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Fleur de barbarie
Pineau Gisèle
MERCURE DE FRAN
20,30 €
Épuisé
EAN :9782715225428
Je savais que j'étais née en Guadeloupe et que j'étais arrivée à l'âge de quatre ans chez Tata Michelle. J'en avais neuf, cette année-là où ma mère s'était présentée à la ferme avec sa lettre officielle qui l'autorisait à me reprendre. Cependant, même en forçant ma mémoire à réveiller des souvenirs endormis, sans mentir, j'avais l'intime conviction d'avoir toujours vécu dans la ferme de la Sarthe, auprès de ma Tata Michelle, la plus grande fan de Joséphine Baker, de Pépé Marcel, le seigneur des forêts magiques, et de Mémé Georgette toquée des crimes de sang. Dans l'avion du retour au pays, moins qu'un paquet jeté dans la soute du Boeing, je ne savais pas vers quoi je volais. Dans la voiture de Dame Viviane, j'ignorais ce vers quoi je roulais. De part et d'autre de la route, il n'y avait pas de champs de blé, pas de vaches, pas de pommiers, mais des plantations de canne à sucre et des bananeraies. Pas non plus de fermes isolées dans la campagne, mais des cases aux toits de tôle rouge posées sur les mornes. J'étais au pays de mes racines, comme disait ma mère. En 1984, Josette a neuf ans lorsqu'elle débarque en Guadeloupe. Elle découvre Théodora, sa grand-mère, et sa case peuplée de fantômes et d'esprits retors. Au pays natal, à la fois brutal et enchanteur, les fleurs qui s'épanouissent exhalent les secrets d'un passé fané et tourmenté. À la recherche de ses racines, ballottée et écartelée entre les mondes barbares, Josette va sur les traces de sa mère et prend parfois des airs de Joséphine Baker...
À chaque fois qu?un docteur lui confirmait qu?elle portait un enfant, Gina éprouvait aussitôt l?étrange et merveilleuse sensation de flotter dans un temps parallèle. Elle était alors intimement persuadée de détenir un pouvoir qui s?activait en elle dès la première semaine de gestation, se déployait jusqu?à la délivrance et s?amoindrissait au fur et à mesure, avant de disparaître d?un coup, le jour même où sortait la troisième dent de l?enfant. Pour Gina Bovoir, attendre un bébé est un moment d?exception. Elle a déjà sept enfants de pères différents. Enceinte de son huitième petit, elle s?en réjouit en secret avant d?annoncer la nouvelle à son entourage. C?est sa façon de fuir le réel et les soucis du quotidien. Car Gina vit dans un quartier difficile, la Ravine claire, un ghetto désolé, violent, abandonné des pouvoirs publics. Après chaque accouchement, Gina promet de ne plus tomber enceinte, mais «rechute» systématiquement. Sharon voit sa mère sa mère s?éloigner un peu plus de ses grands enfants. La filette supportera-t-elle un nouveau petit frère ? À travers cette chronique douce-amère et les destins singuliers de ses personnages, Gisèle Pineau brosse aussi le portrait de la Guadeloupe d?aujourd?hui, tiraillée entre ses douleurs anciennes et ses fléaux modernes.
Résumé : Par ses frasques et ses manières dévergondées, Siréna avait agacé la curiosité des jeunes garçons à qui elle offrait parfois à humer ses cheveux aux fragrances d'eau marine. Des années plus tard, dans les yeux de leurs femmes, ils étaient devenus ces types roublards et lubriques. Des maris, des pères de famille inconséquents. Ils avaient aimé la Sirène avec passion. Non seulement pour son esprit libre, son grain de folie et ses chansons, mais surtout pour ce qu'elle incarnait et qui les attirait sans cesse vers elle comme un aimant. Lorsque, le 14 juillet 1980, Siréna Pérole alias Sissi, vingt-sept ans, est retrouvée morte chez elle, apparemment victime d'une mauvaise chute, le voisinage accueille la nouvelle avec des sentiments partagés. Celle qu'on surnommait la Sirène - à cause de son prénom, mais aussi de son charme envoûtant - était un phénomène : les hommes l'admiraient, les femmes la jalousaient. Le temps passe, mais le souvenir de la belle Siréna continue de hanter les esprits. A commencer par celui de son fils, Gabriel, orphelin à deux ans... Gisèle Pineau peint avec maestria le destin d'une femme singulière, tout en faisant le récit d'une incroyable saga familiale. Dans un monde coloré, saturé d'odeurs et de parfums, parmi les héliotropes blancs, jasmins des bois, figuiers et autres frangipaniers...
Elle ne comprend pas pourquoi on l'a menée en France. Elle ne sait pas combien de temps elle devra rester là. Pour quel office? Pour quelle mission? La tâche est rude, indéfinie. Et la France, pour Julia, c'est avant tout Tribulations et Emmerdations Associées... Elle dit: "Mon Dieu, la froidure entre dans la chair et perce jusqu'aux os. Tous ces Blancs-là comprennent pas mon parler. Et cette façon qu'ils ont à me regarder comme si j'étais une créature sortie de la côte de Lucifer. Faut voir ça pour le croire. A mon retour en Guadeloupe, je raconterai à Léa que Là-Bas, la France, c'est un pays de désolation." Elle dit: "Les pieds-bois n'ont pas de feuilles et le ciel pas de couleur. Quant au soleil! C'est pas mieux qu'un gros cochon fainéant levé de mauvaise grâce. Qu'est-ce que vous voulez faire dans un endroit comme ça! Mais pourquoi on m'a pas laissée en Guadeloupe? Non, j'ai rien demandé. Par des fois, il se trouve des personnes qui chavirent le destin. Mais, mon Dieu, Tu es témoin, j'ai jamais voulu délaisser Monsieur Asdrubal."
Quitter Capesterre-Belle-Eau, en Guadeloupe, pour la banlieue parisienne... c'est bien une idée de parents et ce n'est pas facile pour Lindy, douze ans, et ses frère et soeur. Au collège, Lindy se lie d'amitié avec Carola, originaire de Corse, et Hamidou, un Sénégalais qui anime un groupe de rap. Mais pourquoi Oscar, le père de Lindy, est-il retourné si vite en Guadeloupe ? Comment Jeanine, mère-tendresse en Guadeloupe, s'est-elle transformée en Calamity Jane ? Pourquoi Carola ment-elle sans arrêt ? Pourquoi Andrew, le correspondant américain, n'écrit-il plus ?
Résumé : Le jour baisse déjà lorsqu'ils franchissent un mur de pierres sèches pour se frayer un chemin en direction d'une petite baie. "Ferme les yeux, Martha, et attends que je te dise de les rouvrir". Puis au détour d'un rivage, il dit : "Maintenant". Devant eux, le ciel est en feu, rouge sang et or. Peu à peu il s'assombrit, devenant violet, puis noir, avant que la grande boule de feu ne tombe dans la mer. C'est sur la côte ouest de l'Irlande, au sein d'une nature sauvage, âpre et magnifique à la fois, que Martha, qui vit et enseigne à Londres, est venue faire le point sur sa vie. Son mari, irlandais, brutalement décédé, possédait là-bas un cottage, dans son village natal, face à l'océan et aux inquiétantes îles Skellig. Il y allait souvent - seul ? - et elle plus rarement. Il y a la pluie, les embruns, les feux de tourbe, d'incroyables couchers de soleil, les pubs enfumés où tout le monde chante de vieilles balades. Et des rencontres, souvent inattendues.
Socialiste convaincu, John Reed (1887-1920) débarqua à Petrograd à l'automne 1917 pour rendre compte des bouleversements politiques de la Russie post-impériale. Parce que sa qualité de correspondant américain lui donna accès aux cercles les plus divers et qu'il joignit au sérieux de l'exposition des faits la volonté de donner un contour palpable à la foule des insurgés, il dressa un tableau incroyablement vivant des événements qui permirent aux bolcheviks de s'emparer du pouvoir. Publié pour la première fois en France en 1927, ce témoignage historique exceptionnel est également une grande leçon de journalisme.
Résumé : Laure avait des mots d'amour mais pas les preuves : Vincent n'évoquait jamais de date pour une prochaine rencontre. Et ce décalage entre les paroles et les actes la perturbait. Les messages maintenaient un lien entre eux, mais ils rendaient aussi la distance plus palpable et transformaient Vincent en une divinité inaccessible. Laure est tombée amoureuse de Vincent en discutant avec lui sur Facebook. Depuis des mois, ils échangent aussi des SMS à longueur de journée. Elle sait tout de lui, de ses goûts, de ses habitudes mais tout reste virtuel. Si Vincent tarde à lui répondre, l'imagination de Laure prend le pouvoir et remplit le vide, elle s'inquiète, s'agace, glisse de l'incertitude à l'obsession. Quand une rencontre réelle se profile, Laure est fébrile : est-ce le début d'une histoire d'amour ou bien une illusion qui se brise ? Subtile analyste du sentiment amoureux, Stéphanie Dupays interroge notre époque et les nouvelles manières d'aimer et signe aussi un roman d'amour intemporel sur l'éveil du désir, l'attente, le doute, le ravissement.
Textes choisis et présentés par Jean-Claude Perrier4e de couverture : De toute éternité l'homme a cru en quelque chose. Avec le temps, sa foi s'est sophistiquée, dotée d'instruments concrets : sanctuaires, ministres dévoués, cérémonies cultuelles, sacrifices, offrandes, chants, totems et tabous... Chacune des principales religions ou sagesses (hindouisme, polythéismes, bouddhisme, confucianisme, judaïsme, christianisme, islam¿) possède ses propres textes sacrés qui permettent d'approcher l'idée de dieu. Un dieu, des dieux que l'on retrouve dans les textes d'écrivains - croyants pour la plupart -, lesquels témoignent que la foi est aussi l'une des plus riches et belles sources d'inspiration - de conflits aussi. Sans oublier le contrepoint des sceptiques, voire des athées, qui revendiquent leur non-croyance. Dans les pas de Dieu, balade au pays du sacré comme du doute, en compagnie de Victor Hugo, Voltaire, Chateaubriand, Nietzsche, Claudel, Péguy, Bernanos, Mauriac, Jean-Marie Kerwich, Salman Rushdie, Christian Bobin et bien d'autres¿