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Le risque environnemental. Entre sciences physiques et sciences humaines
Bretesché Sophie ; Harpet Cyrille ; Ollitrault Syl
ECOLE DES MINES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782356715715
La façon dont les sociétés prennent en charge la question de l'environnement met en jeu des transactions entre les différents acteurs sociaux impliqués. Le défaut de consensus social sur ce qui est dangereux ou non, sur le niveau de dangerosité ou sur ce qu'il convient de faire en situation d'incertitude et, en définitive, sur le degré d'acceptation du risque, constituent des défis sociétaux majeurs. La notion de "risque" englobe aussi bien les grandes menaces planétaires (destruction de la couche d'ozone, effet de serre, etc.) que les comportements individuels qui ponctuent notre quotidien (tabagisme, conduite automobile, etc.). Les risques écologiques ou technologiques révèlent le fossé qui sépare les experts des profanes et suscitent de nouvelles exigences démocratiques, tandis que les risques individuels modifient notre façon de concevoir nos rapports avec autrui. Nous proposons une lecture interdisciplinaire du risque environnemental sous trois aspects : sa mesure, sa perception et sa gestion. Cet ouvrage initie des regards croisés entre scientifiques, gestionnaires et acteurs publics autour du sol, de l'air et de l'eau. C'est dans une démarche de science accessible au citoyen que cet ouvrage souhaite s'inscrire.
Bretesché Sophie ; Tillement Stéphanie ; Geffroy B
Résumé : Cet ouvrage propose d'appréhender le nucléaire non pas seulement au travers des controverses qu'il suscite mais comme un fait social qui s'incarne dans des activités, des organisations, des territoires et des mots. Ce détour par différentes formes d'enquêtes vise à ouvrir la voie à une conception renouvelée au débat public sur le nucléaire. En s'inscrivant dans la banalité des phénomènes associés au nucléaire, et non pas seulement dans les moments de crise, l'ouvrage met en perspective le rapport entre une technologie et les contextes dans lesquelles elle s'inscrit. Les objets de recherche et ces dispositifs d'investigation couvrent ainsi cinq grandes thématiques : la dimension socio-historique du nucléaire, l'action collective, les organisations distribuées, les territoires et les mots du nucléaire.
Depuis la construction de la première centrale nucléaire jusqu'à la gestion des déchets à vie longue, la question du nucléaire renvoie à des temporalités à la fois inédites et multiples : le temps éternel, le temps cyclique et le temps perdu. Au travers d'une approche combinant sociologie, philosophie, physique et chimie, cet ouvrage aborde la question du nucléaire et des temporalités associées pour apporter un regard pluridisciplinaire sur ces questions et dessiner de nouvelles voies de recherche. Il s'appuie sur les communications effectuées lors de la première journée thématique "Temps, technique et uranium" organisée par le département de Sciences Sociales et de Gestion (SSG) et le laboratoire Subatech, en février 2013. Subatech et le département SSG de Mines Nantes collaborent depuis plusieurs années autour d'objets de recherche communs dans l'optique de mieux appréhender le rapport entre nucléaire et société, que ce soit pour enterrer les déchets indestructibles pour des milliers d'années, concevoir les réacteurs du futur ou gérer les traces d'un passé marqué par la bataille de l'uranium.
Bretesché Sophie ; Geffroy Bénédicte ; Corbière Fr
Peut-on se libérer des mails ? " On devient assujettis aux mails qui tombent ", " On ne peut jamais se vider la tête ", " On met tout le monde en copie pour se déresponsabiliser ", " Certains sont pros dans la mise en visibilité par le mail ", " Si on ne répond pas vite, on est soupçonné de ne pas être loyal ". Ces témoignages montrent la prégnance de l'usage du mail dans le travail contemporain. En effet, nombreux sont ceux qui ne déconnectent jamais de leur travail. Par choix, obligation ou incitation, près de 80% des cadres regardent leurs mails le soir ou durant leurs congés. Par ailleurs, le développement sans limites des mails a un impact sur la productivité des salariés dont les tâches sont sans cesse interrompues. Faut-il imposer des journées sans mail comme l'ont fait Canon ou Sodexo ou former à un nouvel usage du mail comme l'a initié Engie ? A partir d'une recherche – action conduite dans une collectivité de l'Ouest de la France – cet ouvrage propose de questionner le rôle que jouent l'organisation du travail et le management dans le développement des mails. A contre-courant des poncifs sur la place omnipotente du numérique, il suggère de repenser l'organisation pour canaliser l'usage du mail, car loin de simplifier la coordination et la coopération, ce dernier peut créer des e-bureaucraties en exacerbant des comportements d'évitement, de déresponsabilisation ou de déni du réel.
La mutation du rapport au temps représente une des caractéristiques les plus marquantes du fonctionnement de la société contemporaine. Le "mobile" se substitue à l' "acquis", le "flexible" à 1' "établi", le "transgressif" au transmis. Peut-on envisager le changement comme ce mouvement perpétuel qui renouvelle le présent par oubli du passé et réinvention continuelle du présent ? Malgré l'apparent mouvement de nos organisations et institutions, l'accélération du temps et la succession de changements rappellent constamment le rôle de la mémoire dans l'appréhension du temps présent. Si en apparence, flexibilité, mobilité et autonomie structurent notre rapport au temps, la relation au passé représente le contrepoint souvent occulté de ce phénomène contemporain. Cet ouvrage propose d'analyser le rôle de la mémoire dans des contextes de changement. L'analyse appuyée sur trois terrains d'enquête vise à éclairer comment la "mise en mémoire" constitue une ressource collective qui permet de construire de la permanence et du sens collectif. Cette mise en mémoire rencontre à la fois l'expérience collective et ce qui relève du mémorable, mais également son autre face, c'est-à-dire les pratiques délibérées d'oubli dans un monde en changement. Alors même que la mobilisation du passé est fréquemment interprétée comme la manifestation d'une résistance au changement, l'analyse proposée explore les registres de la mémoire à l'oeuvre dans des contextes de mutations. Elle montre comment la mise en récit de l'expérience constitue une ressource majeure pour conserver et maintenir son identité en contexte incertain.
