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Inventer sa vie
Pietri Gaston
ATELIER
9,48 €
Épuisé
EAN :9782708234512
Peut-on vraiment inventer sa vie ? Le poids de l'héritage familial, les conditionnements de la société ne sont-ils pas trop lourds pour prétendre exercer une quelconque liberté sur le devenir de son existence ? Au bout du compte, n'est-ce pas le destin qui l'emporte sur la volonté de choisir sa vie ? Et si l'on est croyant ne doit-on pas finalement se remettre à Dieu, pour laisser guider sa vie ? Théologien, ouvert à la sociologie, Gaston Piétri repère à travers le cours de son existence les traces de l'invention et du surgissement de l'inattendu. L'enfance en Corse, la vieillesse, la mort de sa mère, des échanges épistolaires, des conversations téléphoniques, une chanson de Brel, un sac de voyage, un séjour à l'hôpital, le temps des vacances, autant de détails anodins ou d'événements importants qui construisent une vie. Pour Gaston Piétri, Dieu est complice de l'invention de l'inédit dans la vie de chacun. Dans ce livre de spiritualité, un homme se confie. Son dialogue avec Dieu n'est en rien une soumission mais un plaidoyer pour la liberté de créer. Car Dieu, dans son silence, a besoin du talent inventif de chacun.
Qu'est-ce que la vérité? La question de Pilate court à travers les âges. Plus que jamais sans doute, elle interroge l'homme d'aujourd'hui. Voici d'ailleurs que cette question fondamentale se heurte à un paradoxe. Car cette vérité, l'homme moderne la pressent et l'espèce tout en s'efforçant de la dégager de la gangue des idéologies et des slogans. Plus il s'en approche, plus il la désire, plus il craint d'en saisir une contrefaçon et, pire, de rencontrer l'esclavage du totalitarisme là où il aspirait à la liberté. Gaston Pietri partage avec tous les hommes de son temps cette quête du sens. Il le fait en un va-et-vient permanent entre ses racines, ses rencontres, sa culture. Peu à peu, nous nous sentons comme conviés à une conversation essentielle avec un ami cultivé et proche. Homme libre, l'auteur a rencontré cette vérité chrétienne qui a donné sens à toute son existence. Nous sommes fascinés par la démarche désarmée de ce responsable d'Eglise qui nous livre une pensée chaleureuse, sans trace de dogmatisme. Soudain, nous nous surprenons à poursuivre pour nous-mêmes cette recherche entreprise devant nous par ce prêtre devenu frère en humanité. Gaston Pietri est prêtre du diocèse d'Ajaccio. Il a été, de 1978 à 1982, Directeur du Centre national de l'Enseignement religieux. Il est actuellement Secrétaire général adjoint de la Conférence des Evêques de France, chargé des questions pastorales.
La démocratie est la seule base valable d'une vie commune dans une société humaine digne de ce nom. La démocratie est un cadre institutionnel dans lequel divers courants de pensée ou familles politiques introduisent en fait des contenus sensiblement différents. Aussi n'a-t-on pas fini de s'expliquer sur le sens et les exigences d'une authentique démocratie. L'Église catholique aujourd'hui ne fait pas exception : elle approuve et défend, comme étant le plus conforme à la dignité de l'homme citoyen, le modèle démocratique. Beaucoup pensent qu'elle a mis bien du temps à s'y rallier. Et certains iraient jusqu'à dire qu'elle l'a fait à son corps défendant. Il n'est pas contestable qu'en France, surtout, l'avènement de la démocratie a été, pour le catholicisme, une épreuve. Mais ce fut et c'est encore une épreuve de vérité. C'est ce que ces pages veulent montrer. Au prix d'inévitables raccourcis, cet ouvrage s'efforce d'indiquer où se situent exactement les malentendus que l'atmosphère polémique de la "guerre des deux France" a longtemps exacerbés. Le but est aussi et surtout de mettre en lumière la démarche qui, dans la fidélité au message évangélique et à la Tradition vivante de l'Eglise, permet de surmonter ces malentendus et d'envisager l'avenir. La société de cette fin de siècle ne pourra refaire ce socle de valeurs communes dont elle a un pressant besoin que moyennant une démocratie de participation vivante et active. L'Eglise catholique devrait pouvoir y contribuer, à condition qu'elle-même instaure en son sein, sans infidélité à sa vocation propre, la participation que réclame l'appellation de "peuple de Dieu". Une société de débats, une Eglise où le débat ait sa juste place : les temps que nous vivons ne nous permettront plus d'échapper à cette double exigence. S'il est une originalité de ce livre, c'est d'abord d'essayer, références à l'appui, de montrer la genèse et les motifs de la résistance de l'Eglise catholique à une certaine présentation de l'idéal démocratique. C'est aussi de mettre en relief ce qui, à l'étape présente, fait encore difficulté, tout en indiquant quelque issue possible à ce qui se présente comme une impasse; c'est enfin de tenter une esquisse d'une meilleure articulation de l'Eglise dans l'originalité de sa vie interne et du modèle démocratique accepté non par mode de concession, mais comme exigence de responsabilité.
