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Campagnes et sociétés en Europe. France, Allemagne, Espagne, Italie 1830-1930
Pigenet Michel - Pécout Gilles
ATELIER
28,73 €
Épuisé
EAN :9782708238190
Ouvrage de référence et instrument de travail, ce recueil traite d'aspects essentiels à la compréhension du rôle des campagnes dans les évolutions sociales et politiques, entre 1830 et 1930, de quatre pays d'Europe occidentale (France, Allemagne, Espagne, Italie). A travers les analyses de l'intégration des campagnes dans l'économie moderne, des modes de vie, des groupes sociaux et structures d'encadrement des populations, des conflits, des organisations et processus de politisation, il évalue la place des mondes ruraux dans des sociétés en voie d'urbanisation et d'industrialisation, la part et les formes de leur contribution à cette métamorphose inégalement rapide et achevée. Outre deux précieuses mises au point inédites concernant l'Allemagne (A. Bauerkämper) et l'Italie (G. Pécout), les dix articles sélectionnés donnent accès à des textes marquants, souvent pionniers, de l'historiographie française et étrangère en la matière. La bibliographie complète des articles parus sur cette question, depuis 1960, dans Le Mouvement social, la plus importante revue française d'histoire sociale, permet de reconstituer l'évolution des approches de la question au cours des quatre dernières décennies. Avec la participation de Jean-Paul Barrière, Arnd Bauerkämper, Jean-Louis Briquet, Gilbert Garrier, Geneviève Gavignaud, Philippe Gratton, Temma Kaplan, Constant Léonard, Guy Léonard, Gilles Pémut, Michel Pigenet, Gilles Postel-Vinay, Jean Sagnes, Danielle Tartakowsky.
Paris libéré, la guerre continue. Le sort et le rang ultérieurs de la France dépendent de la manière dont les Français concourront à la victoire finale. Dans les premiers jours de septembre 1944, prés d'un millier de volontaires, modernes Gavroches des faubourgs et de la banlieue, partent à la poursuite des Allemands sous la conduite d'un colonel FFI-FTPF de 25 ans réputé pour son audace : Fabien. Dans le combat, aux côtés des Alliés, beaucoup rêvent de constituer une "armée nouvelle et populaire". Formation militaire peu ordinaire confrontée aux réalités de la guerre moderne et aux nouvelles exigences politiques, la colonne Fabien renouera, bon gré mal gré, avec les normes et les valeurs de l'armée traditionnelle. A travers l'analyse de cette métamorphose, l'ouvrage s'efforce de cerner les attentes et le devenir d'une fraction mal connue, sinon ignorée, de la jeunesse ouvrière dans la France des années 1944-1945.
Ouvriers et travailleurs sont des figures bien connues, mais leurs contours n'ont cessé d'évoluer aux XIXe et XXe siècles en Europe. A partir d'un réexamen de la manière dont on a écrit leur histoire, le propos de cet ouvrage ambitieux est de redessiner ces figures. Rassemblant une vingtaine des meilleurs spécialistes de huit pays, le livre montre sous un jour nouveau ces hommes et ces femmes, engagés dans des métiers et des activités exigeantes, à travers des territoires, depuis les Asturies jusque dans la vallée de la Clyde écossaise, ou des thématiques, la santé ou le chômage, les statuts ou les mobilisations. Par là, en même temps qu'une histoire plurielle du travail se dessine, de nouvelles pistes apparaissent pour continuer à étudier celles et ceux qui constituent les classes subalternes de nos sociétés.
Résumé : "La question de la violence fut stratégique tout au long d'un XXe siècle né à l'ombre de la Révolution française et riche en insurrections. Elle ne manqua pas d'interpeller les théoriciens d'un socialisme qui se voulait scientifique dans ses analyses et radical dans ses projets. Au vrai, l'approche historienne des conceptions d'Engels sur la violence croise, comme souvent, de très actuelles interrogations citoyennes ? La moindre n'est pas celle des voies alternatives à la fuite en avant néolibérale d'un capitalisme financier lancé dans la surexploitation insensée des humains et de la nature. Le présent des atteintes aux libertés individuelles et collectives et de la montée des violences d'Etat met à mal les modalités de la contestation sociale et politique." Extrait de la présentation de Michel Pigenet, historien spécialiste de l'histoire du travail et des mouvements sociaux.
