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Chaos, Cosmos, Musique. Particularités des aventuriers de l'AACM et du champ jazzistique dans leurs
Pierrepont Alexandre ; Citton Yves
EDITIONS MF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782378040369
Centré sur l'AACM de Chicago, association au sein de laquelle est notamment né l'Art Ensemble of Chicago, l'ouvrage d'Alexandre Pierrepont n'a cependant rien d'une monographie. L'AACM n'est pour lui que le moment culminant d'une histoire qui est celle de la "Black Music" , des musiques afro-américaines, et de ce qu'elles ont apporté au monde. Ce livre est l'exploration d'un champ qui traverse le XXe siècle et qui présente la particularité d'être à la fois musical et social, politique et esthétique. La création y est indissociable d'une expérience socio-politique, de la constitution de communautés et de groupes qui, chacun à leur manière, inventent d'autres modes d'être ensemble et au monde. Livre d'anthropologie et d'histoire de la musique, Chaos, musique, cosmos l'est en un sens original, celui d'une culture non identitaire, structurellement ouverte à l'altérité et l'altération, par principe métissée et fondée sur l'emprunt et la créolisation de ses idiomes et de ses pratiques.
Résumé : Dans la famille Shanley : Jack, charmeur impénitent, est un artiste reconnu ; Deb a renoncé quant à elle, avec une certaine allégresse, à une carrière de danseuse de ballet pour élever leurs deux enfants. Un appartement à Manhattan, une famille presque heureuse tant Deb s'applique à fermer les yeux sur les infidélités de son mari. Jusqu'au jour où un paquet anonyme ébranle le foyer : une simple boîte en carton, remplie d'emails chroniquant sans pudeur la vie secrète de Jack. Le paquet, adressé à Deb, tombe malencontreusement entre les mains des enfants. Rien ne sera plus comme avant... Roman d'une famille en déconstruction, Parmi les dix milliers de choses est une comédie humaine à quatre voix, saisissante d'audace et de justesse.
Résumé : Work Songs, Negro Spirituals, Gospel Songs, Blues, Rythm and Blues, Soul, Funk ou Rap : succession infailliblement chronologique, quadrillage stylistique conforme de tout ce qui fait la tradition afro-américaine et donne la contexture de la plupart des musiques " populaires " apparues au XXe siècle. Ces expressions musicales foisonnantes ont veillé à demeurer un continuum, un champ qui soit fonction du sens que les hommes donnent diversement à ce qu'ils font. Ce " champ jazzistique " est la mesure d'une diversité en dehors de laquelle il n'y a pas d'essence du jazz qui tienne. Observer qu'une liberté rythmique phénoménale est le plus souvent à l'?uvre dans ces musiques, que le traitement de tout type d'instruments renvoie à la voix humaine dans tous ses états, ne se peut comprendre sans articuler ces arts de faire à un certain rapport au monde: comment entend-on le monde, à quel domaine du possible l'accorde-t-on ? C'est que le champ jazzistique rend compte d'un univers de référence excédant la seule musique. La musique seule n'existe pas, elle doit faire corps avec le monde qui l'imagine et avec celui qu'elle s'imagine. D'abord surinvestie comme le dernier moyen d'expression accessible aux esclaves et à leurs descendants, aussi leur seule façon de signifier ce que l'acculturation laissait éventuellement de côté dans leurs existences, la musique s'est chargée de toutes sortes d'habiletés pour se transformer en un lieu d'origines, de mémoires et de visions - un lieu de vies où sens esthétique et sens magique seraient inséparables. C'est la raison pour laquelle le champ jazzistique est à la croisée de la musique sacrée et de la musique profane, de la musique moderne et de la musique traditionnelle, de la musique savante et de la musique populaire, sans jamais verser tout à fait dans aucune de ces catégories. C'est la raison aussi pour laquelle cet essai se demande, en douze points et un interlude, si ce champ ne réfléchit pas, plutôt qu'il ne reflète, l'histoire contemporaine et la réalité de la société occidentale et, par là, si cette musique, ses procédures de jeu et ses règles de construction, ne proposent pas un autre type de sociabilité.
Biographie de l'auteur Philippe de Pierpont est à la fois scénariste et réalisateur de documentaires, deux activités par lesquelles il aime mélanger les genres et les pratiques artistiques. Il ne cesse d'explorer le rapport ambigu entre le réel et la fiction. Il a déjà collaboré avec Eric Lambé sur l'album Alberto G, paru chez Frémok et Le Seuil en 2003. Eric Lambé, dessinateur et illustrateur, a collaboré à plusieurs revues telles que Pelure amère en 1994, Frigobox ou Le Cheval sans tête, avant de publier son premier album, Les Jours ouvrables, en 1997 aux éditions Amok, puis Ophélie et les directeurs des ressources humaines chez Fréon en 2001. Plus récemment, il collabore avec Philippe de Pierpont pour l'album Alberto G. en 2003, et avec Marie Desplechin pour Le sac à main, en 2004 aux éditions Estuaires.
