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Heidegger et la question de l'humanisme. Faits, concepts, débats
Pinchard Bruno
PUF
25,50 €
Épuisé
EAN :9782130547846
Le débat qui partage les partisans et les détracteurs de l'humanisme n'est pas seulement dicté par l'ampleur des événements planétaires. La question de l'humanisme est d'abord l'héritière de toute l'histoire de la pensée. Qu'il ait cependant appartenu à Martin Heidegger, à peine arraché à un temps d'inhumanité radicale, de transformer, dans sa fameuse Lettre sur l'humanisme de 1947, le simple recours aux " valeurs ", de l'humanisme en l'affaire par excellence de la pensée, constitue une énigme sur laquelle il valait la peine de s'arrêter. Depuis lors, le débat sur l'humanisme a occupé la pensée française à travers les contributions majeures de Sartre, Lévi-Strauss, Lacan, Althusser, Foucault ou, récemment encore, hors de France, de Sloterdijk. Des philosophes appartenant à plusieurs générations ont voulu proposer une nouvelle lecture de la lettre fondatrice de Heidegger. On trouvera dans cet ouvrage toutes les facettes du dossier, les circonstances de la publication de la lettre, sa réception européenne jusqu'à nos jours, le débat avec la pensée de la Renaissance qu'elle implique, ainsi que les différentes voies pour dialoguer avec un texte aussi ambigu que les événements auxquels il se mesure. Bruno Pinchard est professeur à l'Université jean Moulin-Lyon 3 Ont également contribué à ce volume Pierre Aubenque, Alain Boutot, Pierre Coye, Pascal David, Emmanuel Faye, Marc Foglio, Thierry Gontier, Dominique Janicoud, jeanFrançois Marquet, Jean-François Mottéi, Rita Messori, Henri Mongis, Roger Munier, Alexis Pinchard, Alexandra Roux, Luco Salzo, Alain Séguy-Dtrclot, Jean-Marie Voysse et Jean-Louis Vieillard-Baron. Themis la Titanide, née de Ciel et de Terre, incarnait chez Hésiode la figure de la Justice qui réunissait les dieux sur l'Olympe et les hommes au caeur de la cité. En un temps de dispersion du sens, "Thémis" s'ouvre à la philosophie pour recueillir ses interrogations sur notre partage commun. Au carrefour de l'éthique, de la politique, de l'art et des sciences, cette collection présente des essais originaux qui explorent les voies obscures de notre avenir à la lumiere de notre plus ancienne tradition. Repenser la philosophie à partir de ce commencement qui était, pour Hésiode, l'exigence éternelle de la justice, c'est découvrir, en un autre mode que l'éclaircie grecque, ce que donne à voir la naissance de Thémis, pF. M.
Pour un type de personne, l'existence du monde est une évidence. Les jours se succèdent avec aisance ; il se sent bien avec ce monde qui contient toutes les réponses qui lui conviennent. Il dit avec Parménide : "Tout ce qui est, est et tout ce qui n'est pas, n'est pas." Le franc-maçon s'étonne, cherche : "Pourquoi y-a-t-il quelque chose plutôt que rien ?" La quête d'une réponse à cette interrogation n'a pas pour objectif de trouver la solution qui mettrait un terme à sa recherche. Elle manifeste l'émerveillement et la surprise que rien ne viendra supprimer. L'ouvrage a pour objectif de décomplexer chacun face aux noms célèbres de la philosophie, de Socrate à René Girard, voire de donner envie de les fréquenter. Pour cela, sont présentés les grands philosophes et leurs idées quand elles sont proches des interrogations et des pratiques maçonniques. Cet ouvrage ne comporte aucune opinion personnelle, ni interprétations, ni assimilations ; c'est l'affaire du libre examen du lecteur.
Rabelais ne parle pas que des mots, il désigne des choses. Il se noue une intrigue au coeur de l'oeuvre de Rabelais qui pourrait retenir l'attention des philosophes, pour peu qu'ils se souviennent de la vie des choses, au risque de leur obscénité. L'encyclopédie rabelaisienne n'est pas seulement un monde de signes empilés pour le seul plaisir de la dissémination. Le moine indigne et le voyageur masqué, le médecin au grand coeur et le savant sévère n'ont pas encore livré tous leurs secrets, malgré des siècles de commentaire. Il était naturel que quelques Pantagruélistes se donnent un temps de réflexion autour de la "fine follie" revendiquée par le pronostiqueur de toutes les Renaissances de l'esprit. Quel étonnement alors si le fameux bateleur devient notre Présocratique, notre Architecte, notre Réformateur ?
