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Le parfum des sirènes
Pineau Gisèle
MERCURE DE FRAN
18,80 €
Épuisé
EAN :9782715244764
Par ses frasques et ses manières dévergondées, Siréna avait agacé la curiosité des jeunes garçons à qui elle offrait parfois à humer ses cheveux aux fragrances d'eau marine. Des années plus tard, dans les yeux de leurs femmes, ils étaient devenus ces types roublards et lubriques. Des maris, des pères de famille inconséquents. Ils avaient aimé la Sirène avec passion. Non seulement pour son esprit libre, son grain de folie et ses chansons, mais surtout pour ce qu'elle incarnait et qui les attirait sans cesse vers elle comme un aimant. Lorsque, le 14 juillet 1980, Siréna Pérole alias Sissi, vingt-sept ans, est retrouvée morte chez elle, apparemment victime d'une mauvaise chute, le voisinage accueille la nouvelle avec des sentiments partagés. Celle qu'on surnommait la Sirène - à cause de son prénom, mais aussi de son charme envoûtant - était un phénomène : les hommes l'admiraient, les femmes la jalousaient. Le temps passe, mais le souvenir de la belle Siréna continue de hanter les esprits. A commencer par celui de son fils, Gabriel, orphelin à deux ans... Gisèle Pineau peint avec maestria le destin d'une femme singulière, tout en faisant le récit d'une incroyable saga familiale. Dans un monde coloré, saturé d'odeurs et de parfums, parmi les héliotropes blancs, jasmins des bois, figuiers et autres frangipaniers...
Elle ne comprend pas pourquoi on l'a menée en France. Elle ne sait pas combien de temps elle devra rester là. Pour quel office? Pour quelle mission? La tâche est rude, indéfinie. Et la France, pour Julia, c'est avant tout Tribulations et Emmerdations Associées... Elle dit: "Mon Dieu, la froidure entre dans la chair et perce jusqu'aux os. Tous ces Blancs-là comprennent pas mon parler. Et cette façon qu'ils ont à me regarder comme si j'étais une créature sortie de la côte de Lucifer. Faut voir ça pour le croire. A mon retour en Guadeloupe, je raconterai à Léa que Là-Bas, la France, c'est un pays de désolation." Elle dit: "Les pieds-bois n'ont pas de feuilles et le ciel pas de couleur. Quant au soleil! C'est pas mieux qu'un gros cochon fainéant levé de mauvaise grâce. Qu'est-ce que vous voulez faire dans un endroit comme ça! Mais pourquoi on m'a pas laissée en Guadeloupe? Non, j'ai rien demandé. Par des fois, il se trouve des personnes qui chavirent le destin. Mais, mon Dieu, Tu es témoin, j'ai jamais voulu délaisser Monsieur Asdrubal."
Je savais que j'étais née en Guadeloupe et que j'étais arrivée à l'âge de quatre ans chez Tata Michelle. J'en avais neuf, cette année-là où ma mère s'était présentée à la ferme avec sa lettre officielle qui l'autorisait à me reprendre. Cependant, même en forçant ma mémoire à réveiller des souvenirs endormis, sans mentir, j'avais l'intime conviction d'avoir toujours vécu dans la ferme de la Sarthe, auprès de ma Tata Michelle, la plus grande fan de Joséphine Baker, de Pépé Marcel, le seigneur des forêts magiques, et de Mémé Georgette toquée des crimes de sang." En 1984, Josette débarque en Guadeloupe. Elle découvre Théodora, sa grand-mère, et sa case peuplée de fantômes et d'esprits retors. Au pays natal, à la fois brutal et enchanteur, les fleurs qui s'épanouissent exhalent les secrets d'un passé fané et tourmenté. A la recherche de ses racines, ballottée et écartelée entre les mondes barbares, Josette va sur les traces de sa mère et prend parfois des airs de Joséphine Baker... Biographie de l'auteur Guadeloupéenne née à Paris en 1956, Gisèle Pineau passe son enfance dans la région parisienne. Adolescente, elle découvre la Martinique, puis la Guadeloupe où ses parents s'installent définitivement. De retour à Paris en 1974, elle entame des études de lettres qu'elle doit abandonner. Elle obtient un diplôme d'infirmière en psychiatrie et exerce, aujourd'hui encore, ce métier. Gisèle Pineau est l'auteur de nombreux romans comme La Grande Drive des esprits, (Grand Prix des lectrices de Elle en 1994), L'Espérance-Macadam (Prix RFO en 1996) et Chair Piment (prix des hémisphères Chantal Lapicque en 2002). Elle écrit également pour la jeunesse.
Elle s'ouvrait. Se cabrait. Se laissait tourner et retourner, pénétrer... En redemandait. Voulait les sentir, durs, en elle... Ils entraient, gratis, tâtaient sa chair, goûtaient sa peau. Fallait qu'elle soit prise. Possédée. Traversée, sans paroles, par des sexes d'hommes. Ça la prenait, comme ça, comme une fièvre. À ces moments-là, elle ne gouvernait plus son corps. Elle consommait du sexe, le sexe dressé des hommes. En redemandait. En rêvait parfois. Et se réveillait en sursaut, au milieu de ses nuits, avec l'envie d'un corps d'homme ajusté au sien. Fallait qu'elle soit prise, possédée, traversée... Dans la frénésie sexuelle, Mina Montério tente de se perdre et d'échapper aux fantômes qui la hantent et l'escortent depuis son départ de la Guadeloupe. En particulier celui de sa s?ur Rosalia, brûlée vive là-bas dans un incendie. Pour s'en défaire, il faudra que Mina quitte la région parisienne et retourne sur les lieux des drames de son enfance... Où derrière les apparences se cachent souvent des haines nourries par des sortilèges maléfiques.