Robert Guédiguian est un des cinéastes majeurs du cinéma français de ces quarante dernières années. Sa participation au jury du festival de Cannes 2018 a confirmé la notoriété internationale de son oeuvre. Pourtant son univers reste encore trop méconnu. Il est pourtant d?une grande richesse, du point de vue des idées, des formes et des émotions qu?il suscite. En allant à la rencontre de l?homme, de ses films et de son engagement, Christophe Kantcheff, qui côtoie le cinéaste depuis très longtemps, propose d?explorer, en texte et en images, cet univers passionnant. Largement illustré de photos de films, de tournage et de collections privées, ce beau livre offre une vision inédite de Robert Guédiguian en tant que cinéaste et en tant qu?artiste engagé dans le débat public. Très peu d?artistes s?expriment avec autant de force en termes politiques. Ce livre présente les fondations biographiques, toujours très influentes, de Robert Guédiguian. Puis, au gré d?un entretien, le réalisateur de Marius et Jeannette aborde son rapport de spectateur au cinéma et de citoyen face à la politique. C?est l?occasion pour lui de préciser un certain nombre de ses positions sur la gauche, le libéralisme, la démocratie, la révolution, l?accueil des réfugiés, la question des identités? Dans une seconde partie, l?ouvrage explore la richesse des thématiques que déploie l?oeuvre de Guédiguian, soulignant la singularité et la grandeur artistique des films réalisés.
Il est un peu plus de 23 heures, ce lundi 10 avril 2017. Olivier Caremelle, directeur de cabinet de Damien Carême, maire de Grande-Synthe, reçoit un coup de téléphone de celui-ci : "Le camp est en feu ! " C'est par cet événement tragique que commence le récit de l'expérience inédite menée à Grande-Synthe de mars 2016 à avril 2017, celle d'un accueil sans précédent face à l'afflux de migrants souhaitant rejoindre l'Angleterre via Calais : un accueil décidé et assumé par un maire et son équipe, contre l'avis du préfet. Chose impensable jusqu'alors, c'est bien un camp humanitaire qui a été ouvert en France en mars 2016, bâti conjointement par la mairie de Grande-Synthe et l'ONG Médecins sans frontières, avec l'appui de très nombreuses associations, pour accueillir en urgence 2 800 personnes et pallier l'inertie de l'Etat. Cette expérience unique en France est racontée pour la première fois par l'un de ses principaux acteurs. Olivier Caremelle revient sur l'ensemble des événements qui ont entouré l'existence du camp humanitaire, de son ouverture jusqu'à sa destruction, et met ainsi en lumière ce qui n'est pas, comme on a coutume de le dire, une crise migratoire, mais bien plutôt une crise de l'accueil.
En Amérique latine, les années 2000 sont marquées par un boom de l'extraction des matières premières. Les populations riveraines de ces projets extractivistes (forages pétroliers, mines, coupes de bois et cultures intensives...) "paient pour d'autres" : elles ne bénéficient en rien des ressources naturelles extraites ou des grands travaux réalisés, destinés à des entreprises ou des consommateurs situés à des milliers de kilomètres, mais doivent par contre en supporter les conséquences désastreuses. Ce boom extractiviste a provoqué une multiplication des résistances et mobilisations des populations affectées - peuples indiens, petits paysans et habitants des zones rurales - pour défendre leurs espaces de vie. Rassemblant des textes des meilleurs spécialistes de la question ainsi que d'acteurs et d'actrices de ces luttes, cet ouvrage documente les deux versants de ce phénomène central de l'Amérique latine contemporaine : projets de "développement" et résistances, extractivisme et écologie populaire.
Chacun est prompt à donner son avis sur le " statut " des cheminots... mais que font-ils vraiment ? Le sait-on ? Cet ouvrage est une plongée passionnante dans le quotidien de leur travail. Raconter le travail des cheminots Dans le débat public, il est beaucoup question du statut des cheminots, des grèves, d'endettement, de la fermeture de gares... Il y a pourtant toujours un grand absent : le travail des gens du rail tel qu'ils le font et le vivent au quotidien, et ce qu'ils mettent d'eux pour que, jours et nuits, les trains circulent. En une trentaine de récits, cet ouvrage plonge au coeur du travail, aux guichets, dans les bureaux, en gare, sur les voies, dans les trains... formant une mosaïque de textes qui nous font voyager dans l'univers fascinant du train. La culture cheminote Rassemblant les récits par métiers, les chapitres seront introduits par des courts récits centrés sur le parler cheminot. Car chaque métier a son appellation ! " Pieds fins ", " Bras morts ", " Araignées de fourgon " et " Fromage blanc " ne sont qu'un échantillon d'une vaste culture dont témoignent la plupart des textes réunis dans cet ouvrage. Une culture profonde, facteur d'union, qui rime avec service public et solidarité.