Contrairement aux discours enchantés célébrant la diversité culturelle et linguistique, les langues et cultures du monde sont en constante régression. Lors de la construction des Etats-Nations, les gouvernements ont généralement considéré la palette des langues comme un obstacle, voire une menace à l'unité politique de leur pays, les interdisant ou au mieux les confinant dans la sphère privée. Quant à la mondialisation des échanges économiques ou culturels, notamment via les médias et réseaux numériques, elle a considérablement favorisé l'usage de 2 ou 3 langues internationales. Ces processus ont largement contribué à la minorisation des langues et des peuples qui les pratiquent, avec la normalisation linguistique dans les secteurs de l'éducation, de l'administration, des médias, de la justice et du commerce, souvent aussi avec la relégation ou la spoliation territoriale. Pourtant, jamais la conscience que les langues du monde constituent un richesse culturelle essentielle n'a été aussi vive tant avec l'UNESCO ou l'OIT (Organisation Internationale du Travail), ou le Conseil de l'Europe qui ont produit une série de textes et directives touchant les droits linguistiques, culturels et territoriaux des groupes minorisés. L'ouvrage "Cultures de résistance, peuples et langues minorisés " entend interroger la façon dont les Etats traitent, au sein de leur territoire national, les langues et cultures minorisées, ainsi que les modes de résistance déployés par ces peuples pour défendre leurs droits, faire reconnaître leurs idiosyncrasies et accéder à la pleine citoyenneté. Trente chercheur.e.s issu.e.s d'une quinzaine de pays du monde et d'horizons disciplinaires différents éclairent le débat avec des réponses variées, oscillant entre prises de position politiques fortes illustrant un autre rapport au monde, récits de mobilisations et mouvements de protestation contre la domination ou les discriminations, panoramas historiques de luttes ou encore expérimentations éducatives, cinématographiques ou littéraires permettant de revitaliser langues et cultures.
Andréa-Novel Brigitte d' ; Fabre Benoît ; Jouvelot
Brigitte d'Andréa-Novel, professeur d'automatique à MINES ParisTech, a coordonné cet ouvrage. Il est le fruit de l'expérience du cours intitulé "Acoustique, Informatique, MusiquE" qu'elle a créé pour les élèves ingénieurs de troisième année du cycle ingénieurs civils. Son objectif est de présenter un très large panorama des outils scientifiques dédiés à la musique : liens entre mathématiques, harmonie et composition, méthodes de traitement du signal pour l'analyse et la synthèse des sons musicaux, méthodes d'automatique pour le contrôle d'instruments réels ou virtuels modélisés par les lois de l'acoustique, outils logiciels et matériel, notamment associés à la norme MIDI. De nombreux exemples et travaux pratiques sont proposés pour illustrer l'ensemble des notions présentées, ainsi qu'un CD-audio contenant des réalisations de synthèse sonore et des extraits musicaux. Le contenu de l'ouvrage dépasse largement le cadre du cours. Il intéressera scientifiques et musiciens qui pourront découvrir la musique comme une discipline à la croisée de nombreux chemins et dont les multiples aspects peuvent être analysés selon une démarche scientifique.
La parution en 2001 du " Manifeste Agile " a consacré le déploiement des méthodes " agiles " dans le monde informatique. Mais exigeantes dans leur mise en oeuvre, ces méthodes recouvrent souvent dans les faits un ensemble de pratiques assez éloignées de leurs bases théoriques. Cet ouvrage est donc l'occasion de repréciser les fondements théoriques des méthodes agiles et de rendre compte des retours d'expérience en entreprise. II s'adresse à un public large. Les chercheurs y trouveront une revue de la littérature rassemblant les principaux travaux de recherche relatifs à ces méthodes. Les praticiens débutants y verront une présentation didactique des fondements de plusieurs méthodes agiles : Scrum, Extreme Programming et Développement Lean. Les praticiens confirmés pourront bénéficier de retours d'expériences inédits sur la mise en oeuvre des méthodes agiles dans des contextes d'entreprise spécifiques.
Réseaux saturés en zone dense, dépendance à la voiture en zone rurale, impact environnemental local et global : tels sont les défis auxquels doit répondre la mobilité. Pour y parvenir, l'évolution de l'urbanisme et des infrastructures de transport est nécessaire, mais trop lente. En parallèle, des solutions numériques se développent de façon fulgurante et réinventent la manière de se déplacer. Ce foisonnement devient une source de complexité pour l'usager. Pour y remédier, une solution simple : combiner l'information et les titres de transport pour tous les modes utilisés sur le même trajet. On obtient alors de véritables couteaux suisses de la mobilité, appelés MaaS (Mobility as a Service). Face à l'inertie des acteurs traditionnels dans leur effort de modernisation, la tentation est grande de laisser de nouveaux arrivants faire mieux et plus vite. Le concept reste toutefois expérimental et pose encore autant de questions qu'il apporte de réponses. Cet ouvrage vise à aborder le MaaS comme révélateur des tensions au coeur des évolutions de la mobilité, au-delà des effets de mode tendant à en faire l'arbre qui cache la forêt.