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Mademoiselle Lévy
Pierret Marc - Durançon Jean
TINBAD
18,00 €
Épuisé
EAN :9791096415199
En 1968, le narrateur, Marc, a été vivement impressionné par la lecture de Une saison à l'envers d'un certain Gilles Moret, paru 4 ans plus tôt, qui évoquait le désordre de l'adolescence du jeune Simon à Lille dans l'immédiate après-guerre puis son entrée à Paris. Trente ans plus tard, à sa grande surprise, il apprend que Gilles Moret n'est autre que Jérôme Mauret, l'auteur de quatre essais littéraires théoriques Evénement I, II, III et IV, bien éloignés du caractère clairement autobiographique de son premier et seul roman, dont il avait d'ailleurs interdit la réédition dès 1966. Intrigué, lui-même critique littéraire, le narrateur mène alors une forme d'enquête sur Moret-Mauret à la recherche d'une explication à ce tournant décisif d'écriture. Comment ? En nous racontant Une saison à l'envers, mais avec l'originalité de ne jamais en citer une ligne. Le dernier roman, inédit et posthume, de Marc Pierret.
Biasi Pierre-Marc de ; Castiglione Agnès ; Viart D
L'?uvre de Pierre Michon n'est-elle pas déjà celle d'un classique ? La question émerge à un tournant historique : à un moment où les textes de Michon atteignent de nouveaux cercles de lecteurs et où son écriture elle-même pourrait, à cette occasion, chercher à se construire de nouveaux défis. Certains textes comme La Grande Beune, ou Les Onze, ne vont-ils pasconnaître une seconde floraison ? Le charme et le démon de l'inachevé traversent l'écriture de Pierre Michon comme un label de l'inimitable et la promesse d'une perpétuelle continuation. La chance nous est donnée par l'écrivain lui-même de chercher à comprendre cette aventure à l'état naissant : dans l'épaisseur sauvage de ses carnets de travail, à même la genèse du texte tel qu'il est en train de s'inventer, avec la chance exceptionnelle de pouvoir interroger son créateur. Ce sera, pour la lecture de l'?uvre, l'une des grandes nouveautés de ce colloque et des recherches à venir. Que va-t-on trouver à travers ces traces de la création ? Un formidable chantier intellectuel, une profusion de matériaux imaginaires et quelques aperçus inédits sur l'art de l'écrivain... mais surtout une énergie, une logique, une «percolation» qui constituent la signature inimitable d'une écriture. Comment la qualifier ? Comment résumer la singularité paradoxale de cette ?uvre, à la fois baroque et boutonnée, naturelle et fardée, noble et roturière,sauvage et réglée, cruelle et généreuse, si ce n'est par cette hypothèse : cette écriture ne serait-elle pas tout simplement en train de construire la langue classique de notre temps ?
Pierre Marc de Biasi est directeur de recherche au CNRS (ITEM, Institut des Textes et Manuscrits modernes). Spécialiste de critique génétique, il est l'auteur de nombreux ouvrages sur Flaubert, la littérature et l'art du XIXe siècle. Il est l'auteur de Le Papier, une aventure au quotidien dans la collection Découvertes.
3 grands thèmes abordés dans ce numéro : Care et essais cliniques en oncologie ; La fabrique des cadres de santé à l'hôpital ; Mucoviscidose et bonne pratiques d'hygiène.
« Sancho, si tu cessais de geindre, je pourrais te conter l'histoire d'un homme qui, par les qualités de courage et de patience, accéda au faîte de la gloire. Il s'appelait Miguel de Cervantès... sa vie fut sujette à mille dangers et mille infortunes... »Hidalgos est la nouvelle série de deux auteurs habitués de la collection Vécu: Michel Pierret et Marco Venanzi, respectivement dessinateurs des Aigles Décapitées et de Masquerouge. Ils se sont associés pour nous conter en une histoire passionnante, la vie de Cervantès, l'auteur du célèbre Don Quichotte. Mais toute l'originalité de cette BD est que cette histoire nous est narrée par Don Quichotte lui-même, comme si la fiction inventait le réel. Pierret scénarise et les deux auteurs se partagent le dessin (« l'homme de la Mancha » pour Pierret, Cervantès pour Venanzi) de cette nouveauté Vécu très séduisante.
