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Alessandro Piccolomini (1508-1579). Un siennois à la croisée des genres et des savoirs, Actes du Col
Piéjus Marie-Françoise ; Plaisance Michel ; Resido
SORBONNE PSN
30,00 €
Épuisé
EAN :9782900478318
A l'occasion de ce colloque ont été envisagés les multiples aspects de l'activité d'un écrivain siennois encore trop peu étudié et dont les oeuvres, à l'exception des comédies et de son célèbre dialogue de jeunesse La Raffaella, commencent seulement à être rééditées. Il s'agit d'un personnage fascinant qui s'est trouvé au coeur d'entreprises intellectuelles collectives novatrices, dont l'influence a été décisive dans les années Trente et Quarante du XVIe siècle, particulièrement comme animateur de l'Académie siennoise des Intronati et comme membre fondateur de celle des I nfiamrnati de Padoue. Homme de théâtre, il compose des comédies pour les Intronati, témoignant de l'attention particulière que cette académie accorde à son public féminin. Poète, il dialogue avec les meilleurs lettrés et soutient les initiatives des poétesses de sa ville. Philosophe formé par l'Université de Padoue et celle de Bologne, il commente Aristote et Horace. Homme de sciences, il publie des ouvrages consacrés à l'astronomie, aux mathématiques, traités qui ont été accueillis avec intérêt à l'étranger. Il est un des meilleurs défenseurs de la langue vulgaire italienne entendue à la fois comme instrument littéraire et comme moyen de diffuser., grâce aux traductions, les connaissances scientifiques dans des milieux variés. I)e Rome où il s'engage dans une carrière ecclésiastique. sou regard reste tourné vers les vicissitudes de sa ville natale, et c'est comme coadjuteur de l'archevêque qu'il rejoindra une république qui, après des années de guerre, est annexée par Florence.
Bembo Pietro ; Piéjus Marie-Françoise ; Pozzi Mari
Résumé : Cette si grande et si belle machine qu'est le monde (que nous voyons plus complètement par l'esprit que par les yeux) dans laquelle toute chose est comprise, si elle n'était pas toute remplie d'Amour qui la maintient liée par les contrastes mêmes de sa chaîne, elle ne perdurerait pas et n'aurait jamais de longue durée. Donc, Mesdames, comme vous le voyez, Amour est cause de toute chose ; et s'il en est ainsi, il faut nécessairement dire qu'il est aussi cause de tous les biens qui adviennent en toutes choses. Et puisque, comme je l'ai dit, ce qui est le plus profitable c'est ce qui cause des biens plus grands et plus abondants, vous pouvez désormais conclure par vous-mêmes qu'Amour est la plus profitable de toutes les choses les plus profitables.
Les huit études réunies dans ce volume s'organisent en fonction de la distance que les créations littéraires ou artistiques entretiennent avec la réalité, et de la place qu'y occupent l'histoire et l'imaginaire. De la matérialité concrète de l'objet "grotte" , à la fiction assumée du théâtre ou de la nouvelle, en passant par la volonté descriptive des ouvrages géographiques et "touristiques" ou la trompeuse sincérité du discours autobiographique, la réalité référentielle est l'objet d'une transformation par la création des artistes, dans laquelle s'affirment leur culture, leur sensibilité et leur imagination. Au-delà de la diversité de leurs domaines d'investigation et de leurs angles d'attaque, ces études révèlent que la saisie ou la construction des espaces, qu'ils soient réels ou symboliques, avec leur part d'imaginaire, ne peut aller sans que ne soit prise en compte la dimension de l'histoire, sans que n'interviennent un retour et une réflexion sur un héritage culturel, proche ou lointain. Ainsi l'étude des espaces peut-elle constituer un outil fécond pour analyser le fonctionnement des oeuvres et leurs implications idéologiques.
Piéjus Anne ; Vialleton Jean-Yves ; Psychoyou Théo
Résumé : Le théâtre, la musique et la danse, trois disciplines fondamentales dans l'éducation de la noblesse d'Ancien Régime, participaient, dans les collèges français, à l'élaboration de spectacles conçus pour les jeunes gens autant que pour un public avide de divertissement. La scène des collèges s'impose comme l'un des premiers lieux de création dramatique des XVIIe et XVIIIe siècles. Pourtant, ce répertoire, qui souffre de la disparition de nombreuses sources, est encore rarement appréhendé dans sa dimension spectaculaire. Ce théâtre hybride, souvent farci d'intermèdes chantés ou dansés, se présente comme un objet protéiforme, qui appelle une approche pluridisciplinaire. L'un des atouts de cet ouvrage repose précisément sur la réunion de chercheurs confirmés de disciplines complémentaires, puisqu'il réunit des spécialistes de littérature française, néo-latine ou encore germanique, des historiens de la musique, de la philosophie, de la danse, de la scène et des arts du spectacle, et de littérature comparée.
