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La Turquie chrétienne. Récits des voyageurs français et anglais dans l'Empire ottoman au XVIIe siècl
Pignot Hélène
XENIA
21,30 €
Épuisé
EAN :9782888920144
Les contacts entre l'Empire ottoman et l'Occident sont nombreux au XVIIe siècle et sont liés aux intérêts commerciaux et diplomatiques. À cette époque, les pays européens ont conclu des traités avec la Turquie et les ambassadeurs étrangers ont leur résidence à Istanbul. L'Europe turque, objet aujourd'hui de tant de fantasmes ou de peurs agitées par certains professionnels de la politique est d'abord une réalité qui fournit à l'historien un objet d'étude passionnant et cinq siècles de matériaux ! Parmi ces matériaux, les témoignages des voyageurs occidentaux qui ont visité l'Empire ottoman au XVIIe siècle sont une source extrêmement précieuse. Si partiaux et injustes soient-ils à l'occasion, les récits de ces voyageurs européens venus pour commercer, pour représenter leur roi et leur pays, pour convertir ou simplement pour explorer et se cultiver, nous apportent néanmoins un témoignage précieux sur la vie quotidienne des chrétiens orthodoxes dans l'Empire ottoman.
Objet de toutes les attentions des instances internationales et humanitaires, l?enfant-soldat est une figure incontournable dans la réflexion sur le phénomène guerrier actuel. À ce premier archétype est fréquemment associé un continent, l?Afrique. Le recours à des enfants raptés, exploités, abusés, drogués parfois, apparaît comme un sommet d?horreur et heurte les consciences. Bousculant les stéréotypes, ce livre remonte aux origines de la guerre moderne, en passant par les guerres mondiales, d?un continent à l?autre, pour livrer une analyse fouillée de la figure de l?enfant-soldat et de ses représentations. Le recours aux autres sciences humaines et sociales (sociologie, science politique, anthropologie) lui permet de s?émanciper d?une vision purement historique, afin de saisir la dimension contemporaine de ce phénomène dans toute sa complexité. Manon Pignot est historienne de l?enfance et vient de publier Allons enfants de la patrie. Génération Grande Guerre, au Seuil. L?Enfant-soldat a été réalisé avec la contribution de Farid Ameur, Gilles Bataillon, Quentin Deluermoz, Agnès Devictor, Charlotte Lacoste, Émilie Medeiros, Alejandro M. Rabinovich, Nicholas Stargardt et Laure Wolmark.
A l'aube de la cinquantième édition des festivals d'Avignon et d'Edimbourg, ce guide se veut un outil pour mettre en perspective l'état actuel de la scène artistique contemporaine dans le monde. Planète Festivals est un parcours nomade sur les 5 continents, à travers 55 pays, qui propose une "escale" dans 250 lieux de mémoire et de création. Des arts de la scène aux arts visuels, ces grands rendez-vous ont été repérés par l'Association Française d'Action Artistique et le réseau des ambassades et des établissements culturels français à l'étranger comme les partenaires privilégiés des échanges internationaux. Un tableau succinct de chaque événement y est brossé sa couleur, son esprit, enrichi d'une description des sites, et d'informations utiles aux artistes, aux acteurs culturels comme au grand public. "Aboutir à une vision d'ensemble est sans doute un souhait utopique. Nous avons essayé d'offrir une sorte d'échantillon, suffisamment représentatif dans sa diversité, et qui nous permette de partager ces informations avec d'autres." Jean Digne, Nicolas Roméas, Lisa Pignot.
On croit avoir tout dit des acteurs de la Grande Guerre, son cortège de poilus, de femmes à l?arrière,de gueules cassées? Et pourtant il est un autre groupe, souvent négligé, qui fut durablement marqué par le conflit: les enfants. Qu?ils en aient été victimes, orphelins, occupés, blessés parfois, traumatisés ou même épargnés, ils portent sur cette période un regard singulier et méconnu. A l?appui de journaux intimes, de dessins, de correspondances et d?enquêtes orales, Manon Pignot part à la recherche de cette voix de l?enfance, jusque-là inouïe. Dans la lignée de la micro-histoire, elle tente une exploration de l?intime, qui se révèle riche d?enseignements sur le monde de l?enfance, bien sûr, mais aussi sur les adultes qui l?entourent: des éducateurs, des parents - et surtout des pères. Car avec l?éloignement et le danger, un sentiment paternel jusque-là plutôt sous-jacent éclate au grand jour - et ouvre un nouvel éventail de relations parentales qui gagneront en proximité et tendresse tout au long du XXe siècle. Avec finesse, Manon Pignot montre que la Grande Guerre contribua à faire émerger une véritable voix enfantine. Sans être uniforme, elle possède néanmoins une singularité qui permet de parler à son propos de la naissance d?une nouvelle « génération » - la première du XXe siècle. En repartant aux sources de l?enfance, c?est à une histoire inédite du siècle que s?essaie Manon Pignot.
