Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La matérialité de l'architecture
Picon Antoine
PARENTHESES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782863643204
L'architecture travaille la matière afin de la rendre expressive. Elle se heurte ce faisant à son obstination muette qu'elle tente de dépasser. Partant de ce constat, ce livre propose de l'interpréter à la lumière de la notion de matérialité envisagée comme le rapport que nous entretenons avec les phénomènes sensibles, les matériaux et les objets. Notre subjectivité d'êtres humains se constitue pour partie au travers de cette rencontre avec toutes ces "choses" qui tombent immédiatement sous le sens. Par leur intermédiaire, l'architecture contribue à la création d'un monde destiné spécifiquement aux hommes. L'interprétation de la matérialité a considérablement évolué depuis Vitruve. Sa transformation permet de lire différemment l'histoire de l'architecture et de mieux comprendre certains enjeux actuels, tels ceux qui s'attachent à la révolution numérique.
Résumé : La Grande Motte figure parmi les réalisations françaises de la seconde moitié du XXe siècle qui ont déchaîné les polémiques les plus violentes. Ville nouvelle créée au milieu des marécages, délibérément tournée vers les formes modernes, elle est l'?uvre d'un architecte, Jean Balladur, qui a veillé à son destin durant plus d'un quart de siècle de travail. C'est pour répondre au développement du tourisme de masse que l'Etat français s'est décidé, au début des années soixante, à rendre habitable une côte languedocienne restée quasiment désertique en planifiant la construction d'une série de stations dotées d'une grande capacité d'accueil. Réalisation phare de l'aménagement du Languedoc-Roussillon, La Grande Motte a voulu offrir une alternative aux modèles dominants de l'urbanisme balnéaire : de cette ambition est née une véritable ville dotée de rues, de places, d'équipements et de commerces, une ville comprenant aussi bien des logements collectifs que des villas et des terrains de camping. L'étude de cette " aventure " exemplaire, réalisée à partir des archives souvent inédites de l'architecte, permet d'initier une nouvelle évaluation de la période des " trente glorieuses ", souvent décriée, mais qu'il convient de nuancer : rapporté à des enjeux socio-économiques clairement identifiés tout n'est pas sans qualité dans le foisonnement de systèmes et d'objets urbains et architecturaux qui caractérise cette période.
Cet essai, initialement paru chez Wiley, répond à deux types de questionnements. Le premier tient à la fonction de l'ornement dans l'architecture, depuis ses lointaines origines jusqu'à l'orée du 20e siècle, et le second des liens existant entre ornement et politique en architecture. Ce petit ouvrage entend ainsi contribuer à une meilleure compréhension d'une part des enjeux de l'ornementation dans l'architecture antérieure à la modernité, et d'autre part de ceux en lien avec retour de l'ornement dans l'architecture contemporaine.
L'âge d'or qu'une aveugle tradition a placé jusqu'ici dans le passé est devant nous. " Autour de 1830, forts de cette conviction, les disciples de Claude-Henri de Saint-Simon se font les prophètes d'un nouveau monde où le progrès serait indissociablement spirituel et matériel. Ardents défenseurs de l'émancipation des femmes et du peuple, rêvant de couvrir la terre de chemins de fer, les saint-simoniens contribuent à donner forme à des projets, à des espoirs et à des mythes qui vont durablement marquer les sociétés industrielles. Ce livre retrace leur itinéraire ; il étudie les liens qui unissent raison, imaginaire et utopie au XIXe siècle.
Face à la transformation du territoire, l'histoire procure quelques repères permettant de resituer ses enjeux. Elle permet aussi de mieux comprendre l'incidence de la technique. Dans cette histoire de l'aménagement du territoire, les auteurs montrent comment l'espace français, sa cohésion mais aussi ses déséquilibres apparaissent comme les fruits de la construction d'un état moderne.
Résumé : Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.
Résumé : L'urbanisme, un plaisir ? Comment cette notion assez désuète peut-elle être associée au plaisir de faire la ville, à la modernité ? Comment la conjuguer à l'appétence pour toutes les disciplines, à la curiosité pour l'évolution des modes de vie et des modes de faire, l'invention sociale et technologique ? A travers l'action "Projet urbain" qu'elle a initiée, dirigée et animée au sein de l'administration en charge de l'urbanisme pendant près de trente ans, Ariella Masboungi a été un témoin privilégié d'une évolution favorable des pratiques dans ce domaine et d'une ouverture progressive à de nouvelles stratégies. Persuadée que la ville est la clé du développement durable, et que c'est en son sein que réside l'innovation, elle livre ici ses réflexions, ses convictions, ses "leçons" du projet urbain, n'ayant de cesse de s'inspirer de la diversité des expériences européennes, d'explorer, de capitaliser, de diffuser et, surtout, d'impulser de nouvelles directions pour construire une ville plus amène. Pourquoi tous les sujets de société conduisent-ils à l'urbanisme ? Par quels moyens peut-on produire des villes plus heureuses, équitables et stimulantes ? Comment enseigner le projet urbain et en transmettre le goût aux étudiants ? Que signifie "la fierté d'être fonctionnaire" dans le champ de l'action urbaine ? A travers les réponses ou les pistes esquissées, preuve est apportée que l'urbanisme de demain ne se fera pas sans une intelligence collective, à la fois attentive et ouverte sur le monde.
Résumé : Le 15 avril 2019, le spectacle de l'incendie de Notre-Dame de Paris émeut le monde entier. L'heure est aujourd'hui aux projets de reconstruction de son extraordinaire charpente et de sa flèche, entièrement détruites. Chef-d'oeuvre médiéval, la cathédrale n'en est pas à sa première réfection. Au début du XIXe, après deux siècles de dégradation continue, Notre-Dame voit son sort basculer. Viollet-le-Duc est alors chargé de sa restauration. Publié en 1856, la Description de Notre-Dame constitue un guide des différentes parties de la cathédrale et de l'ensemble de son appareil sculptural, tant extérieur qu'intérieur. C'est un vocabulaire précis et détaillé, enrichi, pour en faciliter la lecture et la compréhension, de dessins et de gravures de la main de l'architecte.
Dans l'univers sans fin des cartes, les cartes d'îles possèdent un charme tout particulier. Les deux mondes, des cartes et des îles, s'y croisent, laissant émerger des formes riches et colorées. Cinq artistes, collectionneurs, chercheurs ont formé le collectif Stevenson pour en explorer et en célébrer les beautés, les incongruités, les fantaisies autant que la précision et la finesse. De la mise en commun de leurs trésors cartographiques chinés, dénichés, inhumés et patiemment amassés, est né Mappa insulae. Les îles s'y montrent parfois dans leur isolement absolu, cerclées d'une épaisseur bleue qui les sépare du reste du monde ; parfois en archipel, éparpillées "comme autant de pépins crachés dans l'eau" ; parfois encore simplement suggérées, récifs tapis sous des noms calligraphiés sur les flots. De carte en carte, d'île en île, de pensées en poèmes, nous voilà embarqués pour une traversée érudite et insolite.