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PLOTIN UNE METAPHYSIQUE DE L'AMOUR
PIGLER
VRIN
36,00 €
Épuisé
EAN :9782711615773
Cet ouvrage a pour projet de remettre en perspective la philosophie de Plotin à partir d'une compréhension de l'Erôs comme énergie continue traversant la totalité de l'intelligible. Ce projet s'articule en partant de la thèse radicalement originale, dans le Traité 39, de l'Amour de soi de l'Un en tant que puissance fondatrice. L'Un s'aime lui-même, il a de ce fait la liberté de se produire, mais c'est aussi à partir de la surabondance de cet Erôs hénologique que la production de tout le réel peut avoir lieu. La procession de la proto-vie à partir du Premier et l'amour diffusif de l'Un sont au centre de cette étude, compris comme structure dynamique de la procession/conversion au sein des hypostases. L'Erôs diffusif du Principe se manifeste doublement dans les dérivés: d'une part par le rôle régulateur de l'amour dans le système tout entier, d'autre part par son action productrice dans l'ordre de la procession. L'Amour hénologique-diffusif apparaît ainsi comme une puissance structurante, c'est pourquoi l'axiome cardinal de l'Amour de soi de l'Un est l'axiome central de la métaphysique plotinienne. Cette originalité du Premier dans et par l'Amour pose un problème crucial en regard des fondements et de la postérité du néoplatonisme: elle a conduit Plotin à poser la question la plus radicale de la métaphysique et à léguer à ses successeurs une métaphysique résolument novatrice, une Métaphysique de l'Amour.
Ce manuel d'exercices corrigés d'Analyse, avec rappels de cours, s'adresse aux étudiants en Economie (Licence1,2,3). Les exercices qu'il contient ont été élaborés d'après une étude précise des programmes d'enseignement de mathématique dans les universités de Paris (Dauphine, Assas, Tolbiac, Nanterre...) et de province. Trois thèmes sont traités : les intégrales doubles, les équations différentielles et les suite et équations de récurrence.
Résumé : " Je crois que mes parents ont voulu cette auberge. Ils l'ont rêvée et ils l'ont faite. Mais à un moment, ils ont cessé d'y croire. Je ne sais pas quand ni pourquoi. Ils ont commencé à se laisser porter par la vie, par la facilité. Par la réussite peut-être. Ils ont perdu le feu sacré. Je ne vois pas d'explication dans des événements familiaux. Il faut que ce soit l'air du temps. Quand ils me voient reprendre leur aventure à mon compte, je les sens émus, étonnés, tentés d'y croire à nouveau. Mais ils se retiennent pour ne pas empiéter sur mes propres rêves. Je ne rêve pas. Je ne peux même pas dire que je cherche le bonheur. Je cherche la vérité. Si elle existe. " Marthe a renoncé à ses études et à un avenir prometteur pour remplacer Fernande, la serveuse et l'âme de l'Auberge du Causse, partie pour une retraite lointaine. Qui peut prétendre avoir la meilleure part ? C'est parce qu'elle se le demande encore que Marthe écrit cette longue lettre ouverte, à la fois réaliste, rêveuse et passionnée, autre aspect de sa volonté de vivre pleinement la vie qu'elle a choisie.
Pikler Emmi ; Tardos Anna ; Caffari-Viallon Raymon
Ce livre présente les recherches d'Emmi Pikler sur le développement moteur et la mobilité ainsi que des études plus récentes, sur l'hyperactivité, l'attention, la manipulation, l'humour. Elles se fondent, et ce n'est pas courant, sur l'observation de l'activité spontanée de l'enfant dans son milieu de vie. Présentées par Raymonde Caffari à l'intention des lecteurs d'aujourd'hui, largement illustrées par des photos noir et blanc et des dessins à la fois précis et poétiques, les recherches d'Emmi Pikler et de ses disciples montrent que, par son activité motrice spontanée, le bébé maîtrise progressivement, et de manière harmonieuse, mouvements et postures. Auprès des adultes bienveillants qui ont confiance en lui, il construit ainsi son développement global : psychomoteur, cognitif, psychique. Longtemps inaccessibles au public français, ces recherches, aujourd'hui encore originales dans leur sujet et dans leur méthodologie, complétées par des études récentes, dressent un tableau presque complet de l'activité spontanée des petits enfants et de leurs capacités d'autodéveloppement.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.