Travail et richesses, besoins et désirs, luxe, commerce, argent " : Rousseau partage avec la théorie économique - de son époque et de la nôtre - un vocabulaire qui témoigne de préoccupations communes. Comme les économistes, il recherche les conditions qui permettraient de concilier bonheur des individus et prospérité de l'Etat. Longtemps pourtant, la contribution de Rousseau à l'économie fut jugée marginale. Aujourd'hui encore, elle est davantage étudiée par les philosophes qui s'intéressent à l'économie que par les économistes, et le dialogue entre Rousseau et la théorie économique est difficile à établir. L'hypothèse de ce volume est qu'il peut s'établir à travers une confrontation entre économistes et philosophes sur la question de la nature de la critique que Rousseau adresse à l'économie. Cette critique n'est pas plus unifiée que ne l'étaient les débats économiques à l'époque de Rousseau et l'on peut aujourd'hui l'entendre de bien des manières : critique d'une approche quantitative des relations économiques qui fondera l'économie politique ou la science économique ; critique d'une anthropologie économique qui sépare artificiellement l'agent économique rationnel du sujet moral, qui méconnaît tout ce qui sépare l'individu socialisé de la figure de Robinson, qui ignore que la rationalité est aussi la condition de l'exercice d'une liberté. Critique enfin d'une économie politique qui dénie la distinction fondamentale entre économie domestique et économie politique.
Au sommaire de ce numéro : Corruption des travailleurs et éducation dans les sociétés commerciales selon Adam Smith / Une approche politique du crédit populaire : P. -J. Proudhon et le crédit mutuel / La monnaie dans les Grundrisse / La stabilité de la hiérarchie des salaires et l'expression des quantités de travail en unité commune / Un essai de typologie des comportements économiques : le cas de la tradition autrichienne / La méthode mathématique chez Walras et Cournot : comparaison et enjeux de discorde
Comment la littérature peut-elle questionner, voire contester, les doctrines ou les discours économiques ? Comment, en retour, les formes et les récits littéraires se trouvent-ils affectés par les mécanismes de l'économie ? Depuis le théâtre du XVIIe siècle jusqu'aux romans du travail de l'extrême contemporain, en passant par le roman réaliste, la littérature est un révélateur privilégié des enjeux et des apories du monde économique.
Au sommaire de ce numéro : - Pourquoi et comment traduire les textes des économistes ; - Les textes économiques parlent-ils d'économie ; - Editer les oeuvres de Bentham ; - L'édition des oeuvres des J. -B. Say ; - L'édition des écrits économiques de Juglar ; - Lire Walras ; - Les oeuvres complètes de Pareto...
Au sommaire de ce numéro : Qu'est-ce-que la philosophie économique ? / Philosophie économique, justice sociale et économie normative : remarques sur le rôle de Rawls / Justice sociale : Hayek et Sen face à Rawls. Une proximité méthodologique inattendue / Intentional apple-choice behaviors : when Armartya Sen meets John Searle / La contribution de la philosophie sociale de J. Dewey à une philosophie critique de l'économie / Firms as persons / L'entrepreneur schumpétérien est-il surhumain ? / Contre une philosophie économique post-hayékienne / De la retenue et de la combativité en philosophie économique
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.