Comment devenir philosophe ? En apprenant à voir les espaces les plus extravagants. L'originalité de l'auteur est de proposer une méthode pour penser la philosophie grâce à la mythologie. Comme on commence toujours avec les mots dont on hérite, cela ne sera possible qu'à partir d'un livre. L'auteur lui-même a choisi Dante, mais bien d'autres récits et autorités peuvent être élus. Bruno Pinchard veut seulement nous montrer les règles d'une expérience mythologique : comment se présente le chemin que l'on va prendre, les obstacles à surmonter, la peur qui va surgir. Il invite chacun à trouver en soi le discours qui l'a lié à lui-même en même temps qu'à l'univers. Mais ce livre est aussi politique : si le chemin qui nous est proposé n'est plus jamais pris, si nous ne sommes plus capables (ou n'en avons plus le désir) de nous raccorder aux mythes pour nous laisser traverser par leur vibrations, si nous nous contentons de blasphémer "les récits et les autorités", alors nous ne connaîtrons que le malheur et la souffrance.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Résumé : "Cher Alain, Nous avons donc décidé d'échanger des lettres plutôt que de nous entretenir de vive voix. Malgré mon goût de l'affrontement, je craignais de me heurter en temps réel sur du non-négociable et de voir bientôt se lézarder une chère et ancienne amitié". "Chère Elisabeth, En refusant la violence du tac au tac, tu ne t'es pas dérobée, tu as opté pour la franchise de l'écriture. Les impondérables de la conversation ne t'auraient peut-être pas permis de me dire aussi crûment ce qui te brouille continuellement et solitairement avec moi". Correspondance épistolaire qui donne lieu à un débat passionnant, En terrain miné est la rencontre de deux esprits politiquement opposés, unis par une amitié philosophique.
Résumé : La notion de l'autorité a été écrit en 1942, peu avant l'Esquisse d'une phénoménologie du droit, avec lequel il entretient d'étroits rapports. "Chose curieuse, le problème et la notion de l'autorité ont été très peu étudiés" , note Kojève en ouverture de ce qu'il appelle lui-même un "exposé sommaire" . "L'essence même de ce phénomène a rarement attiré l'attention". Soixante ans après le constat garde sa validité, en dépit de quelques contributions notables. C'est ce qui fait le prix de cet essai d'élucidation philosophique. Kojève procède à la décomposition du phénomène, en dégageant quatre types purs d'autorité humaine qu'il met chacun en correspondance avec une théorie : le Père (la scolastique), le Maître (Hegel), le Chef (Aristote), le Juge (Platon). Les formes concrètes de l'autorité représentent des combinaisons de ces types purs. Loin des circonstances qui ont présidé à son élaboration, et que François Terré rappelle dans sa présentation, ce petit livre arrive à point nommé dans le débat d'aujourd'hui autour de la disparition de l'autorité dont la nature reste toujours aussi énigmatique.
Comte-Sponville André ; Delumeau Jean ; Farge Arle
La vie ne vaudrait d'être vécue, dit-on, que si elle apporte le bonheur. Mais que signifie être heureux ? Y a-t-il des recettes au bien-être ? Où se niche le bonheur ? Dans l'argent ? La réussite personnelle ? La santé ? Les plaisirs ? L'espérance d'un jour meilleur ? Est-il dans ce que nous avons ou dans ce que nous sommes ? De la pensée antique à nos frustrations modernes, en passant par l'invention du paradis, on verra avec les regards croisés du philosophe, du croyant et de l'historien, comment l'idée du bonheur a évolué au fil du temps, et combien son histoire mouvementée peut nous aider à mieux vivre aujourd'hui.André Comte-Sponville : philosophe, a publié de nombreux ouvrages sur l'éthique et la question du bonheur. Jean Delumeau : professeur honoraire au Collège de France, est spécialiste de l'histoire des mentalités religieuses. Arlette Farge : historienne et spécialiste du XVIIIe siècle.
Résumé : Et si nous vivions dans une société bavarde où le dialogue n'existe plus ? Marylin Maeso, jeune philosophe camusienne, y voit un vrai danger. Polémiques systématiques, procès d'intention, culture de l'esquive... : médias et réseaux sociaux menacent la fluidité des débats et tendent à délégitimer l'adversaire plutôt que d'écouter ses arguments. Dans cet ouvrage décapant, Marylin Maeso analyse les mécanismes et les enjeux de ce phénomène. Pour elle, le fait que notre époque soit à la fois celle de l'hyper-connectivité et celle de la substitution de la polémique au dialogue n'est pas le moindre de ses paradoxes !