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LE CHAMP JAZZISTIQUE
PIERREPONT ALEXANDRE
PARENTHESES
14,00 €
Épuisé
EAN :9782863646267
Work Songs, Negro Spirituals, Gospel Songs, Blues, Rythm and Blues, Soul, Funk ou Rap : succession infailliblement chronologique, quadrillage stylistique conforme de tout ce qui fait la tradition afro-américaine et donne la contexture de la plupart des musiques " populaires " apparues au XXe siècle. Ces expressions musicales foisonnantes ont veillé à demeurer un continuum, un champ qui soit fonction du sens que les hommes donnent diversement à ce qu'ils font. Ce " champ jazzistique " est la mesure d'une diversité en dehors de laquelle il n'y a pas d'essence du jazz qui tienne. Observer qu'une liberté rythmique phénoménale est le plus souvent à l'?uvre dans ces musiques, que le traitement de tout type d'instruments renvoie à la voix humaine dans tous ses états, ne se peut comprendre sans articuler ces arts de faire à un certain rapport au monde: comment entend-on le monde, à quel domaine du possible l'accorde-t-on ? C'est que le champ jazzistique rend compte d'un univers de référence excédant la seule musique. La musique seule n'existe pas, elle doit faire corps avec le monde qui l'imagine et avec celui qu'elle s'imagine. D'abord surinvestie comme le dernier moyen d'expression accessible aux esclaves et à leurs descendants, aussi leur seule façon de signifier ce que l'acculturation laissait éventuellement de côté dans leurs existences, la musique s'est chargée de toutes sortes d'habiletés pour se transformer en un lieu d'origines, de mémoires et de visions - un lieu de vies où sens esthétique et sens magique seraient inséparables. C'est la raison pour laquelle le champ jazzistique est à la croisée de la musique sacrée et de la musique profane, de la musique moderne et de la musique traditionnelle, de la musique savante et de la musique populaire, sans jamais verser tout à fait dans aucune de ces catégories. C'est la raison aussi pour laquelle cet essai se demande, en douze points et un interlude, si ce champ ne réfléchit pas, plutôt qu'il ne reflète, l'histoire contemporaine et la réalité de la société occidentale et, par là, si cette musique, ses procédures de jeu et ses règles de construction, ne proposent pas un autre type de sociabilité.
Pierpont Jacques de ; Bourhis Hervé ; Vandermeulen
Résumé : Cerner la communauté métal et les nombreuses tribus qui la composent ; s'y retrouver dans ses multiples sous-genres, du Thrash au Black Metal ; saisir les codes, du signe des cornes au Diabolus in Musica ; comprendre comment le métal dit satanique coexiste avec un métal chrétien ; découvrir les variétés qui se sont déployées dans le monde entier? Voilà en quelques exemples le projet fou que se sont donné les auteurs de cette bande dessinée.
Une histoire pour raconter une mort annoncée qui ne survient pas, un voyage qui n'aboutit pas, et une vie prête à redémarrer au bout de la dérive intérieure et géographique d'un homme qui se croit condamné.Des images d'une grande beauté tissant avec les mots un récit minimaliste qui laisse le lecteur confronté à ses propres sentiments et sensations.Après Alberto G. et La Pluie, le nouveau récit à quatre mains de Philippe de Pierpont et Éric Lambé.«Le médecin m'a dit ce que j'avais tellement peur d'entendre. Ce n'était pas fini, il y a huit ans. Juste une rémission. La leucémie a repris possession de mon sang, de ma vie. Je n'en ai plus que pour trois semaines, un mois maximum. Je vais mourir et je n'arrive pas à y croire. Je suis encore vivant, plein d'énergie. Je n'ai jamais dit à Babette que j'avais eu le cancer. Quand on s'est rencontré, je n'allais pas lui annoncer qu'elle commençait une histoire avec un ex-cancéreux! Puis, les jours ont passé, et je n'ai jamais trouvé le bon moment. Ensuite, ça n'a plus eu d'importance. On s'aimait et j'étais guéri. On a acheté la maison, on s'est installé et on s'est dit qu'on attendrait un peu avant de faire des enfants. Un ou deux, on verrait. Notre bonheur, c'était de vivre ensemble tous les jours. Ce matin, j'ai pris la voiture pour un dernier voyage.»
Résumé : Dans la famille Shanley : Jack, charmeur impénitent, est un artiste reconnu ; Deb a renoncé quant à elle, avec une certaine allégresse, à une carrière de danseuse de ballet pour élever leurs deux enfants. Un appartement à Manhattan, une famille presque heureuse tant Deb s'applique à fermer les yeux sur les infidélités de son mari. Jusqu'au jour où un paquet anonyme ébranle le foyer : une simple boîte en carton, remplie d'emails chroniquant sans pudeur la vie secrète de Jack. Le paquet, adressé à Deb, tombe malencontreusement entre les mains des enfants. Rien ne sera plus comme avant... Roman d'une famille en déconstruction, Parmi les dix milliers de choses est une comédie humaine à quatre voix, saisissante d'audace et de justesse.
