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Magic moirés. Gerald Oster et l'art des moirages
Pierre Arnauld
MACULA
26,00 €
Épuisé
EAN :9782865891443
Bien que l'effet moiré soit nommé et décrit dès le début des années 1960, il n'avait jamais constitué un objet de recherche en tant que tel, et cela en dépit de la vogue récente des études sur l'art optique et cinétique. Cette lacune est aujourd'hui comblée grâce à cet essai monographique de l'historien de l'art Arnauld Pierre qui se penche sur la magie du moiré - ou comment, de la superposition de structures géométriques statiques et répétitives, relativement peu intéressantes en elles-mêmes, on passe avec une rapidité foudroyante à un monde de structures vibrantes et vacillantes, qui se déforment et se reforment en permanence sous l'oeil conquis du spectateur. Arnauld Pierre réhabilite dans le même temps, ou en tout cas fait à nouveau connaître, une figure oubliée à propos de laquelle tout ou presque était inédit : Gerald Oster, figure un peu fantasque de cette époque, à la célébrité aussi soudaine qu'éphémère, autoproclamé "Père du Moiré" , dont le rôle central est devenu une évidence au fil des recherches et de l'écriture. Entre art et science, entre magie et cybernétique, Magic moirés est une piqûre de rappel surprenante de ces années 1960 psychédéliques.
De son vivant, les innovations de l'artiste français d'origine hongroise, Nicolas Schöffer (1912-1992) ont suscité des réactions immédiates, et l'ont porté à un degré de notoriété que peu d'artistes de sa génération ont connu. Grand Prix de sculpture de la 34e Biennale de Venise en 1968, il incarne un âge où le futur était encore un objet de désir. Etabli sous la direction scientifique d'Arnauld Pierre, à l'occasion de l'exposition au LaM Lille Métropole musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut à Villeneuve d'Ascq, cet ouvrage d'envergure s'attache plus particulièrement à la dimension visionnaire de Nicolas Schöffer. Il part d'une sélection de sculptures, de peintures, de dessins et de documents emblématiques de son oeuvre, dont des inédits provenant directement de l'atelier et du fonds d'archives de l'artiste. Ses projets les plus exploratoires et ses collaborations expérimentales transdisciplinaires avec les architectes, les musiciens, les chorégraphes, les scientifiques ou les industriels sont complétés par des documents d'époque réinscrivant chacun d'entre eux dans son contexte de création, de diffusion et de réception. L'oeuvre et la pensée prospectives de Nicolas Schöffer trouvent une actualité revivifiée à l'heure où de nouvelles perspectives cybernétiques se font jour, et façonnent à nouveau notre univers matériel (la société de l'information, les nouvelles cultures numériques) mais aussi nos imaginaires (le village global, le post-humain). Ce contexte justifie la publication aujourd'hui d'un ouvrage reprenant en détail l'ensemble d'un parcours d'artiste sans cesse plus inspirant.
Résumé : L'alternance déroutante des styles et des manières qui caractérise l'art de Francis Picabia (1879-1953) a souvent été mise sur le compte d'un tempérament versatile et d'un goût du changement pour le changement sans grande conséquence. Toute la carrière de Picabia manifeste en fait une grave crise de confiance envers les pouvoirs de la peinture. La prise de conscience de la possible obsolescence de la peinture et de son inutilité met fin chez lui à l'expérience impressionniste et lui fait rechercher les voies salvatrices de l'abstraction. Mais la guerre sonne la fin des illusions : avec Dada, Picabia décrète la mort de l'art, se lance dans de provocants éloges du faux et inflige à sa pratique, par le recyclage d'images mécaniques, la " marque infamante de la reproduction " (Walter Benjamin). De tous les assassins de la peinture, cependant, Picabia est sans doute celui qui aura le moins sereinement assumé son geste tout son ?uvre ultérieur témoigne d'une alternance de phases pendant lesquelles il semble croire à nouveau en la prétention de l'art à incarner les plus hautes significations, et de crises destructrices où la peinture est ravalée à la fabrication de croûtes kitsch et vulgaires. Tour à tour, Picabia aura donc tenu deux postures ambivalentes et contradictoires : celle d'un iconoclaste, destructeur d'aura, et celle d'un farouche défenseur de positions conservatoires perdues d'avance. Mais les deux figures également excessives de l'exaltation et du dénigrement de la peinture ne sont pas autre chose, au fond, que les deux aspects d'un même complexe du peintre au XXe siècle. C'est celui-ci que ce livre explore, au long d'une plongée dans l'?uvre de Picabia permise par l'exploitation de sources et documents nombreux et inédits.
L'intérêt que suscite aujourd'hui l'?uvre de Tania Mouraud, artiste française née en 1942, est principalement lié à certaines questions dont elle estporteuse, sur l'identité, notamment féminine, sur la responsabilité de l'artiste dans la société et face à l'histoire. Si elle ne cherche pas à gommer cette dimension, l'interprétation d'Arnauld Pierre préfère se recentrer sur les stratégies auto-réflexives grâce auxquelles l'artiste, qui s'est d'abord formée dans la mouvance de l'art conceptuel, démontre comment se "voir voyant" doit permettre d'aller se ressaisir du sentiment vital de soi. L'investigation continue des fonctions perceptives et cognitives, par la stimulation sensorielle dans les environnements de la fin des années 1960, par les moyens analytiques de l'artconceptuel dans les années 1970, par l'imbrication du vu et du lu dans les contre-formes peintes des décennies suivantes, constitue bien l'un des filsrouges de cette ?uvre polymorphe. Environnements sensoriels, photo-textesconceptuels et pseudo peintures dissimulant des énoncés linguistiques apparaissent comme autant de moyens de produire du concept à propos de percept.
Résumé : Clement Greenberg est le critique d'art américain le plus influent du XXe siècle - et ce livre, son maître-livre. Deux générations d'artistes et d'historiens de l'art moderne en ont tiré une manière de penser et, pour certains, de peindre et de sculpter. Toute la New York Scene s'est définie pour ou contre Greenberg - mais toujours par rapport à lui et des centaines d'articles polémiques lui ont été consacrés. Qu'est-ce que l'art moderniste ? Qu'est-ce que le mainstream, de Manet à Pollock ? D'où vient l'explosion de l'art américain d'après-guerre ? A quoi tient l'importance de Monet et de Cézanne aujourd'hui ? Y a-t-il une spécificité de la sculpture contemporaine ? Faut-il préférer l'art abstrait ? Que vaut la peinture française depuis 1945 ? Kandinsky, Rouault, Soutine, Chagall sont-ils surfaits ? Le cubisme est-il la grande révolution artistique du siècle passé ? C'est à ces questions que Greenberg répond dans Art et Culture : trente-huit articles - tous de circonstance - qui sont devenus autant de références pour la critique internationale. Parfois rigide et partial, mais toujours passionné et provocant, Art et Culture est un livre irremplaçable.
Monographie: présentation organique (c´est-à-dire chronologique) de l´oeuvre dont l´architecture ne peut se comprendre qu´à la lumière de la sculpture.