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Cahiers d'économie politique N° 83 : Penser l'économie par la littérature
Pignol Claire
HERMANN
22,10 €
Épuisé
EAN :9791037029782
Les textes de la littérature offrent à l'économiste davantage qu'un matériau auquel confronter ses analyses théoriques, un savoir sur les sociétés et sur les discours par lesquels elles se représentent. Comment la littérature met-elle à l'épreuve les concepts théoriques mobilisés par les économistes ? Que nous donne-t-elle à percevoir des représentations et des aspirations des agents à travers des personnages singuliers ? Comment l'écrivain réagit-il aux mutations de l'histoire et de la pensée économique ? La littérature peut-elle exprimer un savoir sur l'économie et, le cas échéant, comment l'économiste peut-il le recevoir ? Ce sont ces questions que traitent les neuf articles qui composent ce numéro, qui témoignent de la variété des usages possibles des oeuvres de la littérature par les économistes. SOMMAIRE : 1. Comment les oeuvres littéraires donnent-elles à penser l'économie ? - Claire Pignol 2. Phèdre et la Théorie des sentiments moraux d'Adam Smith. Quelles heuristiques pour une économie morale des comportements ? - Vanessa Michel 3. Threadneedle Street : du Rouge au Noir-Laurent Le Maux 4. L'année 1797 - économie et romantisme - Joseph Vogl 5. Grandeurs et misères de l'entrepreneur balzacien. Une lecture croisée de La Maison du Chat-qui-pelote et de César Birotteau- Louis Azan 6. Supplementing Econocriticism with Ecocritique : how Michel Tournier Transformed Robinson Crusoe's Island of Despair into Speranza- Eyu p Özveren 7. La représentation des agents économiques dans North and South (1855) d'Elizabeth Gaskell. Quel bonheur au milieu des heurts et des malheurs ? - Marie-Laure Massei-Chamayou 8. "Jusqu'au néant absolu" : l'hyperinflation de 1923 mise en romans- Ludovic Desmedt 9. L'économie de l'espoir à la lecture du roman de Charles Dickens De grandes espérances- Emmanuel Petit et Nathalie Vanfasse
Rose-Claire Labalestra mijote ses histoires comme d'autres cuisinent les pâte, al dente ! Ponctuant chacun de ses récits par des expressions italiennes, la conteuse nous fait découvrir tour à tour sorcière, maçon et avaleur de figue. Autant de portraits dans lesquels rejaillissent les traits de son pays d'origine : l'Italie.
Au sommaire de ce numéro : La place d'Industrial Goodwill dans la pensée Commons ; Un examen critique des liens entre le Traité des probabilités et la Théorie générale de Keynes, ; Keynes, la politique commerciale et la coopération commerciale internationale ; le concept de co-intégration : la rencontre décisive entre Hendry et Granger (1975) ; Rawls et l'économie : les leçons des archives de Harvard ; et La pensée de François Simiand au prisme de sa conception monétaire : une proposition d'interprétation.
Aujourd'hui, les James Bond sont des films d'action au même titre que n'importe quelle grosse production à succès. Personne, pourtant, n'a oublié que James Bond au cinéma a une longue histoire, et l'on se rappelle qu'il y a un style James Bond. Mélange de design contemporain, d'architecture radicale, le tout plongé dans un environnement technologique menaçant. C'est Ken Adam (1921), chef décorateur de génie, qui crée le premier style James Bond. A l'époque il est aussi chef décorateur pour le film de Stanley Kubrick, Docteur Folamour (1963). Il travaille sur sept films de la série Bond : du premier en 1962 à Moonraker en 1979. Il façonne les décors des premiers Bond selon une vision très personnelle, très cohérente stylistiquement, tout en étant très ancrée dans l'époque de la guerre froide, de la conquête de l'espace, et de l'architecture radicale. La double influence de l'esthétique fonctionnaliste du Bauhaus et du cinéma expressionniste allemand marque l'esthétique de ses décors : l'association explosive des contraires. Le présent ouvrage tente de décoder le plus précisément possible ces décors, créés de toutes pièces en studio. Le style Adam est constamment mis en relation avec le contexte idéologique, avec l'architecture, le design, l'art. Enfin, de nombreux objets créés par des designers comme Arne Jacobsen, Gaetano Pesce, Marcel Breuer, les frères Castiglioni ou encore Joe Colombo, jouent un rôle dans les films. Chacun est présenté et analysé pour comprendre pourquoi il donne du sens aux images et à l'action.
Au sommaire de ce numéro : Qu'est-ce-que la philosophie économique ? / Philosophie économique, justice sociale et économie normative : remarques sur le rôle de Rawls / Justice sociale : Hayek et Sen face à Rawls. Une proximité méthodologique inattendue / Intentional apple-choice behaviors : when Armartya Sen meets John Searle / La contribution de la philosophie sociale de J. Dewey à une philosophie critique de l'économie / Firms as persons / L'entrepreneur schumpétérien est-il surhumain ? / Contre une philosophie économique post-hayékienne / De la retenue et de la combativité en philosophie économique
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?