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La théorie de l'équilibre général
Pignol Claire
PU SEPTENTRION
13,00 €
Épuisé
EAN :9782757415832
Des agents qui décident indépendamment les uns des autres peuvent-ils coordonner leurs activités ? Depuis le XVIIIe siècle, la pensée économique répond à l'aide d'une intuition : une coordination est possible grâce au mécanisme des prix. La théorie de l'équilibre général explore cette intuition. Elle établit les conditions dans lesquelles des prix existent tels que les décisions individuelles sont compatibles entre elles. Elle constitue ainsi la théorie d'une société qui conçoit sa cohérence à partir des choix des individus qui la composent. Toutefois, la théorie de l'équilibre général a produit sa propre critique. L'examen du processus concurrentiel, tout comme l'ambition de déduire un choix social à partir des préférences individuelles, réduisent la portée de ses résultats positifs : l'équilibre social ne peut résulter des seuls choix individuels souverains. L'étude de la théorie économique soulève dès lors une question de philosophie politique : une société se conçoit-elle seulement à partir d'individus ?
Au sommaire de ce numéro : Corruption des travailleurs et éducation dans les sociétés commerciales selon Adam Smith / Une approche politique du crédit populaire : P. -J. Proudhon et le crédit mutuel / La monnaie dans les Grundrisse / La stabilité de la hiérarchie des salaires et l'expression des quantités de travail en unité commune / Un essai de typologie des comportements économiques : le cas de la tradition autrichienne / La méthode mathématique chez Walras et Cournot : comparaison et enjeux de discorde
Comment la littérature peut-elle questionner, voire contester, les doctrines ou les discours économiques ? Comment, en retour, les formes et les récits littéraires se trouvent-ils affectés par les mécanismes de l'économie ? Depuis le théâtre du XVIIe siècle jusqu'aux romans du travail de l'extrême contemporain, en passant par le roman réaliste, la littérature est un révélateur privilégié des enjeux et des apories du monde économique.
Rose-Claire Labalestra mijote ses histoires comme d'autres cuisinent les pâte, al dente ! Ponctuant chacun de ses récits par des expressions italiennes, la conteuse nous fait découvrir tour à tour sorcière, maçon et avaleur de figue. Autant de portraits dans lesquels rejaillissent les traits de son pays d'origine : l'Italie.
Travail et richesses, besoins et désirs, luxe, commerce, argent " : Rousseau partage avec la théorie économique - de son époque et de la nôtre - un vocabulaire qui témoigne de préoccupations communes. Comme les économistes, il recherche les conditions qui permettraient de concilier bonheur des individus et prospérité de l'Etat. Longtemps pourtant, la contribution de Rousseau à l'économie fut jugée marginale. Aujourd'hui encore, elle est davantage étudiée par les philosophes qui s'intéressent à l'économie que par les économistes, et le dialogue entre Rousseau et la théorie économique est difficile à établir. L'hypothèse de ce volume est qu'il peut s'établir à travers une confrontation entre économistes et philosophes sur la question de la nature de la critique que Rousseau adresse à l'économie. Cette critique n'est pas plus unifiée que ne l'étaient les débats économiques à l'époque de Rousseau et l'on peut aujourd'hui l'entendre de bien des manières : critique d'une approche quantitative des relations économiques qui fondera l'économie politique ou la science économique ; critique d'une anthropologie économique qui sépare artificiellement l'agent économique rationnel du sujet moral, qui méconnaît tout ce qui sépare l'individu socialisé de la figure de Robinson, qui ignore que la rationalité est aussi la condition de l'exercice d'une liberté. Critique enfin d'une économie politique qui dénie la distinction fondamentale entre économie domestique et économie politique.
Combattant les peintres académiques qui exposent aux Salons officiels, J.-K. Huysmans s'est posé dans L'Art moderne en promoteur de l'" art vivant " et des impressionnistes. Son roman A rebours (1884) marque une dissidence d'antimoderne qui ouvre aux oeuvres les voies de l'imaginaire. Avec lui s'opère un renouveau esthétique : le regard s'émancipe comme en témoigne sa vision de G. Moreau et sa libre interprétation de ses Salomé.
La FMD poursuit ici deux démarches. La première consiste à inscrire dans la durée la journée d'étude grâce à la publication de ses communications. La seconde consiste à assumer sa vocation de transmission de l'histoire et de la mémoire dans la société civile en montrant la vitalité de la recherche, qui ouvre sur un dialogue interdisciplinaire enrichissant entre historiens, sociologues, médecins, enseignants, archivistes et bédéistes, complété ici par le regard de la société civile organisée que représente le CESE.
La question de l'énergie s'impose comme un des enjeux majeurs du XXIe siècle ! Le concept de transition énergétique s'inscrit plus que jamais au coeur des politiques publiques, déclinées ensuite au niveau plus infra des territoires. Toutes ces questions d'ordre environnemental, technique ou sociétal suscitent des prises de position tranchées et des controverses d'ampleur, comme si les problèmes soulevés appartenaient à l'instantané d'une contemporanéité agitée. Or, il apparais que les phases de mutation liée à l'émergence de nouvelles énergies ont été récurrentes depuis le XVIII` siècle, se heurtant parfois à des verrous technologiques, des impasses, des défiances. Malgré tout, des filières énergétiques se sont peu à peu imposées à l'existant générant des ascendances techniques et de nouveaux usages. Les acres de ces 6" Journées d'Histoire Industrielle ont pour ambition de s'interroger sur ces dynamiques comme sur ces échecs rappelant en somme qu'aucun système ne reste figé.
Créé pour soutenir Vladimir Poutine, le parti Russie unie domine largement le paysage politique russe depuis plus de quinze ans. Résurgence du parti communiste de l'Union soviétique ou instrument entre les mains des dirigeants : quel rôle joue-t-il ? L'enquête, basée sur des entretiens et des observations auprès des représentants du parti, montre la situation inconfortable d'une institution qui ne cesse de se développer tout en restant sous le strict contrôle du pouvoir exécutif central. Elle apporte un éclairage nouveau sur les mécanismes de la domination politique à l'uvre dans la Russie de Poutine en insistant sur la place centrale occupée par les références étrangères dans la vie partisane : idéologie inspirée de la pensée conservatrice occidentale, primaires, dispositifs managériaux. A l'heure où les démocraties occidentales connaissent des transformations profondes, le cas de la Russie permet de poser un regard décentré sur la relation problématique entre un dirigeant et sa majorité.