Encore une revue ? Une revue littéraire de plus ? Oui. Et, non. « Littérature/Art. » Comme la « Revue de cinéma. » Trafic, la meilleure dans son genre, Les Cahiers de Tinbad seront une revue de littérature et d'art, point. Nous avons pris acte de l'état des revues littéraires en France aujourd'hui& : un mélange pas détonnant du tout d'idéologie, de politique et de dossiers en béton armé autour de grands auteurs du passé, morts en général : Aux Grands écrivains Morts, les revues reconnaissantes… : un véritable cimetière pour antiquaires !… Donc : la forme avant tout. L'idéologie, foutre ! La pensée, les idées ? Oui, mais : une pensée qui forme, alors, c'est-à-dire : une forme qui pense. C'est Jacques Sicard qui, avec trois magnifiques variations sur « Tinbad the Tailor », donne le mieux le ton de cette nouvelle revue : expérimentations sur le langage, croisements entre les arts, couture, montage, prélèvements dans le passé réactualisés dans le présent, etc. Les lettres françaises aujourd'hui ? Un véritable lieu de restauration esthétique à tout va, inimaginable désert métaphysique ! À l'heure du tout électronique — Facebook — Twitter — blogs — revues en ligne que personne ne lit —, il y aura de plus en plus besoin de revues écrites et imprimées qu'on peut lire tranquillement partout sans l'espèce de pression du temps réel qui empêche toute lecture véritable sur écran. Vérifiez ce dire : interrogez n'importe quelle personne qui a lu un texte sous format électronique ; vous verrez alors qu'elle l'a fatalement mal lu — trop vite… Donc : tam-tam en papier (le papier est une peau, il faut une peau pour faire vibrer les sons les musiques) — bouche (non cousue) à oreille (non bouchée) pour annoncer la Bonne Nouvelle — signaux de fumée plutôt que flux chiffrés — affection et bruit neufs — doux murmure… Tant pis si les indiens seuls sauront les déchiffrer… Nous échellerons et « évangéliserons » sans les autres… Tel est notre pari épistémique anti-noyade-numérique : le texte imprimé seul restera. Maintenant ! Avec la participation de Guillaume Basquin, Jacques Sicard, Cyril Huot, Murielle Compère-Demarcy, Pascal Boulanger, éric Rondepierre, Jean Durançon, Jacques Laurans, Lionel Fondeville, Ivan de Monbrison, Christophe Esnault, Dominique Preschez, Perrine Le Querrec, Bernard Sarrut, Philippe Jaffeux, Jacques Cauda, Philippe Thireau, Daniel René Villermet, Yves Correr, Marc Pierret, Quentin Rouchet
Je ne suis pas votre homme. Vous êtes beaucoup trop génial pour moi. Vraiment. Voyez Sollers, je vous l'ai dit cent fois ! Sollers aussi est génial. C'est lui votre interlocuteur. Je vous l'assure." C'est par ces mots que Gérard Bourgadier refusa ce manuscrit pour L'Arpenteur en 1995. Sollers ne le publia pas non plus... Plus de 20 ans après, voici enfin publié ce roman que l'auteur présente comme son chef-d'oeuvre, en tout cas une oeuvre propre à le faire rentrer dans la catégorie somme toute assez restreinte des "fous littéraires". Voici un extrait de la lettre de présentation de l'auteur aux éditions Tinbad en 2015 : "Excentrique, étrange, irréel. [...] structuré comme un solo d'Albert Ayler ou Ornette Coleman. Jazz. Il est écrit sur les harmoniques. Vertical, pointé vers le soleil, à la manière d'un nouage indéfini du langage sur lui-même tournant dans une structure en spirale. [...] L'intrigue (le squelette) y est simple : deux jumeaux foetus dans le ventre de leur mère décident de ne pas sortir par la voie naturelle mais par l'oreille de la parturiente (Rabelais, n'est-ce pas...) Avant leur ascension, ils cousent (nous y voici), ils cousent son vagin, crimen amoris (aidés par le lecteur). Ensuite, ils causent. Ils causent littérature, philosophie, théologie... Comilédie s'inscrit dans la ligne tracée par Raymond Roussel, Artaud, Joyce (cher Tinbad le Tailleur), Jarry, Queneau, ou encore Dubuffet, agitateurs de folies littéraires. Il est à lire comme l'urinoir de Duchamp se regardait : comme une entreprise de démolition de la littérature, un éloge du mauvais goût."
L'Italie. Le matin. La couleur rose des pierres et du ciel. Le bruit d'ailes des pigeons. Après une nuit d'un intense vacarme intérieur. Vous émergez d'un état de fatigue tenace et ancienne. Harassé et pourtant doué étrangement d'une énergie neuve. Carrousels s'ouvre sur ce réveil-là, sur cette manière de naissance-là. Un de ces moments de lucidité aiguë qu'on connaît après dépression ou usage abusif de toxiques, au cours duquel l'histoire du monde et votre histoire singulière vous apparaissent soudain dans un fantastique télescopage de formes, couleurs, de sons et de mots. Aux souvenirs personnels, aux images de votre débâcle intime se mêlent visages et événements de l'histoire ancienne ou contemporaine. Le roman - à la fois autobiographie, essai, carnet de voyage, poème, récit historique, journal intime... - est construit autour de trois axes : trois voyages, effectués à un court intervalle l'un de l'autre, en Grèce, à Jérusalem, en Italie.
Avec ce livre, Tristan Felix, dont nous connaissions le génie des métamorphoses et l'art transformiste au double sens darwinien et burlesque, nous livre une manière de manifeste illustré de la transgression. Dans un incendie, entre l'Histoire des animaux d'Aristote et un chat, elle sauverait assurément le chat. Mais il s'agit du feu des mots dans l'état second d'une traversée des règnes. Hubert Haddad