Résumé : " Comment va la Corse ? Chaque fois que je sors de l'île, c'est la question qu'on me pose d'entrée de jeu, écrit Gaston Pietri. Parfois même avant de demander comment je vais. " Et de fait, beaucoup de gens s'interrogent sur l'avenir de l'île et son destin dans la République, surtout depuis le processus lié aux accords de Matignon et l'assassinat de François Santoni au cours de l'été 2001. Face à l'évolution des événements, beaucoup de continentaux sont tentés de renvoyer la Corse à elle-même, de la pousser vers l'indépendance, alors que la grande majorité des habitants de l'île n'y est guère favorable. Chrétien, prêtre du diocèse d'Ajaccio, Gaston Pietri livre son propre regard et approfondit les questions que chacun se pose sur le destin de l'île : existe-t-il une nation corse ? Peut-on parler d'une culture corse ? La tradition corse entretient-elle une relation particulière avec la pratique et l'idéologie de la violence ? Peut-on parler de " pouvoir corse " lorsqu'on envisage l'autonomie et son statut ? Selon Gaston Pietri, la Corse ne peut envisager son futur sans intégration à la République, ni sans expérimenter une certaine ouverture : il ne saurait être question de rester enfermé sur le village ou la vallée. Comment faire résonner sur l'île de Beauté, un message de paix, au-delà des réflexes identitaires ou de la religion populaire ?
Fille de l'un des jardiniers du château, Marion rentre au service d'Athénaïs de Montespan, favorite du Roi-Soleil. La marquise est exigeante et capricieuse ; il est bien difficile de la satisfaire. Heureusement Marion possède un don rare : elle reconnaît les odeurs, marie les essences, et sait créer des parfums extraordinaires qui plaisent à sa maîtresse. La marquise comprend le parti qu'elle peut en tirer. Un jour, la jeune servante découvre qu'un terrible complot se trame contre la reine et qu'à son insu elle en est complice...
Résumé : Le "pognon de dingue" mis dans les minimas sociaux, le travail que l'on trouve dès que l'on "traverse la rue", les "centaines de milliers d'offres d'emploi vacantes"... L'actualité montre que les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté sont toujours aussi répandues à tous les niveaux de la société. A l'heure où le contrôle des chômeurs se renforce et où l'on veut imposer du bénévolat forcé aux allocataires du REA, les personnes en précarité sont encore trop souvent convoquées au tribunal de l'opinion publique : "On peut gagner plus en alternant chômage et travail qu'en travaillant à plein-temps", "Il y a des chômeurs qui ne cherchent pas de travail", "On doit avant tout sa réussite à soi-même". Ce livre défait la chape de plomb du fatalisme en répondant point par point à plus de 130 préjugés sur la pauvreté. Il montre que l'action pour la transition écologique et l'éradication de la misère sont un même combat. Fort de ses 80 000 exemplaires diffusés lors des trois premières éditions, ce livre entièrement remis à jour démontre, chiffres, documents officiels et travaux de chercheurs à l'appui, que la stigmatisation des pauvres repose non sur des faits, mais sur des discours qui masquent les véritables causes de la misère. Enrichi de questions inédites, cet antidote à la mise à l'écart des pauvres propose des idées neuves pour construire une société reposant sur l'égale dignité de chacun.
