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46750
Pina João ; Salles Vivianne
LOCO
49,00 €
Épuisé
EAN :9782919507931
46750 de Joao pina aborde les violences de gangs à Rio de Janeiro (Brésil) et la transformation que la ville a connu lors de cette dernière décennie. En 2007, Rio a commencé un processus de mutation hors normes afin d'accuillir à la fois la coupe du monde 2014 et les Jeux olympiques d'été de 2016. Le Brésil alors dans la bonne conjecture économique - grâce à une augmentation de la production des biens de consommation - , investit dans de grands projets d'infrastructures sportives au détriment du service public. Les budgets alloués au logement, à la santé ou à la police restent insuffisants. En 2016, alors que le monde a les yeux tournés vers les Jeux olympiques, les homicides augmentent de 20%, les braquages de 40%, selon l'institut public de recherche sur la sécurité de Rio de Janeiro. 46750 est le portrait du Rio de Janeiro de ces dix dernières années : un envers de la "ville merveilleuse", plein de contrastes et de complexités. Joao Pina plonge dans les guerres des gangs des favelas dont il nous rapporte des images sans compromis. 46750, nous le découvrons à la fin du livre, est le nombres d'homicides ayant eu lieu dans la zone urbaine de Rio de Janeiro, une moyenne de 13 homicides par jour pour la décennie 2007-2016 Les poèmes engagés de Viviane Salles ponctuent le livre, insérés entre les photos et sur des cahiers de papier coloré.
Résumé : La République a une dimension spirituelle et c'est paradoxalement la laïcité qui la porte. C'est une exigence forte et extrêmement difficile que celle de s'élever au-dessus de nos identités primaires (sexe, statut social, appartenance ethnique, religion, philosophie?) pour définir ce qui nous est commun, un espace où s'exprime ce qui nous rassemble, qui fait vivre les garanties du présent et grandir les promesses du futur. Cette sphère publique est ce que nous transmet à la naissance la communauté des hommes, comme monde intelligible et déchiffrable, pour y installer notre singularité et y forger notre rapport au monde et aux autres. C'est notre héritage, notre bien commun et notre legs. C'est là que s'enracine notre fraternité. Pour moi, le levier de l'intégration se situe là. Que l'on soit né ici ou que l'on vienne d'ailleurs, c'est par l'adhésion à des principes et à un projet que l'on fait peuple. Le principe laïque, ce ferment de l'égalité, avec son idéal de transcendance, nous met tous en position d'habiter et de faire vivre ce monde commun. Là est notre part d'action politique et de création, là se joue notre rapport à la citoyenneté. Ce rapport qui nous rend tous en partie responsable de la beauté du monde. Nos temps sont troubles mais notre patrimoine est beau, ce n'est pas un décor mais une partie de la pièce. Réinvestissons-le. Et aux gens de gauche, je rappellerai qu'ils ont un mot magnifique dans leur patrimoine: l'émancipation. Un beau mot pour parler d'une humanité en marche. Ce combat pour l'émancipation n'est pas personnel, il doit être collectif et je n'aspire qu'à une seule chose: que tous ceux qui veulent le mener, individus, partis, associations? se regroupent, échangent, agissent. Nul besoin de pedigree remontant à plusieurs génération pour y prendre part. Quelle que soit son histoire, tout le monde est bienvenu. Car ce qui compte, ce n'est pas d'où l'on vient, mais ce que l'on veut vivre ensemble.
Le Renouveau charismatique français affiche aujourd'hui une vigueur étonnante dans le paysage catholique : fort de groupes de prière couvrant tout ou partie du territoire national, il revendique également des communautés qui sont parmi les plus prospères et actives de l'Europe occidentale. Pour autant, le Renouveau français, et plus particulièrement ses membres les plus engagés, demeurent encore très largement méconnus : comment vivent-ils ? Que disent-ils de leur communauté, de l'Église et de leur environnement social et politique ? Leur vie en communauté les éloigne-t-elle de leurs contemporains ou sont-ils, comme eux, tentés par l'engagement ponctuel et distancié, l'investissement dans le quotidien et leur développement personnel ? C'est à ces questions que répond cet ouvrage écrit sous la forme d'un voyage : voyage scientifique, voyage-découverte qui se propose d'aborder les terres charismatiques comme on accoste un pays inconnu, en prenant soin de décrire les lieux, de présenter les personnages, de leur donner la parole. Ce regard neuf sur les hommes et les femmes du Renouveau met à mal l'image d'un mouvement charismatique uniforme où l'émotion sert de vecteur à la religion. En fait, trois cultures cohabitent en son sein : la première propose la communauté comme lieu de salut face à un monde fondamentalement hostile, la seconde invite à intervenir dans la société tout en affichant une forte identité chrétienne, la troisième se concentre sur le développement personnel des individus. En révélant ces trois attitudes, cet ouvrage met en lumière la paradoxale diversité d'un mouvement charismatique plus conforme qu'il n'y paraît aux comportements dominants de la société française.
