . Cette responsabilité l'embarrasse ; il range le paquet dans un tiroir. Les années passent. L'Autriche est gagnée par la peste brune, et Max B. , militant socialiste connu, doit s'enfuir aux Etats-Unis. A son retour, en 1947, il apprend que Franz est mort à Dachau. Il décide alors de publier un choix de textes de F. K. , en racontant tout ce qu'il sait de lui. C'est une façon de sauver sa mémoire, et peut-être aussi de lui dire adieu, définitivement.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.