Construit comme un puzzle, Le Siège de Vienne fait appel à la fois à la mémoire d'un passé lointain (l'Empire austro-hongrois) et à celle d'un passé plus récent (la Roumanie libérée du communisme du début du XXIe siècle). Le lecteur se trouve dans une ville du Nord de la Transylvanie qui vit au rythme des préparatifs précédant les fêtes de fin d'année, plus exactement les trois dernières journées de décembre 1995. Son ouverture et son ironie donnent à ce texte une dimension centre européenne, ses paysages, son humour, le langage des personnages, le choix des noms (qui renvoient à Ionesco), les allusions littéraires (à Cioran, immanquablement) le définissent comme une création roumaine aux qualités incontestables. Ecriture rare, sensible et intelligente à la fois, style riche, sens souterrain se décantant petit à petit - telles sont les qualités de cette oeuvre d'exception. Roman réaliste, il intègre de façon naturelle le fantastique d'un Boulgakov ou d'un Chagall. Il aborde l'histoire européenne en ce qu'elle a eu de plus concret et de saisissant : la dernière guerre mondiale, le goulag russe et roumain, la Révolution hongroise de 1956, le "dégel roumain" de 1966, le Mai parisien, la Révolution roumaine de 1989 et la chute du communisme. Les personnages - Roumains, Hongrois, Allemands, Juifs, Arméniens, qui constituent un milieu multiethnique et une Babel harmonieuse où les différences linguistiques ne sont pas un obstacle à la communication - sont unis dans la fierté d'avoir appartenu à un ancien empire et en même temps dans le complexe d'habiter loin du centre, loin de la Vienne imaginée comme la cité idéale. Mais Vienne n'est plus ce qu'elle a été et, pire encore, c'est le monde entier qui semble avoir totalement changé dans la dernière moitié du siècle.
Résumé : La Maison de servitude désigne l'Egypte pharaonique de l'Ancien Testament. Les hommes ont pour vocation de sortir de la Maison de servitude pour accéder à l'existence libre et responsable. Mais la libération est rude, angoissante. Beaucoup n'aiment pas la liberté, nourrissant même à son endroit une véritable haine. Ils en ont peur, elle est à leurs yeux un fardeau trop lourd à porter. Ils n'ont donc qu'une idée en tête regagner la Maison de servitude. C'est ici qu'intervient le Grand Inquisiteur. Aux déçus de l'émancipation, il fait miroiter tous les avantages de l'esclavage, en particulier la certitude d'être pris en charge pour tout et de n'avoir plus à décider de rien. Du pain et des jeux également. Bref, il leur propose de les reconduire à la Maison de servitude. Cet accompagnement rejoint ce qu'on appelle le totalitarisme. C'est une tentation permanente à notre époque, on le voit aujourd'hui par exemple avec l'islam. La modernité, selon Eric Werner, consiste en une lutte à mort entre la liberté chrétienne, d'une part, et l'autorité rassurante du Grand Inquisiteur de l'autre. Cet essai surprenant prend le contre-pied d'une idée aujourd'hui très répandue, selon laquelle la modernité serait la mort du christianisme. Et si ce n'était pas le contraire, justement ? Si l'effondrement du cadre de vie traditionnel, loin de devoir s'interpréter comme " sortie du christianisme ", n'en marquait pas, à l'inverse, l'accomplissement même ? Si les germes jetés en terre à l'époque des Evangiles n'avaient réellement commencé à porter leurs fruits qu'avec l'avènement, à notre époque, du sujet personnel et de son accession à la parole ? Après ses essais de philosophie politique, Eric Werner livre ici un ouvrage inclassable, vertigineux, qui sonde les racines historiques de la liberté. Entre littérature et psychologie, s'appuyant tour à tour sur Tocqueville, Nietzsche, Dostoïevski, Spengler, Erich Auerbach, d'autres encore, il propose au lecteur moderne un cheminement déroutant, mais exaltant et honnête, vers l'unique promesse du christianisme, celle du salut personnel lié à la présence en nous de la parole vivante.
Présentation de l'éditeur Pour faire taire Dieudonné en février 2014, Manuel Valls, alors ministre de l Intérieur, a mobilisé tous les moyens de répression légale de la République. Le futur premier ministre a transformé sa lutte personnelle contre l humoriste en affaire d Etat.Ainsi, le jugement précipité du Conseil d Etat interdisant le spectacle Le Mur a créé un précédent inquiétant dans la jurisprudence française, laissant magistrats et politiques dicter l humour, le comique et le bon goût.La patrie des droits de l homme et de la liberté de pensée va-t-elle basculer dans la censure à cause d une quenelle ?Dans cet ouvrage de témoignage et d analyse, les avocats de Dieudonné reviennent sur cette ahurissante campagne et ses conséquences sur la loi, les libertés et le vivre-ensemble français en tant que tel.Interdit de rire offre ainsi un récit circonstancié des persécutions dont Dieudonné et son entourage ont fait l objet, mais également une analyse symbolique et historique du fameux geste de la quenelle, dont les conclusions ont de quoi surprendre!On y évoque aussi la nature du rire, la fonction du comique dans une société, mais également des affaires plus concrètes et passées sous silence, tel l incroyable et somptueux cadeau fiscal offert à Dieudonné par le ministre Cahuzac en février 2013.Fortement argumenté, magnifiquement écrit, cet essai est un réquisitoire saisissant contre un pouvoir en proie à l incohérence et à la dérive autoritaire.