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Revue d'éthique et de théologie morale N° 253, Mars 2009 : 60e anniversaire de la revue
Pinckaers Servais ; Pisani Emmanuel ; Desclés Jean
CERF
3,00 €
Épuisé
EAN :9772204352544
Vous désirez nourrir votre réflexion sur les problèmes d'éthique, et vous tenir informé sur les recherches actuelles : La Revue d'éthique et de théologie morale vous propose, chaque trimestre, grâce à ses articles universitaires et critiques, d'être aux avant-postes des questionnements et débats contemporains. Une revue et une réflexion uniques en francophonie. Cette revue catholique, ouverte sur des approches différentes, vous permet de faire le point sur l'état de la recherche grâce à une politique internationale d'auteurs, tous reconnus dans leur secteur d'activité. Une approche pluridisciplinaire. Chaque numéro, grâce à la collaboration de spécialistes des différentes disciplines, présente un ensemble d'articles portant sur l'éthique, la bioéthique, la morale, la théologie, la philosophie, les sciences humaines, et permettant de bien situer les questions, de faire apparaître les enjeux et d'envisager les lignes d'action. Un hors-série thématique par an en partenariat avec l'Association de théologiens pour l'étude de la morale (ATEM).
Quels sont les rapports entre la morale et notre vie affective ? Pour acquérir la vertu ne devons-nous pas combattre les passions, vaincre notre sensibilité ? Ou peut-on admettre un apport de la sensibilité à la vertu et soutenir même que celle-ci renforce nos sentiments ? Servais Pinckaers, dans un ouvrage achevé deux mois avant sa mort, étudie cette question, mettant l'accent sur les rapports entre la vertu et les passions. Outre les passions classiques - l'amour, le désir, le plaisir et la colère - il s'intéresse aussi et d'une manière inattendue à l'humour et au silence, à la piété et aux sujets comme le travail, entre autres, qui peuvent être l'objet de véritables passions. Son but est de nous montrer le rôle positif et essentiel de nos émotions dans la vie vertueuse chrétienne. Avec un souci de distinguer une conception renouvelée de la vie affective d'une vision négative fondée sur une morale de l'obligation, le père Pinckaers esquisse une psychologie positive des passions inspirée de la tradition biblique et patristique ainsi que de l'œuvre de saint Thomas d'Aquin. Ce livre, conçu comme faisant suite à son Plaidoyer pour la vertu, bénéficie de la même clarté et de la même sérénité de ton. Passions et vertu couronne une vie dédiée au renouveau de la théologie morale.
Ce commentaire de l'encyclique Veritatis Splendor permet au lecteur de découvrir la richesse de ce document, les enjeux des questions qu'il aborde et l'intérêt des réponses qu'il propose en vue d'un renouveau de la morale chrétienne, spécialement grâce à un rapport plus étroit et plus profond avec l'Evangille. Ce cahier décrit encore le contexte historique et théologique où s'inscrivent l'enseignement de l'encyclique et le débat qu'elle instaure.
Le fr. Servais Pinckaers op. a enseigné la théologie morale fondamentale à l'Université de Fribourg (Suisse) de 1975 à 1997. Un certain nombre d'ouvrages de grand rayonnement sont le reflet de son enseignement mûri au long de ces années. Outre les cours réguliers de morale fondamentale, Servais Pinckaers aimait à honorer la spiritualité dans des cours complémentaires optionnels. Sa lecture des Sermons du Pape saint Léon le Grand fut l'occasion d'un tel enseignement. Les notes dactylographiées qui en étaient le support auraient probablement été relues et révisées par leur auteur pour une publication ultérieure. C'est à titre posthume que leur édition critique a due être initiée par le Professeur émérite Michael Sherwin puis menée à leur terme par le Professeur Luc-Thomas Somme, ses successeurs, avec l'aide de leurs collaborateurs scientifiques. Il s'agit de bien plus que d'une introduction à la lecture de saint Léon : le P. Pinckaers accompagne le lecteur dans l'assimilation existentielle, vitale, morale, de la force agissante du salut en Jésus-Christ par sa célébration liturgique, en Esprit et en Eglise. L'édition critique de ce manuscrit inédit s'inscrit dans une démarche de mise en valeur des Archives Pinckaers, fondées par le Couvent dominicain international de Saint-Albert-le-Grand (Albertinum) à Fribourg.
On a besoin d'un certain courage, de nos jours, pour écrire un livre consacré à la vertu ; il faut même de l'audace pour soutenir qu'elle est entreprenante, cause de nouveauté et source de joie. La vertu a vieilli, elle a pris des rides, son teint s'est fané. Peut-on la rajeunir et lui rendre sa force d'antan ? La vertu n'est pas réductible au mot et à l'idée qui la désignent ; elle ne se révèle bien, dans son dynamisme, qu'à celui qui la met en pratique avec intelligence. Chacun des exposés se présente comme une petite aventure, une promenade menée au gré de l'inspiration et suivant les difficultés rencontrées sur le terrain d'une vertu, laissant au lecteur la liberté de regarder alentour où il l'entend. Sénèque autrefois vantait justement la vertu humaine : Rien de plus excellent, rien de plus beau que la vertu. La vertu chrétienne, oeuvre de l'Esprit Saint en nous, ne serait-elle pas meilleure encore et plus belle ?Servais Th. Pinckaers, dominicain, né à Liège en 1925, a enseigné la théologie morale à l'Université de Fribourg en Suisse de 1973 à 1997. Maître en théologie, il est l'auteur d'une dizaine de livres dont Les sources de la morale et La morale catholique.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones