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May La réfractaire. Pour mes 81 ans d'anarchie
Picqueray May ; Thomas Bernard
LIBERTAIRES
13,20 €
Épuisé
EAN :9782914980036
Disons le tout net, ce livre est tout à la fois passionnant et bouleversant. Passionnant, parce que May Picqueray (1898-1983) n'aura Loupé aucun des grands rendez-vous de l'histoire de 1920 à sa mort. Dès 1921, en effet, elle envoie un colis piégé (il explosera sans faire de victime) à l'ambassadeur des Etats-Unis à Paris, pour protester contre la condamnation à la chaise électrique, et malgré leur innocence, de Sacco et Vanzetti. En novembre 1922 elle est mandatée par la Fédération des Métaux de la CGTU au congrès de l'Internationale syndicale rouge à Moscou inaperçue. Car qui monte sur la table pour dénoncer un congrès en train de se goberger pendant que les ouvriers russes crèvent de faim ? Qui ose chanter " Le triomphe de l'anarchie " en fin de repas ? Et, qui refuse de serrer la main au généralissime Trotsky à qui elle est pourtant venu demander la libération des anarchistes ? Ensuite, en 1924, elle est encore là pour faire le coup de poing au meeting de la Grange-aux-Belles lors duquel les bolchos tuèrent deux ouvriers anarchistes par balles. Pendant la guerre, elle fit, bien évidemment des faux papiers et prit mille risques pour... Et puis, mai 1968, le Larzac en 1975, Creys Malville en 1977... Jusqu'au bout ! Bouleversant, parce que rien ne prédisposait une petite bretonne ayant commencé à travailler à 11 ans à rencontrer et à cotoyer des Sébastien Faure, Nestor Makhno, Emma Goldman, Alexandre Berckman, Marius Jacob, Durruti..., et autres personnalités du mouvement anarchiste français et international du XXe siècle. Et tout cela, en se payant le luxe d'une intransigeance de tous les instants, d'un courage à toute épreuve et d'une gentillesse jamais démentie. Au bout du compte, mais on l'aura aisément compris, ce livre d'une " réfractaire " à toutes les injustices comme à toutes les oppressions est de ceux, rares, qui incitent à ne pas désespérer de l'espèce humaine. Mais, jugez en !
Histoire du module 2 du livre de l'élève, reprise intégralement dans un album indépendant. À Tourgine, hier, jeudi 12 juin, un loup a été blessé, dans le jardin de Madame Maille, qui avait invité Charlotte, sa petite-fille, pour goûter. Le seul suspect est Gérard Guiroux, le chasseur du village.
Comme le démontre cet ouvrage, la place grandissante de la spéculation financière et du capital fictif au coeur de l'activité économique mondiale est le fruit d'un processus apparu dès la fin des années 1960 et qui dès lors n'a cessé de prendre de l'ampleur. Désormais, le modèle américain entièrement dépendant des profits spéculatifs, incapable de relancer une production réelle de richesse, voit émerger des contre-modèles qui, sans dépasser le capitalisme, proposent des alternatives susceptibles de précipiter sa chute. Coécrit par cinq économistes de différents pays, ce livre analyse sur des bases scientifiques les tendances profondes du capitalisme fournissant les éléments indispensables pour comprendre les tensions qui ébranlent la géopolitique contemporaine. Auteurs : W. Dierckxsens, A. Piqueras, R. Herrera, P. Nakatani, W. Formento.
Résumé : Les Editions libertaires ont pris la décision de rééditer ? immense chantier ? les oeuvres complètes du poète libertaire et chansonnier Gaston Couté (1880-1911). Ainsi, les lecteurs trouveront-ils dans ce premier volume le corpus intégral de ses poésies et de ses chansons, s'appuyant sur la remarquable et pionnière édition du Vent du ch'min préalablement parue en cinq volumes entre la fin 1975 et 1982. Ils y découvriront ses Chansons d'actualité, publiées dans La Guerre sociale, La Barricade et d'autres journaux ; ses pièces de théâtre et nouvelles, ses textes de jeunesse, ainsi que ses dessins et caricatures dans un cahier couleurs. S'y ajoutent des pièces d'archives inédites ; un solide appareil critique et un ensemble de notes situant chaque écrit dans son contexte historique ; un glossaire s'appliquant au patois beauceron-solognot qu'il employait à l'envi ; et enfin, une discographie précise (liste des interprètes pour chaque chanson ? ils ont été plus de 180 à l'avoir chanté ou récité, de 1903 à l'heure actuelle). Le deuxième volume comprend Une vie bellement légendée, un essai biographique d'Alain (Georges) Leduc ; ainsi que de nouvelles et importantes annexes sur La Guerre sociale ; les rapports de police diligentés vis-à-vis du poète ; de nombreux témoignages (Pierre Mac Orlan, Maurice Héliot, Clovys, Fernand Després, Jehan Rictus, Bernard Dimey...), un chapitre sur Le Vent du ch'min, un autre sur le musée de Meung-sur-Loire...
