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GIUSEPPE UNE HISTOIRE DE SURVIE
PIERO SAN GIORGIO
CULTURE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782491861001
Je m'appelle Giuseppe. Je suis prisonnier en Allemagne Nazie. Je suis travailleur forcé, sur une chaîne de montage pour moteurs de camions. J'ai faim. J'ai froid. Ma famille et mon pays me manquent..." C'est sur ces mots, qui font écho aux thématiques de prédilections de l'auteur que commence Giuseppe, une histoire de survie, le premier roman de Piero San Giorgio. Plus connu pour ses manuels pratiques qui permettent d'anticiper sur l'effondrement économique et de faire face à des situations à risques, l'auteur choisit cette fois la forme narrative pour nous parler de SURVIE. En s'inspirant de faits réels de la vie de son grand-père de substitution, l'auteur nous plonge dans un parcours de survie particulièrement éprouvant au coeur du siècle dernier dans une Europe ravagée par la guerre. Tragique, émouvant, épique et nostalgique, voici l'histoire de Giuseppe qui illustre parfaitement la démarche survivaliste chère à l'auteur, et nous y ramène, invariablement... "Peut-être est-ce chez Giuseppe qu'il faut chercher l'origine de mes propres préoccupations au sujet de la crise économique et des pénuries de nourriture, comme je les ai exposées dans mes essais précédents". Ne cherchez pas plus loin, de "Survivre à l'effondrement économique" (2011) à "Giuseppe, une histoire de survie", la boucle est bouclée pour Piero San Giorgio.
De quel mystère diabolique le fromage est-il le coeur ? La pomme symbolise-t-elle la volupté charnelle ou la perfection ? Combien d'années peut-on vivre en se nourrissant exclusivement de racines ? Que découvre-t-on dans les abysses et les recoins des corps livrés à la dissection ? Sous ces questions en apparence hétéroclites, se dessinent peu à peu les contours d'une anthropologie à l'âge baroque. A peu près aveugle à la science naissante, peu soucieuse en tout cas de s'y confronter, elle s'organise à travers des catégories duelles qui laissent le champ libre à l'imaginaire débridé du temps : le haut et le bas, le bon et le mauvais, le pourri et le sain, le puant et le parfumé. Piero Camporesi retrace le cercle de cette anthropologie - comme il le fait de la théologie dans l'Enfer et le Fantasme de l'hostie (Hachette, 1989) -, explorant successivement les grandes questions que l'imagination baroque a privilégiées : l'alimentation, et donc la diète, la dissection, la terre... Dans un style flamboyant, commentant des textes qu'il excelle à exhumer, l'historien italien fait revivre sous nos yeux une culture disparue, mais non pas morte. Piero Camporesi est professeur de littérature italienne à l'université de Bologne. Historique, spécialisée dans la culture populaire ou l'art culinaire et pratiquant l'exégèse de texte enfouis mais sublimes, son oeuvre, déjà partiellement traduite en français (La Chair impassible, Le Pain sauvage), connaît un rayonnement croissant. Traduit de l'italien par Myriem Bouzaher.
Résumé : "Nous devons réaliser qu'une fédération politique sans une collectivisation économique concomitante est vouée à l'échec. La tâche du pacifiste qui désire vraiment un nouveau monde de paix, consiste en une révolution profonde non seulement politique mais aussi sociale, plus profonde encore que celle entreprise par les communistes en Russie. La Révolution russe a échoué, non par son extrémisme mais par son impatience, sa violent et l'intolérance de ses débuts, du faut d'un manque de vision à long terme et d'insuffisance intellectuelle. La révolution cosmopolite pour un collectivisme mondial, qui est la seule alternative au chaos et à la dégénérescence de l'humanité, doit aller bien plus loin que la révolution russe ; elle se doit d'être plus minutieuse et mieux conçue, et son accomplissement requiert un objectif bien plus héroïque et inébranlable." H.G. Wells, Le Nouvel ordre Mondial, 1940.
Si l'auteur parle de YIN, c'est parce que le mouvement d'opinion progressiste connu en Occident sous le nom de féminisme est pour lui la pointe émergée d'une révolution anthropologique qui, en remettant en cause le fondement même de la différence sexuée, relève plutôt du transhumanisme que d'une simple "tendance politique". Alliant un ton souvent cru à un raisonnement élaboré, il cherche autant à alerter ceux qui veulent vivre qu'à simplement décrire, dans une démarche contemplative, le déroulé et les conséquences de cette révolution anthropologique probablement non-annulable, mais qui pourrait bien nous annuler. Ainsi conçu, le féminisme est pour lui un phénomène affectant des structures de pensées plus générales et plus profondes que la prophétie de Mahomet, la crucifixion du Christ, la réforme zoroastrienne ou le védisme – des structures aussi anciennes que l'humanité elle-même, à commencer par la structure bien connue des anthropologues sous le nom d'ancestralité. En séparant l'individu de son sexe – comme la physique nucléaire a séparé l'énergie de la matière – on fabrique une bombe culturelle dont l'explosion pourrait bien, à terme, faire passer la vitrification d'Hiroshima pour une aimable plaisanterie. Lu dans un registre politique, ce livre, écrit par un ennemi irréconciliable du monde moderne, n'a donc pas pour but de prendre une quelconque revanche sur les femmes, mais de contribuer à la destruction la plus rapide possible du modèle occidental et de la société bourgeoise, en fournissant à la résistance un explosif susceptible d'ébranler l'un de ses principaux piliers : la cunnicratie, ou avènement du YIN.