Steinbeck Paul ; Florin Ludovic ; Pierrepont Alexa
The Art Ensemble of Chicago est le premier livre sur ce groupe, l'un des plus influents du jazz et de la musique expérimentale. Il offre une histoire détaillée de l'Art Ensemble, depuis sa fondation en 1966 dans le quartier sud de Chicago jusqu'à ses représentations de la fin des années 2010. A cette contribution essentielle s'ajoutent ses analyses des performances de l'Art Ensemble. Par ce biais, The Art Ensemble of Chicago propose une nouvelle théorie de l'improvisation de groupe, qui explique comment les membres de l'Art Ensemble sont capables d'improviser ensemble dans de nombreux styles différents tout en s'appuyant sur un vaste répertoire de compositions notées. Le livre examine également les dimensions intermédiales des performances de l'Art Ensemble, qui intègrent la musique à la poésie, au théâtre, aux costumes et au mouvement. En outre, cet ouvrage aborde les liens entre les performances du groupe et son modèle distinctif de relations sociales, pratiques de coopération et d'autonomie personnelle que les membres du groupe ont adaptées de l'Association for the Advancement of Creative Musicians (AACM), le collectif de Chicago dont est issu l'Art Ensemble.
Résumé : " Un bon architecte n'est point un homme ordinaire, puisqu'indépendamment des règles fondamentales de son art, il est important qu'il soit muni de la théorie de ceux qui y ont relation, tels que les mathématiques, la perspective, la sculpture, la peinture, l'art du jardinage, la coupe des pierres, la menuiserie, la charpenterie, etc. tout est de son ressort. Il lui est également essentiel d'être homme de lettres, d'avoir reçu une éducation cultivée, et d'être d'une probité à toute épreuve ; Vitruve exigeait même que nous eussions des connaissances de la philosophie, de la physique expérimentale, de la médecine et de la musique. Qu'on juge donc par là de l'importance de cette profession, " Jacques-François Blondel, Discours sur la nécessité de l'étude de l'architecture, 1754. " Un sous-ingénieur doit avoir été doué d'un génie vaste et pénétrant, capable de découvrir les rapports, de saisir les objets les plus éloignés, d'atteindre les choses les plus abstraites, et d'en faire les applications les plus heureuses. Son esprit doit être cultivé pour soutenir par la force et la solidité de ses raisonnements, la profondeur et l'étendue de ses recherches : il doit avoir aussi reçu de la nature une âme sensible et patriotique pour hâter les projets qui lui paraîtront utiles à l'Etat et à ses compatriotes, et du goût pour distinguer les plus utiles et les moins dispendieux. " De Bourges, Dissertation d'élève de l'Ecole des ponts et chaussées, 1779.
Résumé : Sadik Jalal Al-Azm est l'un des grands intellectuels du monde arabe et l'un des plus éminents représentants du courant laïque. Son nom a souvent défrayé la chronique de la censure. Le présent ouvrage rassemble plusieurs textes. Le premier relate son parcours autobiographique et son itinéraire intellectuel. Dans le deuxième, l'auteur nous fait part de ses sentiments et réflexions au moment de l'attaque du 11 septembre et examine les réactions du monde arabe face à cet événement. Dans le troisième, Al-Azm livre une analyse de l'affaire Rushdie sous l'angle des conséquences inattendues de la mondialisation sur les débats intellectuels et la réception de la littérature. La dernière étude contient une critique argumentée du livre d'Edward Saïd, L'Orientalisme. Al-Azm souligne la tendance de ce dernier à essentialiser l'Occident de la même façon que les orientalistes ont essentialisé l'Orient.
Longtemps vu comme un artiste de prestige, appelé par la vocation et protégé par le "Prince", l'architecte est aujourd'hui amené à évoluer dans un contexte fortement dominé par le néolibéralisme mondialisé. Au cours des dernières décennies, la créativité personnelle, le travail immodéré, le "colloque singulier" avec la clientèle qui caractérisaient sa pratique ont progressivement cédé le pas à une logique comptable calquée sur les méthodes de l'entreprise. En matière de construction, privée comme publique, la priorité est désormais à la rationalisation des processus de production, aux démarches qualité, au New Public Management, et au recours aux contrats globaux (partenariats public-privé et contrats de conception-réalisation) qui sécurisent les commanditaires. Si quelques figures charismatiques de l'architecture font durer l'illusion, la profession, viscéralement attachée à son statut d'acteur culturel, traverse une véritable crise d'identité. Comment ne pas "perdre son âme" dans cette nouvelle donne ? A quels outils, compétences, stratégies recourir pour s'adapter ? Et, in fine, la voie néolibérale est-elle la seule possible ?
Résumé : Comment comprendre le paysage ? Dépassant l'idée d'un spectacle inerte ou d'un simple "objet", cette série d'études déploie au contraire celle d'un milieu dynamique : le paysage doit être considéré comme une "relation". A partir de la marche, de la danse, du mouvement en général, en dialogue avec le théoricien John Brinckerhoff Jackson, la danseuse Anna Halprin et l'architecte Lawrence Halprin, le collectif Stalker, les artistes Carl Andre, George Trakas ou Mattias Poisson, c'est l'expérience même du paysage qui est appréhendée et explorée ici. Une expérience qui s'enrichit des figures particulières de désorientation que l'art donne l'occasion de mieux révéler. Des formes de représentation comme la carte et la riche production créative qui l'accompagne, ou la photographie aérienne qui bouscule les échelles et la perception des territoires, offrent une manière différente de regarder. Dès lors, le déplacement horizontal se double implicitement d'une vision verticale ? une autre façon de traverser le paysage. Une même conviction parcourt ces écrits : pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif, donnant à l'art, à la philosophie, à l'anthropologie un rôle essentiel.