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Au coeur de l'activisme communiste des années de guerre froide. La manifestation Ridgway
Pigenet Michel
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782738416742
Le 28 mai 1952, quinze à vingt mille personnes, mobilisées aux quatre coins de la capitale à l'appel du parti communiste, disputent la rue aux forces de l'ordre à l'occasion de la venue à Paris du général américain Ridgway. Il en coûtera un mort, des centaines de blessés, plus de sept cents interpellations dont celle de Jacques Duclos. Qualifiée, un temps, de "grande journée de lutte du peuple parisien", cette manifestation fut la dernière d'un genre que l'on cessa bientôt de célébrer, même si les acteurs devaient en garder un vif souvenir. A quarante ans de distance, la violence, typique des années de guerre froide, surprend et intrigue. Par-delà les traits généraux du communisme français, l'auteur nous propose une plongée, à travers l'étude de l'événement, dans l'univers encore mal connu des "activistes" parisiens, hommes clés du PCF, adeptes dévoués jusqu'à l'aveuglement d'un stalinisme perçu et vécu comme une mystique de lutte. Pour le meilleur et pour le pire.
Des Etats généraux en juillet 1945A ? L'ouvrage revient sur une expérience démocratique oubliée de la Libération, période riche en initiatives et réformes audacieuses. Sous l'égide du CNR et des comités de libération, ils furent l'une d'elles et, pourtant, aujourd'hui, l'une des plus méconnues. Tiré de la consultation d'archives disponibles depuis peu, ce livre aide à leur reconnaissance. Les Etats généraux de la Renaissance française furent davantage qu'un substitut à l'expression du suffrage universel dans l'attente d'élections qui, quelques mois plus tard, légitimeront ses voeux et résolutions. Leur préparation donna lieu à des milliers d'assemblées tenues à l'échelon élémentaire des villages et des quartiers et contribua grandement à la popularisation du programme du CNR. Elle l'enrichit et le précisa, aussi, par la rédaction, sur le modèle du célèbre précédent révolutionnaire, de milliers de cahiers de doléances, occasion d'une remarquable plongée à la rencontre des sentiments, préoccupations, certitudes et aspirations de Français à la croisée des chemins au sortir des années noires. Ils éclairent, encore, les consensus, débats et tensions publics du moment, au sein d'institutions " provisoiresA " comme entre acteurs politiques et sociaux en voie de reconstitution, d'affirmation ou d'émergence. Si l'expérience de 1945 ne fut plus jamais renouvelée, la procédure suivie dans les conditions de l'époque fournit d'utiles éléments de réflexion pour un présent conscient des limites du système représentatif et qui s'interroge sur les modalités d'une démocratie participative.
Margairaz Michel ; Pigenet Michel ; Robert J-L ; S
Clefs concours S'adressant à tous les candidats aux concours, en particulier Agrégation et CAPES, Clefs concours offre une synthèse par sujet. Conçu comme un repère par rapport aux monographies et au cours et comme un outil de révision, chaque ouvrage est articulé autour de fiches thématiques permettant de faire le point sur les acquis de la recherche. Synthèse des travaux les plus récents, Clefs concours permet de s'orienter dans la bibliographie et de mettre en perspective l'évolution des savoirs. Clefs concours Histoire Tous les titres sont organisés autour d'une structure commune : - des repères : un rappel des faits qui constituent la trame événementielle de la question. - des synthèses sur les personnages et lieux qui jalonnent le sujet. - les grandes " thématiques " indispensables à la compréhension des enjeux de la question, - des outils méthodologiques : chronologie, cartes, glossaire, bibliographie. - Un système de circulation entre les fiches et les références bibliographiques qui complètent l'index.
Ouvrage de référence et instrument de travail, ce recueil traite d'aspects essentiels à la compréhension du rôle des campagnes dans les évolutions sociales et politiques, entre 1830 et 1930, de quatre pays d'Europe occidentale (France, Allemagne, Espagne, Italie). A travers les analyses de l'intégration des campagnes dans l'économie moderne, des modes de vie, des groupes sociaux et structures d'encadrement des populations, des conflits, des organisations et processus de politisation, il évalue la place des mondes ruraux dans des sociétés en voie d'urbanisation et d'industrialisation, la part et les formes de leur contribution à cette métamorphose inégalement rapide et achevée. Outre deux précieuses mises au point inédites concernant l'Allemagne (A. Bauerkämper) et l'Italie (G. Pécout), les dix articles sélectionnés donnent accès à des textes marquants, souvent pionniers, de l'historiographie française et étrangère en la matière. La bibliographie complète des articles parus sur cette question, depuis 1960, dans Le Mouvement social, la plus importante revue française d'histoire sociale, permet de reconstituer l'évolution des approches de la question au cours des quatre dernières décennies. Avec la participation de Jean-Paul Barrière, Arnd Bauerkämper, Jean-Louis Briquet, Gilbert Garrier, Geneviève Gavignaud, Philippe Gratton, Temma Kaplan, Constant Léonard, Guy Léonard, Gilles Pémut, Michel Pigenet, Gilles Postel-Vinay, Jean Sagnes, Danielle Tartakowsky.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.