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Adieu Kafka
Pingaud Bernard
GALLIMARD
18,60 €
Épuisé
EAN :9782070717378
A Vienne, dans les années trente, Max B. a pour collègue de bureau un certain Franz Klaus. Un jour, F. K. disparaît, sans explication. Quelque temps plus tard, Max reçoit de Berlin un paquet de récits, fragments et notes diverses, accompagné d'une lettre lui suggérant, sans le lui notifier clairement, de détruire ces "griffonnages" . Cette responsabilité l'embarrasse ; il range le paquet dans un tiroir. Les années passent. L'Autriche est gagnée par la peste brune, et Max B. , militant socialiste connu, doit s'enfuir aux Etats-Unis. A son retour, en 1947, il apprend que Franz est mort à Dachau. Il décide alors de publier un choix de textes de F. K. , en racontant tout ce qu'il sait de lui. C'est une façon de sauver sa mémoire, et peut-être aussi de lui dire adieu, définitivement.
Résumé : Les peintres en émail ou en porcelaine, selon Littré, appellent "inventaire" une plaque où ils essaient leurs couleurs. Les "essais" réunis dans ce premier volume traitent de sujets fort divers : des réflexions sur l'écriture voisinent avec un petit traité de morale ; on raconte une "expérience de groupe" , mais on parle aussi du roman, du cinéma, de la poésie, de la peinture et de la photographie. Une même question se retrouve partout : quels rapports l'art entretient-il avec la vie ? Comment peut-il à la fois se soumettre à la réalité et s'opposer à elle ? Où est son autonomie, où sa dépendance ? L'auteur ne l'a pas rencontrée immédiatement et il a dû beaucoup errer avant d'adopter la position difficile qu'il prétend ici défendre.
Romancier et critique, Bernard Pingaud, avec La Scène primitive a écrit un roman qui cerne les arcanes de la création littéraire. Un enfant solitaire découvre, sur une plage de Bretagne, son premier ami. Dix ou vingt ans plus tard, racontant ce souvenir de vacances, il en retrouve un autre, plus lointain encore, qui n'était pas oublié mais caché.
Un roman d' "analyse" . Dans la ville de B. un homme assiste à la représentation, sous la forme d'un spectacle de mime, de ses rapports avec son propre père. Le récit se déroule ensuite dans les coulisses du théâtre, dans un café, dans la rue, dans une chambre. Le personnage principal, le fils, tente de rompre le "cercle" dans lequel le père le tient enfermé. Il croit y parvenir en suivant une jeune femme inconnue. La "voix" raconte, avec la tranquillité du témoin qui a tout vu, non seulement ce qui s'est passé dans la ville de B. , mais aussi ce qui se passe ailleurs et tous les jours, sur une autre scène, celle du fantasme.
Résumé : "Julien ouvrit les yeux. Il lui semblait que quelqu'un venait de dire : "Tu mens". Oui, ces mots avaient été dits, il n'avait pas rêvé. Il eut peur tout à coup : peur de la nuit qui s'avançait, massive, avec ses arbres, ses maisons, ses étoiles. Hélène dormait paisiblement. S'il mentait, il aurait tout perdu et gâché leurs deux vies. Mais il valait la peine de risquer".
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.