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Justice et injustices environnementales
Harpet Cyrille ; Billet Philippe ; Pierron Jean-Ph
L'HARMATTAN
26,50 €
Épuisé
EAN :9782343094014
En quoi l'environnement peut-il constituer un objet de justice ? S'agit-il de justice sociale ou de justice environnementale ? Le mouvement américain "Environmental justice" né dans les années 1980, a initié la lutte contre les inégalités environnementales et a appelé à la reconnaissance de droits à bénéficier d'un environnement préservé, de façon équitable. Depuis le Sommet de la Terre de Rio en 1992, le droit international de l'environnement a pris en considération ces inégalités et développé des dispositions pour les réduire. Les pays signataires (dont l'Union Européenne et la France) ont adopté des mesures pour faire face aux risques pour l'environnement, sans intégrer cette notion de "justice environnementale". Les épisodes de pollution et catastrophes écologiques imposent de protéger les populations humaines contre ce qui peut porter atteinte à leur santé, à leurs conditions vitales et, plus largement, à leur dignité et à leurs droits fondamentaux. La contribution massive des pays industrialisés aux dégradations de l'environnement interpelle politiques et économistes sur une mesure de la dette écologique globale, surtout celle qui touche les pays dont les populations exposées sont les plus vulnérables. Le souci de l'environnement et celui de l'équité sociale seraient-il incompatibles ? Pour sortir des logiques de transferts de charges et de pollutions, des régulations ont été développées en droit, en économie, en politique environnementale mais sans vraiment associer les citoyens au processus décisionnel, écartant le plus souvent toute idée de démocratie écologique. Entre éthique environnementale, défense des droits des peuples et des minorités, luttes politiques, justice sociale et démocratie, la valeur attribuée à l'environnement redessine les possibles formes de gouvernement des hommes en société.
Dans un contexte de crise écologique mondiale et de transformation profonde des systèmes de soins, cet ouvrage, rédigé par un collectif d'experts, propose les connaissances essentielles sur les liens entre santé humaine, environnement, politiques de santé publique et transformation des organisations de santé. La santé environnementale comme la transition écologique, désormais au programme des épreuves des concours de l'Ecole des hautes études en santé publique (EHESP), ne peuvent être écartées du fonctionnement du système de santé et des établissements et structures qui le composent. En leur fournissant des clés de compréhension et des repères pour penser la santé dans une perspective durable, cet ouvrage s'adresse aux étudiants préparant les concours de l'EHESP. Il intéressera également les professionnels de santé soucieux d'intégrer les dimensions environnementales dans leurs pratiques, leurs décisions et leurs engagements, et plus largement, celles et ceux qui souhaitent conjuguer expertise sanitaire et responsabilité écologique.
Les crises écologiques (pollutions, changements climatiques, effondrement de la biodiversité) affectent l'ensemble du vivant. Au coeur de ces bouleversements, des animaux jouent un rôle de sentinelles en alertant sur l'état de la planète. Est-il possible de détecter des séismes grâce aux fourmis ? Quel est le point commun entre les abeilles, les truites et les aigles à tête blanche ? Pourquoi les mineurs de charbon descendaient dans les tunnels accompagnés de canaris ? Chacune de ces chroniques révèle des capacités insoupçonnées d'animaux - des plus familiers aux plus exotiques - et soulève des questions brûlantes sur l'impact des activités humaines sur le vivant. Cyrille Harpet partage les découvertes extraordinaires et cruciales de chercheurs et d'observateurs passionnés. Que ce soit par l'étude minutieuse des colonies de fourmis, l'analyse des toxines chez les alligators ou l'observation au microscope des oeufs des daphnies, les recherches témoignent de l'ingéniosité humaine face à la complexité de la nature. Ce livre s'adresse aux amoureux de la nature, aux citoyens soucieux de l'environnement et à tous ceux qui souhaitent comprendre comment les espèces sentinelles éclairent l'avenir de notre planète. Plus qu'un recueil de chroniques, il est un appel à protéger ces témoins silencieux.
Bretesché Sophie ; Harpet Cyrille ; Ollitrault Syl
La façon dont les sociétés prennent en charge la question de l'environnement met en jeu des transactions entre les différents acteurs sociaux impliqués. Le défaut de consensus social sur ce qui est dangereux ou non, sur le niveau de dangerosité ou sur ce qu'il convient de faire en situation d'incertitude et, en définitive, sur le degré d'acceptation du risque, constituent des défis sociétaux majeurs. La notion de "risque" englobe aussi bien les grandes menaces planétaires (destruction de la couche d'ozone, effet de serre, etc.) que les comportements individuels qui ponctuent notre quotidien (tabagisme, conduite automobile, etc.). Les risques écologiques ou technologiques révèlent le fossé qui sépare les experts des profanes et suscitent de nouvelles exigences démocratiques, tandis que les risques individuels modifient notre façon de concevoir nos rapports avec autrui. Nous proposons une lecture interdisciplinaire du risque environnemental sous trois aspects : sa mesure, sa perception et sa gestion. Cet ouvrage initie des regards croisés entre scientifiques, gestionnaires et acteurs publics autour du sol, de l'air et de l'eau. C'est dans une démarche de science accessible au citoyen que cet ouvrage souhaite s'inscrire.
A Tananarive, sur la décharge d'Andralanitra, la survie de chacun dépend de la fouille quotidienne des immondices. A la suite du travail de Martine Camacho, les auteurs de cette étude ont observé les conditions de vie, les pratiques, écouté les préoccupations de ces proscrits. Cette étude s'est réalisée grâce au soutien du Père Pedro, père lazariste, qui vit et travaille auprès de cette population. Le déchet constitue non seulement le moyen de vivre et de survivre mais aussi est source de divers maux, nuisances d'ordre sanitaire et d'affections multiples pour les habitants. Brigitte Le Lin a entrepris alors de restituer les stratégies de survie dans ces conditions, montrant à quel point mères et enfants sont les premiers exposés et touchés. L'étude menée conjointement avec Cyrille Harpet, anthropologue, a permis d'élargir la problématique à la dimension culturelle spécifique à Madagascar en intégrant les aspects symboliques liés à la perception et à la représentation de la saleté et de la souillure. En effet, dans les conditions de la décharge, le maintien de soi, les pratiques du corps, d'évitement de la souillure sont autant exercés pour dissiper les méfaits des ordures que l'éloignement des mauvais esprits susceptibles de les occuper. L'étude de terrain d'un anthropologue et d'une infirmière a permis de faire se croiser ici une description précise du quotidien des occupants de la décharge d'Andralanitra, de leurs préoccupations, de leurs pratiques de fouille des ordures, des risques encourus, des maux et agressions endurés, des perceptions et représentations spécifiques de la culture malgache. Si la problématique " santé-déchets " implique nécessairement des aspects sanitaires et médicaux, la dimension humaine et la culture dans laquelle s'inscrit la population concernée sont ici restituées dans leur richesse, dans leur complexité, dans leur fragilité.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.