Résumé : Le vécu et l'engagement des femmes qui s'expriment dans ce livre évitent les clichés car leur "féminisme" repose sur la conviction que la meilleure relation entre hommes et femmes ne peut se fonder que sur l'égalité et le respect mutuel. Il est en effet impossible pour ces femmes de dissocier les idées des pratiques qui donnent sens à leur vie dans une région élargie - le Moyen-Orient - qui s'avère d'une importance clé pour l'avenir proche. De leurs témoignages, il ressort que la domination que subissent les femmes dans le monde n'a pas son origine dans la ou les religions. Qu'il soit chrétien, juif musulman ou autre, le système de croyances religieuses cautionne cette domination et l'instrumentalise à des fins politiques. Certaines ambiguïtés doctrinales des textes "sacrés" permettent également d'avancer l'idée que les religions pourraient s'adapter aux changements des relations entre les sexes. Il suffit d'observer la géométrie variable de la domination masculine selon les conjonctures sociales et politiques pour comprendre que la religion ne fait que refléter des relations de pouvoir tout à la fois socio-économiques et sexuelles. Ce livre est une reconnaissance des femmes qui luttent dans des conditions qui dépassent largement en gravité celles des Européennes. Pourtant la lutte est la même et, malgré une liberté apparente en "Occident", on ne peut prétendre être en avance dans la marche vers l'égalité.
Raoul Vaneigem a été, de 1961 à 1970, une des figures de proue du mouvement situationniste. Auteur du monumental Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations publié chez Gallimard en 1967, c'était le maître à dire du tourbillon libertaire qui souffla sur la France lors d'un printemps trop bref. Nous ne voulons pas d'un monde où la garantie de ne pas mourir de faim s'échange contre le risque de mourir d'ennui, Faudra-t-il autant de sang pour attester que cent mille coups d'épingle tuent aussi sûrement que trois coups de massue, Où l'illusion d'un changement est dénoncée, le simple changement d'illusion devient insupportable, Ceux qui parlent de révolution et de lutte de classes sans se référer explicitement à la vie quotidienne, sans comprendre ce qu'il y a de subversif dans l'amour et de positif dans le refus des contraintes, ceux-là ont dans la bouche un cadavre, Le bon sens de la société de consommation a porté la vieille expression " voir les choses en face " à son aboutissement logique : ne voir en face de soi que des choses, L'espoir est la laisse de la soumission... toutes ces formules sont de lui. En 1970, pour n'avoir pas trouvé de réponse à la question Comment ce qu'il y avait de passionnant dans la conscience d'un projet commun a-t-il pu se transformer en un malaise d'être ensemble ? il décide de sauter le pas, Je préfère donc reprendre le pari que mon adhésion à VIS avait différé : me perdre absolument ou refaire absolument ma propre cohérence, et la refaire seul pour la refaire avec le plus grand nombre, et démissionne de l'Internationale Situationniste. La suite, cette brochure nous la raconte... et c'est peu dire que ça décoiffe !
L'école libertaire Bonaventure (1993-2001) est une expérience pédagogique et éducative étonnante à plus d'un titre. De par sa durée. Et de par son insertion dans un processus global de révolution sociale libertaire. Ecole, centre éducatif, république éducative, Bonaventure était tout à la fois libertaire, laïque, révolutionnaire et... gratuite. Adhérente au mouvement Freinet dont elle utilisait largement (mais pas seulement) les méthodes pédagogiques, elle a de nouveau entrouvert les portes de ce grand rêve de toujours, celui d'une école du peuple débarrassée de ses oripeaux étatiques, capitalistes et confessionnels. Ce livre raconte son histoire. Celle d'une cinquantaine de mômes, de trois instits, de trois éducateur(trice)s... apprenant à lire, écrire compter et, surtout, à apprendre à apprendre la liberté, l'égalité, l'autogestion... par la liberté, l'égalité, l'autogestion. Un rayon de soleil dans la pénombre du moment. Une arme de destruction massive de la désespérance actuelle.