D'un enfant particulièrement doué, on dira que c'est un enfant prodi... Doit-on dire "C'est ma faute" ou "C'est de ma faute"? D'un homme grossier, on dira que c'est un personnage frus... Quel est le féminin de malin? Combien de personnes compte le mode impératif? Quand on fait un travail totalement inefficace, quel animal peigne-t-on?
Considéré comme proche des citoyens et attaché à un territoire, l'élu local constitue une figure singulière du personnel politique. Dans les enquêtes d'opinion, il semble toujours bénéficier d'une image positive, en partie parce que son action est souvent considérée comme apolitique. Mais les conditions d'exercice des mandats locaux ont changé. Les politiques de décentralisation, la complexification de la gestion publique, le poids des partis politiques, l'intensification de la compétition électorale, voire les injonctions participatives, constituent autant de nouveaux défis pour les élus locaux. Dans ce contexte, l'élu local est-il resté inchangé, comme en témoigne l'usage, toujours aussi fréquent, de la notion de notable? Ou, à l'inverse, peut-on observer l'émergence d'une nouvelle figure de l'élu local (technocrate, manager...)? Ces questions-discutées dans cet ouvrage par des universitaires de disciplines différentes-permettent d'analyser l'adaptation des compétences, des rôles et de la légitimité des élus locaux à l'aune de ces nouvelles contraintes. Biographie de l'auteur Christian Bidégaray est professeur de science politique à l'université de Nice Sophia-Antipolis (UNS) dans le laboratoire ERMES. II est spécialiste des institutions et vie politiques, des gouvernements comparés et de l'opinion publique. Stéphane Cadiou est maître de conférences en science politique à l'UNS dans le laboratoire ERMES, spécialiste du métier politique local, de la politique urbaine et de la sociologie des quartiers. Christine Pina est maître de conférences en science politique à l'UNS et directrice du laboratoire ERMES (chercheur associé à PACTE). Elle est spécialiste de la sociologie électorale, de la vie politique et des partis politiques.
Et le bleu du ciel dans l'ombre " de Manuela Marques revient sur la singulière expérience du paysage que l'artiste a pu développer récemment, à l'invitation du musée de Lodève. Plutôt que de privilégier les grandes photographies aux points de vue spectaculaires -que les causses du Larzac ou les environs du lac du Salagou inspirent aisément-, elle a préféré expérimenter une approche plus intime et sensible du paysage. Observation, déplacement, et collecte d'éléments (pierres, bois, végétaux) font partie intégrante du développement de l'oeuvre. L'artiste pourra, par la suite, intégrer ces collectes dans des planches botaniques d'un nouveau genre ou dans de grandes compositions photographiques où illusions optiques, miroirs noirs et reflets fabriquent un nouveau point de vue : entre la vision d'un paysage et l'imaginaire que celle-ci suscite. Elle a en quelque sorte réinventé un paysage à travers ce qui le constitue intrinsèquement. Gilles A. Tiberghien, dont on ne présente plus le travail autour du Land art, développe un texte autour de cette nouvelle approche du paysage.
Mioveni est une ville en Roumanie située entre Bucarest et les Carpathes. Après la chute du communisme, la ville a pu survivre grâce à l'industrie automobile. Tous les habitants vivent aujourd'hui au rythme de l'usine. Pendant près de trois ans, la photographe Anne Leroy et la journaliste Julia Beurq ont accompagné le quotidien des habitants de Mioveni rapportant images et récits plongeant le lecteur dans l'intimité d'une vie ouvrière. L'enquête est un marqueur de leurs approches photographique et journalistique. Elles privilégient l'expérience du terrain au long cours. A Mioveni en Roumanie, avec empathie, elles se sont approchées au plus près des personnes et de leurs histoires. Cet ouvrage restitue leur immersion sur le terrain dans cette ville ouvrière qui, avec le rachat de Dacia par Renault il y a quinze ans, semble avoir échappé au sort des autres cités mono-industrielles tombées en ruine après la chute du communisme. Les résultats de leurs recherches autour du rapport entre le texte et l'image se déploient au fil du livre, entre perméabilité et complémentarité, sans jamais être ni illustratif ni redondant.
Un hiver d oise se présente en trois séries photographiques distinctes, trois propositions pour tenter de répondre à une idée du territoire. L ouvrage s ouvre, sans autre préambule, par la série de grands paysages, comme un travelling. Une deuxième série, plus intimiste: portraits, nus et natures mortes se répondent pour interroger la représentation même. La troisième et dernière partie reprend jusqu à la fin du livre l idée d un travelling, dans un paysage urbain cette fois.
La nuit craque sous nos doigts reprend plusieurs années de photographie de Sarah Ritter. Sarah Ritter ne travaille pas par anticipation, mais par "occasions" , arpentage de terrains divers, sans savoir précisément à l'avance ce qu'elle cherche. Ces occasions lui permettent d'accumuler un certain nombre d'images qui, peu-à-peu, trouvent leur place dans son oeuvre et s'articulent ensemble. Elle cherche un point de bascule entre le visible, le montré dans l'image, et ce qu'on ne voit pas. Au coeur de cette intention aveugle, le montage des images entre elles devient comme un choeur, équivocité affirmée.