Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
HISTOIRE DU NORD
PIERRARD PIERRE
HACHETTE LITT.
25,90 €
Épuisé
EAN :9782010203060
Taillés dans les provinces de Flandre, du Hainaut, d'Artois, de Picardie, les départements du Nord, du Pas-de-Calais et de la Somme ont une histoire commune. Depuis le début de l'interminable duel franco-anglais, au XIIè siècle, jusqu'à la fin du conflit franco-allemand, au XX è siècle , en passant par les longues luttes entre la France et les Bourguignons auxquels succéderont les Habsbourg d'Espagne et d'Autriche, ces riches provinces n'ont cessé d'être un champ de bataille. Litanie sanglante et héroïque : Bouvines (1214), Crécy (1346), Calais (1347), Azincourt (1415), Les Dunes (1658), Denain (1712), Hondschoote et Wattignies (1793), Bapaume et Saint-Quentin (1871) ; c'est ensuite la trilogie de la Grande Guerre : Flandre (1914, 1918), Artois (1914, 1915, 1917), Picardie et Somme (1916, 1918), et enfin : Lille, la Somme, Dunkerque en 1940. Il y a, en outre, l'unité réalisée par un langage commun - le picard - qui s'est diversifié en patois "ch'ti-mi" à la fois semblable et divers, par le patient labeur et la fidélité aux choses profondes, dans la souffrance et la commune ruine. Si bien que l'historien, le géographe, le linguiste se taisent car ils savent qu'il est des ciments plus forts que les constructions livresques des avants. Le présent ouvrage répond à un besoin. Il manquait un livre qui, tout en tenant compte de l'histoire profonde des populations du Nord, la replaçât dans un cadre classique jalonné par les évènements politiques, diplomatiques et militaires. Tel a été le propos de cette Histoire du Nord. Né en 1920 à Roubaix, Pierre Pierrard est professeur honoraire à l'Institut catholique de Paris et président des "Rosati" de France. Docteurs ès lettres (1965) avec une thèse sur La Vie ouvrière à Lille sous le second Empire devenue un classique, il a consacré onze ouvrages à l'histoire de la région du Nord, notamment La vie quotidienne dans le Nord au XIXè siècle (Hachette, 1976 et 1987) qui connaît un grand succès. Pierre Pierrard a été, en 1972, le premier titulaire du Grand Prix de la ville de Lille.
Résumé : Durant un siècle, de 1801 à 1905, l'Eglise de France a vécu sous le régime du Concordat conclu entre Bonaparte, Premier consul, et le pape Pie VII. Ce Concordat faisait des prêtres français des fonctionnaires du culte, salariés, dépendant étroitement de leur évêque et de l'administration. Et cependant, jamais le clergé français n'a été aussi nombreux : 140000 jeunes gens ordonnés en un siècle. Qu'est-ce qui a pu pousser tant d'adolescents, en majorité des fils de paysans, à franchir le seuil des séminaires ? La sécurité attachée à un traitement fixe et assuré ? Une promotion sociale incontestable ? Certainement. Mais aussi l'attrait du service de Dieu et des âmes, la réalisation d'une haute vocation. L'exercice de cette vocation, au cours du XIXe siècle, est rendue de plus en plus malaisée par la formidable mutation économique, sociale, idéologique, religieuse qui fait que la France républicaine et logique de 1905, avec ses 4 millions de travailleurs industriels, est très différente de la France de 1801, dont les campagnes surpeuplées vivaient encore selon un rythme ancien, auquel l'existence du prêtre était accordée. A travers la vie quotidienne du prêtre français au XIXe siècle, c'est toute une nation qu'on voit évoluer, c'est la France profonde qu'on entend respirer, une France à la fois très éloignée et très proche de nous. Pierre Pierrard Né à Roubaix, Pierre Pierrard est professeur honoraire à l'Institut catholique de Paris. Après avoir soutenu une thèse de doctorat sur La Vie ouvrière à Lille sous le Second Empire, il a orienté ses recherches et ses travaux vers une meilleure connaissance des courants sociaux et religieux contemporains. Chroniqueur à La Croix président de l'Amitié judéo-chrétienne de France, il a reçu le Grand Prix catholique de littérature en 1984 pour son livre : l'Eglise et les ouvriers en France, 1840-1941 (Hachette-Littérature). Il est également l'auteur d'une Vie quotidienne dans le Nord au XIXe siècle.
La Seconde Guerre mondiale, en provoquant l'engagement côte à côte de croyants et d'incroyants, de militants chrétiens et de militants communistes, a contribué, selon les termes vigoureux de Jean-Marie Domenach, à w dépuceler .. les chrétiens. A l'issue de celte épreuve, ils adoptent un langage nouveau et se tournent vers le monde ouvrier non plus en conquérants mais en témoins et en compagnons. Certains, les prêtres-ouvriers, tenteront même de s'y fondre totalement par un engagement qui devait susciter de violentes controverses au sein même de l'Eglise. Cet effort d'acculturation au inonde ouvrier s'est poursuivi pendant cinquante ans (1940-1990) en dépit des obstacles qui ont surgi des bouleversements économiques, éthiques et sociaux de la fin du siècle — bouleversements auxquels n'échappent ni l'Eglise, ni la classe ouvrière.