Harsh noise : bruit abrasif. Plutôt que d'utiliser le bruit comme perturbation ponctuelle d'un signal musical, la harsh noise et l'archipel de pratiques qui s'y rattache, proposent d'annihiler toute différenciation entre signal et bruit, faisant du bruit lui-même son matériau. Par son caractère apparemment chaotique, intense et déroutant, la noise semble échapper à toute tentative de conceptualisation et de qualification esthétique. Absolument particulière, elle constituerait un ensemble de pratiques singulier dans le paysage des arts sonores actuels. Mais si l'on se place du côté de son écoute, des régularités se dessinent. Cet ouvrage laisse ainsi la parole aux auditeurs et performers noise pour entendre ce qu'ils nous donnent à penser, à travers une série de questionnaires et d'entretiens dont cet essai propose de dégager la cohérence. Parce qu'elle est indéterminée et imprévisible, la noise appelle une écoute d'autant plus exigeante, qualifiée et réflexive. Stratégies pour éduquer l'oreille, imaginaires scientifique et anatomique, rêve de l'accès à un pur son (à défaut d'un son pur), créativité des métaphores pour qualifier les sons et leur expérience... Les discours collectés et analysés dans cet ouvrage dessinent des écoutes noise, qui qualifient ces pratiques sonores radicales depuis leur réception. Entretiens avec Lionel Fernandez (Sister Iodine, Discom, Minitel, Antilles), Nina Garcia (Mariachi, Mamiedaragon, Qonicho B), GX Jupitter-Larsen et John Wiese.
Pascal Dusapin est aujourd'hui le compositeur français vivant le plus célèbre. Il a composé, depuis quatre décennies, selon diverses manières, toutes atonales et néanmoins de plus en plus "accessibles" au public. La plus récente (son "troisième style"), empreinte de lyrisme, ne s'interdit plus les envoûtantes textures de cordes, et serait en quelque sorte néo-romantique mais dans le strict cadre du timbre. La première, encore xénakienne, hérissée de quarts de tons et de tremoli néo-expressionnistes, était celle des années 1980. La seconde occupe cet ouvrage. C'est ce qu'on appelle "l'intonation". Dusapin, durant les années 1990, associe une "modalité restreinte" qui semble imiter, à l'instrument, les prosodies de la voix parlée. Il en résulte une permanence incantatoire, qui parle littéralement à l'auditeur. C'est une approche du tréfonds commun à l'homme et à l'animal, "sale", archaïque, prosaïque, en réaction historique aux scientismes sériels puis spectraux, et qui replace la voix, en tant qu'affect brut, au coeur de la musique contemporaine.
La Manadologie est un roman d'aventure. Sur le mode d'une science-fiction spéculative qui remet en jeu des textes de philosophie classique, deux personnages (un humain dancartésien et un Streck) parcourent le monde physique et métaphysique à bord d'une navette spatiale de troisième génération. Chassés par les autorités du métaroyaume du coin de galaxie où ils étudiaient leur première manade, ils prennent le large en spatio-clandestins et découvrent des univers problématiques empruntés à Borges, Spinoza et Leibniz. La mesure, le langage, le performatif et la fiction sont au coeur de leurs aventures manadologiques effrénées. Au cours desquelles ils découvriront les gestes essentiels de la vie dans l'espace : comment replier une manade, comment boire ses hrön à la paille, comment parler dans un langage fluide sans y perdre son latin, comment mesurer le monde sans le découper. Si d'aventure, le lecteur passé par tous les périls de cette réactivation narrative elle-même performative, était amené à (r)ouvrir la vraie Monadologie et à la (re)lire en se disant, comme Gilles Deleuze, qu'il n'y a pas de meilleur auteur de science-fiction que Leibniz, le Streck en bleuirait d'aise.
L'histoire ? C'est celle d'un garçon qui est amoureux de sa mère. Il l'aime et la désire comme un amant. A vingt ans, il est renversé par une voiture et ne peut plus faire usage de ses bras ni de ses jambes. En fauteuil dans sa chambre, il enregistre alors des "gandes", des fichiers audio sur lesquels il confie à sa mère, sa "Moune", sa "Mouny" ou sa "Moon", comme il l'appelle alternativement, cet amour pour elle, cet "Omène" qu'il lui porte.