Les plantations étaient amoureusement soignées, ordonnées, tracées au cordeau. Une, deux, trois cocoteraies. Des vergers plantés d?arbres aux branches solides chargées d?oranges, pamplemousses, citrons verts. Et quatre, cinq, six potagers sages. Et aussi, bien alignées, des rangées de pastèques, melons, ananas. Et des fleurs en quantité. Des allées d?hibiscus rouges, des parterres d?alpinias, des étendues de roses-porcelaine, tranquilles, au bordage d?une rivière peuplée par une tribu de grosses roches ébaubies sous le soleil. Au sommet du Morne Câpresse, dans un véritable jardin d?Eden, vit la mystérieuse Congrégation des Filles de Cham. Dirigée par la s?ur Pacôme, la communauté recueille des femmes blessées par la vie: meurtrières, droguées, prostituées? Soumises à une hiérarchie inflexible, des dizaines d?adeptes ?uvrent pour panser les plaies de ces filles perdues et faire respecter des rites stricts. C?est en désespoir de cause que Line, à la recherche de sa s?ur disparue Mylène, grimpe sur le Morne et s?adresse aux Filles de Cham: mais ses questions gênantes perturbent le bel ordonnancement. Derrière les apparences idylliques, ces femmes cacheraient-elles quelques lourds secrets
4e de couverture : Avec l'ère Meiji (1868), après deux siècles de clôture, le Japon s'ouvre au monde. En octobre 1867, à l'âge de 22 ans, Maurice Dubard s'engage dans la Marine française. La mission militaire à laquelle il participe a pour but de contribuer à doter le Japon d'une armée moderne. Avec l'un de ses collègues, Marcel, le jeune homme sillonne donc les principales villes de l'archipel. Mais son projet d'écriture est loin des armes et des uniformes, loin des bureaux administratifs et des fabriques. À l'instar du célèbre Japoneries d'automne de Pierre Loti, Maurice Dubard s'emploie à peindre en une série de tableaux et de saynètes ce Japon des années 1870. Sa passion se porte aussi bien sur la culture matérielle ancestrale de l'Empire que sur l'énergie débordante de la jeunesse nippone. Conteur formidable, Dubard ne cesse d'osciller entre ce passé et le présent. Son récit de voyage est absolument contemporain du rapprochement entre l'Europe et le Japon.
Résumé : Laure avait des mots d'amour mais pas les preuves : Vincent n'évoquait jamais de date pour une prochaine rencontre. Et ce décalage entre les paroles et les actes la perturbait. Les messages maintenaient un lien entre eux, mais ils rendaient aussi la distance plus palpable et transformaient Vincent en une divinité inaccessible. Laure est tombée amoureuse de Vincent en discutant avec lui sur Facebook. Depuis des mois, ils échangent aussi des SMS à longueur de journée. Elle sait tout de lui, de ses goûts, de ses habitudes mais tout reste virtuel. Si Vincent tarde à lui répondre, l'imagination de Laure prend le pouvoir et remplit le vide, elle s'inquiète, s'agace, glisse de l'incertitude à l'obsession. Quand une rencontre réelle se profile, Laure est fébrile : est-ce le début d'une histoire d'amour ou bien une illusion qui se brise ? Subtile analyste du sentiment amoureux, Stéphanie Dupays interroge notre époque et les nouvelles manières d'aimer et signe aussi un roman d'amour intemporel sur l'éveil du désir, l'attente, le doute, le ravissement.
Résumé : Le jour baisse déjà lorsqu'ils franchissent un mur de pierres sèches pour se frayer un chemin en direction d'une petite baie. "Ferme les yeux, Martha, et attends que je te dise de les rouvrir". Puis au détour d'un rivage, il dit : "Maintenant". Devant eux, le ciel est en feu, rouge sang et or. Peu à peu il s'assombrit, devenant violet, puis noir, avant que la grande boule de feu ne tombe dans la mer. C'est sur la côte ouest de l'Irlande, au sein d'une nature sauvage, âpre et magnifique à la fois, que Martha, qui vit et enseigne à Londres, est venue faire le point sur sa vie. Son mari, irlandais, brutalement décédé, possédait là-bas un cottage, dans son village natal, face à l'océan et aux inquiétantes îles Skellig. Il y allait souvent - seul ? - et elle plus rarement. Il y a la pluie, les embruns, les feux de tourbe, d'incroyables couchers de soleil, les pubs enfumés où tout le monde chante de vieilles balades. Et des rencontres, souvent inattendues.
Textes choisis et présentés par Jean-Claude Perrier4e de couverture : De toute éternité l'homme a cru en quelque chose. Avec le temps, sa foi s'est sophistiquée, dotée d'instruments concrets : sanctuaires, ministres dévoués, cérémonies cultuelles, sacrifices, offrandes, chants, totems et tabous... Chacune des principales religions ou sagesses (hindouisme, polythéismes, bouddhisme, confucianisme, judaïsme, christianisme, islam¿) possède ses propres textes sacrés qui permettent d'approcher l'idée de dieu. Un dieu, des dieux que l'on retrouve dans les textes d'écrivains - croyants pour la plupart -, lesquels témoignent que la foi est aussi l'une des plus riches et belles sources d'inspiration - de conflits aussi. Sans oublier le contrepoint des sceptiques, voire des athées, qui revendiquent leur non-croyance. Dans les pas de Dieu, balade au pays du sacré comme du doute, en compagnie de Victor Hugo, Voltaire, Chateaubriand, Nietzsche, Claudel, Péguy, Bernanos, Mauriac, Jean-Marie Kerwich, Salman Rushdie, Christian Bobin et bien d'autres¿