Que sait-on aujourd'hui d'Abraham Henri Kleynhoff, soldat inconnu du sport français, tombé au Front à l'hiver 1915 ? Ou, plus lointain, de Joseph Charlemont, combattant de la Commune et introducteur de la boxe en France ? Alors que Paris s'apprête à organiser les Jeux olympiques de 2024 et que l'on célèbre les "valeurs du sport", qui se souvient qu'en 1936, des militants tentèrent d'opposer aux Jeux olympiques de Berlin, transformés en vitrine du nazisme, des olympiades populaires dans l'Espagne du Frente popular ? Dans cet ouvrage, Nicolas Kssis nous invite à cheminer à travers l'histoire des cent cinquante dernières années pour y découvrir comment des femmes et des hommes d'origines et d'horizons divers unirent leurs forces pour faire du sport le lieu de l'émancipation individuelle et collective. En mobilisant des figures méconnues autant que des noms devenus emblématiques (Léo Lagrange, Auguste Delaune), en retraçant leurs parcours faits de grands combats et de petites anecdotes, Nicolas Kssis nous offre une histoire incarnée du sport, loin des instances du CIO ou des cotations boursières.
En Amérique latine, les années 2000 sont marquées par un boom de l'extraction des matières premières. Les populations riveraines de ces projets extractivistes (forages pétroliers, mines, coupes de bois et cultures intensives...) "paient pour d'autres" : elles ne bénéficient en rien des ressources naturelles extraites ou des grands travaux réalisés, destinés à des entreprises ou des consommateurs situés à des milliers de kilomètres, mais doivent par contre en supporter les conséquences désastreuses. Ce boom extractiviste a provoqué une multiplication des résistances et mobilisations des populations affectées - peuples indiens, petits paysans et habitants des zones rurales - pour défendre leurs espaces de vie. Rassemblant des textes des meilleurs spécialistes de la question ainsi que d'acteurs et d'actrices de ces luttes, cet ouvrage documente les deux versants de ce phénomène central de l'Amérique latine contemporaine : projets de "développement" et résistances, extractivisme et écologie populaire.
Qui étaient les prêtres qui ont vécu le concile Vatican II ? Une enquête leur donne la parole et restitue leur parcours. Eclairant alors que l'Eglise catholique traverse une grave crise de crédibilité. On ne peut comprendre la société française de la seconde moitié du XXe siècle sans connaître ceux qui y ont joué un rôle non négligeable, les prêtres qui ont vécu Vatican II. Habités par cette conviction, des membres de la Conférence catholique des baptisés de France (CCBF) ont, durant plusieurs années, recueillis leurs paroles. Ce livre les restitue en les mettant en regard. Il retrace les itinéraires de prêtres qui ont passionnément voulu se rapprocher de tous, spécialement des " périphéries " chères au pape François. Souvent discrets sur eux-mêmes, ces hommes ont vécu la convocation en 1960 du Concile ? " l'événement le plus important du XXème siècle " selon De Gaulle ? comme une libération du carcan clérical dans lequel était enserrée leur existence. Ils livrent au fil des chapitres, ce qui a motivé leur vocation, leur vie au séminaire, leur traversée de Mai 68, leurs doutes et leurs passions pour un Evangile vécu en résonnance avec la vie des femmes et des hommes qu'ils côtoient. Ce tableau jette une lumière crue sur l'état de crise que traverse actuellement L'Eglise catholique. " Il faut ouvrir les fenêtres de L'Eglise " disait Jean XXIII en convoquant le Concile. 60 ans plus tard, ne faut-il pas renouveler ce geste ?