Résumé : Durant un siècle, de 1801 à 1905, l'Eglise de France a vécu sous le régime du Concordat conclu entre Bonaparte, Premier consul, et le pape Pie VII. Ce Concordat faisait des prêtres français des fonctionnaires du culte, salariés, dépendant étroitement de leur évêque et de l'administration. Et cependant, jamais le clergé français n'a été aussi nombreux : 140000 jeunes gens ordonnés en un siècle. Qu'est-ce qui a pu pousser tant d'adolescents, en majorité des fils de paysans, à franchir le seuil des séminaires ? La sécurité attachée à un traitement fixe et assuré ? Une promotion sociale incontestable ? Certainement. Mais aussi l'attrait du service de Dieu et des âmes, la réalisation d'une haute vocation. L'exercice de cette vocation, au cours du XIXe siècle, est rendue de plus en plus malaisée par la formidable mutation économique, sociale, idéologique, religieuse qui fait que la France républicaine et logique de 1905, avec ses 4 millions de travailleurs industriels, est très différente de la France de 1801, dont les campagnes surpeuplées vivaient encore selon un rythme ancien, auquel l'existence du prêtre était accordée. A travers la vie quotidienne du prêtre français au XIXe siècle, c'est toute une nation qu'on voit évoluer, c'est la France profonde qu'on entend respirer, une France à la fois très éloignée et très proche de nous. Pierre Pierrard Né à Roubaix, Pierre Pierrard est professeur honoraire à l'Institut catholique de Paris. Après avoir soutenu une thèse de doctorat sur La Vie ouvrière à Lille sous le Second Empire, il a orienté ses recherches et ses travaux vers une meilleure connaissance des courants sociaux et religieux contemporains. Chroniqueur à La Croix président de l'Amitié judéo-chrétienne de France, il a reçu le Grand Prix catholique de littérature en 1984 pour son livre : l'Eglise et les ouvriers en France, 1840-1941 (Hachette-Littérature). Il est également l'auteur d'une Vie quotidienne dans le Nord au XIXe siècle.
Georges Charachidzé poursuit ici un dialogue entrepris il y a plus de trente ans avec Georges Dumézil et son oeuvre. Spécialiste du Caucase et comparatiste, l'auteur s'attaque à des problèmes que Dumézil qualifiait d'"étranges" et de "redoutables''. Le système trifonctionnel - la religion, la guerre, l'économie -, propre à l'univers indo-européen, peut-il être utilisé par des groupes étrangers aux langues indo-européennes ? Etendant son enquête au-delà des oeuvres littéraires étudiées par Dumézil, l'auteur analyse les religions du Caucase et fait cette découverte surprenante : pour comprendre et manier le dispositif mental des trois fonctions, il n'est nul besoin de l'avoir hérité de ses ancêtres. En effet, les indigènes caucasiens ont su préserver le système mieux que les Indo-européens auxquels ils l'avaient emprunté. Chemin faisant, on rencontre des figures singulières : Sainte-Marie, qui veille à la régulation des naissances ; Kviria, un dieu féministe au royaume de la misogynie ; l'étrange génie de la Petite-Vérole qui est, selon les cultes, mâle ou femelle, chrétien ou musulman. Enfin, dans ce livre qui renouvelle les études sur le Caucase, Georges Charachidzé ressuscite les Alains, ces bandes barbares qui terrorisèrent l'Empire romain et dont on croyait la religion perdue.
Tout a-t-il été dit sur "le mystère Lawrence" ? Depuis sa mort, en 1935, le héros de l'aventure arabe s'avance masqué. De nombreuses zones d'ombres subsistent. Est-il vraiment le seul, le vrai vainqueur du désert, le libérateur de Damas ? A-t-il subi, inventé ou enjolivé le supplice commis par les Turc : flagellation cruelle suivie de viol collectif ? Pourquoi, au faîte des honneurs et de la gloire, a-t-il choisi de terminer les douze dernières années de sa vie comme simple soldat, dans des circonstances dégradantes ? Pour expier - mais quoi ? Par volonté de mortification et d'humiliation - mais pourquoi ? Dans quelles conditions est-il mort : accident, attentat, suicide ? Explorant toutes les sources inédites disponibles à ce jour, Monteil restitue dans leurs ambivalences les plus troublantes - homosexualité, masochisme, mythomanie... - les différentes facettes d'une personnalité complexe trop souvent perçue de manière univoque à travers le film à grand spectacle de David Lean (1963). La statue n'en est pas déboulonnée : elle y trouve une profondeur de chair et de sang. Auteur d'une trentaine d'ouvrages sur la culture et la civilisation arabo-musulmanes, Vincent-Mansour Monteil est un familier de l'Orient, que ses expériences au Sahara occidental et au Maroc avaient fait surnommer le "Lawrence d'Arabie français". C'est dire que la biographie qu'il consacre aujourd'hui à l'illustre Colonel Lawrence n'est pas dénuée d'élans affectifs et passionnés...
De 1840 à 1940, l'Eglise a multiplié les efforts pour conquérir, ou reconquérir, un milieu social qui lui échappait. Pierre Pierrard montre pourquoi en partant d'une série d'interrogations fondamentales. De quelle Eglise s'agit-il ? De quels ouvriers ? Pour quelle société? Il part d'une constatation : l'indifférence envers la religion du monde ouvrier. Pour y pallier, les politiques les plus contradictoires se succéderont, de l'amorce d'un socialisme chrétien aux patronages contre-révolutionnaires, de l'Ordre moral à l'encyclique Rerum Novarum. Ce siècle, marqué par une formidable mutation technologique et sociologique et secoué par deux guerres mondiales, suscite une nouvelle réflexion des chrétiens sur les problèmes économiques, sociaux et missionnaires. Avec lucidité et scrupule, Pierre Pierrard en décrit, pour la première fois, la genèse.