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Fernand Léger. Peindre la vie moderne
Pierre Arnauld
GALLIMARD
15,80 €
Épuisé
EAN :9782070534173
C'est debout, en état de guerre avec la société, que ces oeuvres vivantes ont été conçues et forgées', écrivait Fernand Léger vers 1955, à la fin de sa vie. Amené au cubisme par les oeuvres de Cézanne, Léger dépasse rapidement le parti de Braque et de Picasso, pour élaborer, au coeur d'une bataille des volumes, des lignes et des couleurs, sa théorie des contrastes, qu'aucune évolution ultérieure ne remettra en cause. Trouvant pleinement la justification de ce langage pictural dans la vie moderne et sa violence mécanique, Léger prône un"nouveau réalisme', accordé à la beauté plastique de la civilisation industrielle. Cependant, cet art s'écarte bientôt de ses modèles mécanistes pour fournir l'antidote aux fatigues du monde moderne. Il fait place à d'utopiques visions d'un éden terrestre, où l'harmonie sociale régit les rapports entre les hommes, désormais réconciliés avec la nature et leur environnement. Retraçant un des parcours des plus exemplaires de ce siècle, Arnauld Pierre montre en quoi Fernand Léger, le classique de la modernité, a rempli l'objectif qu'il s'était assigné: créer l'art le plus fidèle à son époque.
Un ensemble de gouaches et d’huiles réalisées par Geneviève Claisse entre 1965 et 1966 est présenté dans cet ouvrage. C’est durant ces années que Geneviève Claisse prend son essor artistique et se démarque de l’influence d’Auguste Herbin et de Mondrian. Elle se concentre alors sur l’épuration de ses créations, toujours profondément géométriques, tant au niveau de la forme que du choix des couleurs. Réflexions et recherches accompagnent une créativité débordante, parallèlement à l’essor de l’Art optique et de l’Art cinétique. La période présentée ici est primordiale dans le travail de Geneviève Claisse et annonce l’ensemble de ses créations, jusqu’à l’époque contemporaine.
Après avoir été l'animateur d'un cirque de figurines miniatures et dessiné dans l'espace avec du fil de fer, Calder a inventé l'une des expressions les plus neuves et les plus audacieuses de la sculpture du XXe siècle : le mobile. Des formes abstraites en suspension décrivent dans l'espace la danse des planètes ou évoquent la faune et la flore naturelles. Ces constructions aériennes trouvent bientôt un pendant de poids avec les stabiles, géants de métal posés au sol. Avec eux, Calder est devenu l'un des principaux créateurs d'art public et monumental du siècle. Dépassant le mythe tenace de l'artiste-enfant et du génial bricoleur, Arnauld Pierre montre l'importance historique des inventions de Calder, dont il retrace la genèse et qu'il situe à leur véritable place : une des toutes premières.
Gauthier Michel ; Pierre Arnauld ; Lasvignes Serge
Le nom de Vasarely évoque instantanément les vibrantes images colorées massivement diffusées dans les années 1960 et 1970. Peu de gens savent que ces images font partie d'un projet esthétique né à la fin des années 1920 dans le sillage des avant-gardes historiques et du Bauhaus. Fort de cette expérience, Vasarely cherche à favoriser un authentique partage des formes en créant un alphabet plastique applicable aux objets et aux matériaux les plus divers. Renouant le dialogue entre l'art et la science, il ambitionne également de mettre en mouvement les formes abstraites en explorant les mécanismes de la perception visuelle, recherche qui fera de lui l'inventeur de l'art optico-cinétique. Cette exposition et le catalogue qui l'accompagne proposent la traversée d'une oeuvre conçue avec la conviction que l'art, si l'on parvient à changer ses modes de conception, de production et de diffusion, peut changer la vie.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.