Villes improbables et espaces utopiques... C'est bien d'architectures que nous parlent Christophe Berdaguer et Maris Péjus, mais d'architectures dépouillées de leurs éléments fonctionnels, et étudiées comme la projection mentale et quasi scientifique d'un organisme à part entière capable d'écrire une histoire parallèle de l'architecture.
Il faut lire Hélène Cixous sur le mode de l'entente. L'entente c'est la rencontre de l'oeuvre de l'autre (écrite, peinte, dessinée) suscitant une lecture, une écoute et une mise en état de réponse qui ouvre et relance l'appel de l'oeuvre. C'est à l'éclat de ce mot - entente - que l'on mesure combien Hélène Cixous compte aujourd'hui parmi les écrivains dont l'oeuvre transforme le plus fondamentalement la pensée et la poétique de la relation entre les arts visuels et l'écriture. Cette écoute radicale des mots, des langues, des autres (écrivains, penseurs et artistes) et jusqu'à soi en tant qu'autre est en effet présente depuis les débuts de l'oeuvre foisonnante et sans cesse renouvelée d'Hélène Cixous. Or, écrire l'entente est aussi un "ouï-dire". C'est sonder l'expérience autant que la pensée de l'écriture telle qu'elle se joue dans le face-à-face toujours contemporain avec l'oeuvre de l'autre, qu'il s'agisse de collaborations récentes (Chevska, Alechinsky, Hantaï, Tuymans, Abdessemed), de dialogues en cours (Derrida, Jeannet, Wajsbrot) ou de la lecture d'oeuvres anciennes (Ovide, Dante, Rembrandt, Goya, Joyce, Mandelstam, Lispector, Celan, Genet) Examinant la notion de l'entente - et donc, avec elle, ses équivoques : la mésentente, l'accord et le dissensus, le partage et la persécution, la communauté et ses désaveux, la co-vivance, le rapport du texte à l'image et à l'oreille - cet ouvrage est l'occasion d'un dialogue entre philosophes, poètes, artistes et chercheurs, qui ouvrent ici "l'entente" à une diversité d'approches poétiques, philosophiques, historiques, politiques, voire juridiques, permettant de réfléchir sur une tension toujours à l'oeuvre dans les écrits d'Hélène Cixous.
Entre le XVIIIe et le début du XXe siècles, la presse, les éditeurs et les salons parisiens lancent des auteurs russes en Europe et rehaussent leur réputation dans leur patrie. Les succès des lettres propagent l'image positive de l'Empire. Quelles stratégies politiques, éditoriales, mais aussi mondaines doivent déployer écrivains, intellectuels et diplomates russes en France afin de conquérir l'opinion publique française ? Sont analysées, plutôt que la réception des oeuvres, les manoeuvres qui contribuent à programmer une fortune littéraire, et la part respective qu'y prennent écrivains, éditeurs, traducteurs, journalistes et diplomates. En contribuant à repenser les mécanismes de la sociologie littéraire, c'est un volet inédit des relations littéraires franco-russes que l'ouvrage révèle.
La théorisation actuelle du personnage de fiction demeure tributaire, pour l'essentiel, de présupposés structuralistes qui ont conduit à le concevoir comme un être de papier et d'action, et comme partie d'un système. Assurément opératoire sur un vaste corpus, cette manière de penser le personnage n'en est pas moins débordée par les usages fictionnels contemporains, qui ambitionnent de documenter le fait humain tous azimuts. Dès lors, un geste d'ouverture et d'ajustement théoriques s'impose pour saisir ces nouveaux usages et leurs implications. Les études réunies dans le présent ouvrage participent ainsi de trois perspectives : poétique, pragmatique et culturelle. Attentives à leurs objets propres comme aux enjeux conceptuels qui les traversent, elles donnent à voir la singularité des nouveaux possibles des oeuvres (littéraires, cinématographiques ou numériques), et contribuent à la nécessaire historicisation des théories du personnage.
Ce livre ouvre une réflexion, dans le champ de l'esthétique, sur les ressources de l'écriture pour mener une analyse de film. Il s'agit moins d'exposer une méthode que d'étudier les conditions et les processus permettant de rendre compte de l'expérience sensible des oeuvres dès lors que style, composition, fonction poétique du langage ne sont pas apparat ou ornement, mais, simultanément, conduite, pratique et manifestation de la pensée. D'autres écritures analytiques, qui mobilisent des outils sonores et visuels, sont également abordées. Essai filmique, expérimentation numérique ou carte interactive, leurs formes multiples et suggestives continuent de s'inventer, comme autant de propositions performatives et de cheminements à même la matière des sons et des images. C'est l'ensemble de ces gestes d'écriture de l'analyse que cet ouvrage explore.